AFRIQUE. — MADAGASCAR
Un traité conclu en 1 862 avait même cédé à une compagnie de colonisation française, la magnifique baie de Diego-Suarez à la pointe septentrionale de l'île, supprimé toutes les prohibitions et aboli les droits de douane, tant à l'entrée qu'à la sortie ; mais à la suite d'une révolution de palais à laquelle les intrigues européennes n'étaient peut-être pas étrangères, et qui coûta la vie au roi Radama II, ce traité est resté sans exécution. Il a été remplacé en 1868 par une nouvelle convention qui garantit à la France le traitement de la nation la plus favorisée. La seule monnaie en circulation est la pièce française de 5 francs.
Les droits ordinaires perçus à Tamatave sont de 20 % de la valeur à la -ortie et de 10 •/<> à l'entrée, sauf les spiritueux qui payent 33 %. Les navires payent 0 fr. 62 1/2 par tonnpau de jauge et de 1 fr. 2-i par pied de tirant d'eau.
La France possède encore sur les côtes de Magadascar la petite île de Sainte- Marie, au nord de Tamatave; les îles de Nossi-Bë et Nossi-Comba, l'île Mayotte, une des Comores, dans le canal de Mozambique, au nord-ouest de Madagascar, et elle exerce sur le reste des Comores une sorte de protectorat.
Le commerce de ce petit groupe colonial s'élève à 3 ou 4 millions ; le sucre, la cire, les noix de coco sont les produits les plus importants et à peu près les seuls qui s'exportent; le café, le tabac, la vanille réussissent parfaitement à Mayotte et dans les autres îles du groupe des Comores.
Ces possessions françaises sont placées sous le régime de la franchise absolue.