‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 221 sur 1459 · NOUVEL LE- BRETAGNE · texte numérisé non relu

NOUVEL LE- BRETAGNE

(Entre 77° et 42° lat. nord, 60° et 140° long, ouest. 9 millions de kilom. carrés; 3,860,000 habitants.)

Situation et divisions. — La Nouvelle-Bretagne, bornée au nord par l'océan Glacial et la mer d'Hudson, à l'est par l'Atlantique, au sud par les États- Unis, à l'ouest par l'océan Pacifique^et le territoire d'Alaska, se compose de l'île de Terre-Neuve et de huit provinces qui se sont constituées en confédération sous le nom de Dominion of Canada, tout en conservant leurs lois et leur administration distinctes; ce sont : 1° l'île du Prince- Edouard; %° la Nouvelle-Ecosse; 3° le Nouveau-Brunswick ; 4° le Bas-Canada; 5° le Haut-Canada, pays où se concentre l'activité commerciale et industrielle; 6° le territoire de la Compagnie de la baie d'Hudson et le Labrador, vaste région couverte de forêts, de lacs et de neiges, et habitée par quelques tribus indiennes et quelques chasseurs européens; 7° le territoire de Manitoba au nord du lac Supérieur; 8° la Colombie britannique et l'île Vancouver que nous retrouverons en décrivant les pays baignés par l'océan Pacifique,

Productions et industrie. — Comme compensation à la rigueur du climat, qui du reste n'empêche pas toutes les cultures de l'Europe septentrionale, céréales, houblon, pomme de terre, lins, chanvres, plantes oléagineuses, de réussir jusqu'au 51 e ou 52e degré, la nature a donné à la Nouvelle-Bretagne d'admirables forêts, des prairies qui nourrissent des troupeaux immenses de moutons, de bœufs, de chevaux ; des pêcheries d'une richesse sans égale, des mines de cuivre (région du lac Supérieur ; du lac Huron, Ascot-Bolton, etc.), de fer, de plomb, d'or (Bas-Canada et Colombie), des carrières d'ardoises, des sources de pétrole, de nombreux cours d'eau précieux à la fois comme force motrice et comme voies de communication, et dont le plus considérable, le Saint-Laurent,

tributaire de l'Atlantique, sert de déversoir aux cinq grands lacs Ontario, Érié, Huron, Michigan et Supérieur.

Une population active, intelligente, sans cesse recrutée par l'émigration anglaise et irlandaise, mais où l'élément franco-canadien tient une large place (1,200,000), a rapidement développé ces ressources naturelles, multiplié les routes, les canaux, les chemins de fer, créé des forges, des scieries mécaniques, des fonderies de suif, des tanneries, des chantiers de construction et commencé le défrichement du sol, à qui il ne manque que des bras.

Ports et débouchés commerciaux. — Les principaux débouchés du commerce, sans compter les ports des grands lacs et des fleuves, Sherbroake, sur le lac Érié; Toronto, sur le lac Ontario; Kingston, sur le Saint-Laurent; OttaioctrCily, sur l'Ottawa, sont : Québec, sur le Saint-Laurent, à 547 kilom. de son embouchure (60,000 hab.); Montréal, à 258 kilom. plus haut que Québec (120,000 hab.); Halifax, (50,000 hab.), dans la presqu'île delà Nouvelle-Ecosse, Saint-Jean, dans l'île de Terre-Neuve, et Saint-John, dans le Nouveau- Brunsvvick.

Commerce. — L'intcrcourse entre la France et la Nouvelle-Bretagne, si l'on en excepte la pêche de la morue sur le banc de Terre-Neuve, qui met en mouvement de 300 à 500 navires français, ne dépasse pas 50 navires jaugeant 22 à 23,000 tonneaux, elle commerce varie entre 11 ou 13 millions, malgré la facilité des communications pendant la saison d'été, du mois d'avril au mois de décembre, et la sympathie qu'inspire le souvenir de la mère patrie aux populations franco-canadiennes qui parlent encore notre langue. Nos vins, nos liqueurs, nos eaux-de-vie, nos sucres, nos huiles, nos articles de Paris, nos soieries, nos livres, nos vêtements confectionnés, notre lingerie, rencontreraient des débouchés assurés sur les marchés de Québec, de Montréal et d'Halifax, tandis que les bois, les produits de la pêche, les laines, les cuirs, les métaux bruts, les huiles de pétrole, les potasses, fourniraient le fret de retour.

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