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AMÉRIQUE CENTRALE

L'isthme qui porte le nom d'Amérique centrale, et qui se termine par l'isthme plus étroit de Panama, doit au transit entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique une importance qui grandit avec le commerce et la civilisation. Son climat et ses productions ressemblent du reste à ceux du Mexique.

Il est divisé en cinq états indépendants :

1° Le Guatemala, sur les deux mers (1,195,000 habitants), qui a pour capitale Guatemala, et pour débouchés Yzabal, sur la mer des Antilles, et San-José, sur l'océan Pacifique ;

23 Le San-Salvador, sur l'océan Pacifique (435,000 habitants) ; capitale, San-Salvador ; ports principaux, La Union, la Libertadai Acajutla;

3° Le Honduras (350,000 habitants); capitale, Comayagua; ports, Omoa et Truxillo, sur la mer des Antilles, Amapala, sur le Pacifique.

Au nord du Honduras est située la colonie anglaise de Balize, entrepôt du

commerce des trois États que nous venons d'énumérer, et importante par ses

immenses forêts de bois d'acajou; 4° Le Nicaragua, sur les deux mers (300,000 habitants); capitale, Managua,

traversé par une route de transit qui rattache le port de Grey-Town sur la mei

des Antilles, à Saint-Jean du Sud, à Chinandega, et surtout à Corinlo, sur

1 océan Pacifique par la rivière Saint-Jean et le lac de Nicaragua;

5° Le Costa-RJca, sur les deux mers M90,000 habitants) ; capitale, Son-José;

traversé par une route de transit qui rattache le port de Limon sur la mer des

Antilles à celui de Punla-Arenas, sur l'océan Pacifique.

Le commerce total des États de l'Amérique centrale, sans v comprendre la colonie de Balize, flotte entre 420 et 130 millions, dont moins de 2 millions pour la France qui en tire des cafés, de la cochenille, des perles, des peaux brutes, des cacaos, quelques indigos, des bois de teinture et d'ébénisterie, et qui y renvoie

des vins et eaux-de-vie, des farines, des vinaigres, des outils, de la mercerie, des •toiles ou calicots, de la poterie et des lièges ouvrés (bouchons).

La langue usuelle est l'espagnol; l'anglais est compris dans tous les ports. Les transports sont difficiles et les routes peu sûres dans l'intérieur, où la population presque entière appartient à la race indienne. La construction de chemins de fer dans le Honduras entre Puerto-Caballos sur la mer des Antilles et la baie de Conchagua sur l'océan Pacifique; dans le Costa-Rica, entre Limon et Punta- Arenas, ou le percement d'un canal interocéanique dans le Nicaragua, projets qui semblent avoir des chances de succès, changeraient la face du pays et donneraient au commerce une activité jusqu'ici inconnue ,

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