‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 283 sur 1459 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

DICTIONNAIRE DES MARCHANDISES

Nous ne saurions avoir la prétention, dans un traité qui doit se borner aux notions les plus générales et les plus indispensables, de passer en revue toutes les marchandises, c'est-à-dire tout ce qui peut se vendre et s'acheter. La plupart des produits manufacturés, par leur immense variété, par les inventions qui viennent sans cesse en accroître le nombre et en modifier la fabrication, échappent môme à une simple tentative d'énumération. Chaque industrie exigerait un volume, et ce ne serait pas trop d'une bibliothèque tout entière pour suffire à cette revue de tous les produits de la nature et du travail.

Nous n'entendons ici par marchandises que les objets d'échange les plus usités, à l'état brut (tels que minerais, grains, laines), demi-brut (tels que fers et fontes, farines, fils de laine), ou présentant un certain nombre de types commerciaux, restreints et déterminés, qui se prêtent à une analyse presque impossible quand il s'agit des variétés infinies de la production manufacturière.

Les notions principales qui intéressent le commerçant sont, pour chaque classe de produits, le lieu de provenance et de vente, les dénominations appliquées aux différents types répandus dans le commerce, les falsifications et les moyens de les constater, le mode d'expédition et d'emballage, les tares et usages commerciaux, le régime douanier et les prix courants sur les marchés régulateurs.

Telles sont les notions que nous avons essayé de résumer d'après les documents les plus récents et les plus authentiques. Préoccupés avant tout du but pratique, nous avons écarté tout ce qui n'est que curieux pour nous borner à ce qui est nécessaire ; nous avons évité les termes scientifiques et préféré les dénominations usuelles, lors même qu'elles ne seraient pas d'une rigoureuse exactitude.

Enfin, pour faciliter les recherches, nous avons adopté la nomenclature par ordre alphabétique, sans nous faire illusion sur la valeur scientifique de cette méthode, qui n'a qu'un mérite, le plus important à nos yeux, celui de s'adresser à tout le monde et de ne pas exiger une étude préliminaire trop longue et des connaissances trop spéciales.

Pour un certain nombre de marchandises que nous avons englobées sous une dénomination générale, telles que Acides, Animaux vivants, Couleurs, Teintures, etc., nous renvoyons le lecteur au répertoire alphabétique placé à la fin de ce dictionnaire, et qui lui permettra de retrouver sans peine l'article où il est traité de chacun des produits qui ne seraient pas rangés dans le corps de l'ouvrage à leur place alphabétique.

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