‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 222 sur 1459 · COLONIES FRANÇAISES DE SAINT-PIERRE ET MIQUELON. PÊCHE DE TERRE-NEUVE · texte numérisé non relu

COLONIES FRANÇAISES DE SAINT-PIERRE ET MIQUELON. PÊCHE DE TERRE-NEUVE

L'île Saint-Pierre et les deux Miquelon (210 kilom. carrés, 5,000 hab.), au sud de Terre-Neuve, sont l'unique débris de nos anciens établissements français de l'Amérique du Nord, et doivent toute leur importance aux pêcheries de Terre- Neuve, où la France a conservé le droit de pêche et dont Saint-Pierre est le quartier général pour les approvisionnements en sel, ustensiles de pêche, agrès, viandes salées, biscuits de mer, boissons et vêtements à l'usage des matelots, ainsi que pour les sécheries et la préparation du poisson.

La campagne de pêche s'ouvre ordinairement en mai et se termine en septembre. Presque tous nos ports de la Manche et de l'Océan arment pour la pêche de Terre-Neuve, et le nombre des bâtiments varie entre 300 et 450 montés par 40,000 à 11,000 matelots. Les produits flottent entre 12 et 14 millions.

Le gouvernement français accorde des primes d'armement qui s'élèvent de 30 à 50 francs par homme d'équipage, et des primes d'exportation pour les produits delà pêche qui montent de 16 à 20 francs par quintal métrique pour les morues de pêche française expédiées des lieux de pêche ou des entrepôts de France à destination des pays étrangers ou de nos colonies.

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