‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 358 sur 1459 · fr. les 30 grammes · texte numérisé non relu

fr. les 30 grammes

Perse, Chine, Boukharie, Chili.

Paris, Lyon, Lille, Dijon, Rouen, Gand, Prague, Heidelberg, Nuremberg, Schweint'uTt.

Paris, Lyon, Leipsick.

USAGES COMMERCIAUX et

RENSEIGNEMENTS DIVERS

Le bleu de montagne se fabriquait autrefois avec un carbonate de cuivre naturel pulvérisé ; aujourd'hui on n' emploie plus que le bleu artificiel, combinaison de chaux ou de potasse et d'azotate de cuivre. Les cendres bleues circulent en pierres, en poudre ou en pâte ; on les mélange souvent avec de la craie.

Elles sont vénéneuses.

Les principaux minerais de cobalt, métal grisâtre mais qui s'oxyde facilement à l'air humide, sont le cobalt gris ou cobalt ine et le cobalt arsenical. Son principal usage est la fabrication des couleurs de cobalt.

On donne le nom de safre au minerai de cobalt pilé. Il circule en tonneaux de 250. à 6, kilogr.,. portant les mavquesFFS.PS et MF.

Les deux premières sortes sont toujours emballées dans de petites futailles.

Le smalt est un verre bleu provenant de la fusion du safre avec le sable quartzeux et le carbonate de potasse.

Les bleus, désignés dans le com-' merce sous le nom d'azur et de co-.> balt, ne sont autre chose que du smalt pulvérisé. Les principales variétés sont la poudre d'azur, qui sert surtout comme poudre bleue pour l'écriture (marques MBSO, MBS.I, MB S. II); les couleurs que l'on désigne, suivant la vivacité ds la teinte, sous les noms d'azur à un, deux, trois ou quatre feux :

(FFFFC.FFFC.FFC.FC), moyen commun (MC), ordinaire commun (OC),- etc., en barils, tare nette, — et les azurs à émail.

L'outremer naturel s'obtenait par la pulvérisation du lapis-lazuli; ce produit n'est plus dans le commerce.

L'outremer factice est une combinaison de soufre, de soude et d'argile àlumineuse; on l'obtient d'abord sous forme d'outremer vert, et sa couleur ne devient bleue qu'après un second grillage.

Le bleu Thénard est un aluminate de cobalt, dont les diverses qualités sont distinguées par les marques FPU.FUMU.OU.U'U». Il prend à la lumière des tons violets, inconvénient qui, joint à son prix élevé, l'a fait presque abandonner par l'industrie.

DICTIONNAIRE DES MARCHANDISES

MATIÈKES PREMIÈRES

et

COULEURS PREPAREES.

PRIX MOYEN

LIEUX

DE PROVENANCE

USAGES COMMERCIAUX et

RENSEIGNEMENTS DIVERS

Bleus de Prusse.

Bleu de Berlin fin.

Bleu de Paris (bleu Mi-

lori) , surfin.

Bleu pâle.

Bleu en pâte (pour la

peinture à la détrempe).

Berlin, Duisbourg, Paris, etc.

Le bleu de Prusse est un composé que l'on obtient en versant une dissolution de sulfate de fer dans une dissolution de prussiate de potasse. La beauté du produit dépend de la pureté des substances employées. Les bleus de Prusse circulent en masses irrégulières, d'un bleu sombre et de reflets cuivrés ; en pains, etc. ; les plus estimés sont les nuances les plus foncées. Les bleus pâles et même les bleus de Berlin sont mêlés d'alumine et quelquefois d'amidon.

Pourpre de Cassms

2fr. le gramme

La pourpre de Cassius, que l'on emploie dans la peinture sur verre et sur porcelaine pour obtenir des nuances roses, pourpres et violettes, est un stannate d'or (or, étain et oxygène) que l'on obtient en faisant dissoudre de l'étain dans de l'eau régale renfermant de i'or en dissolution.

Régime douanier. — Les couleurs non dénommées payent 5 °/0; les chromâtes de plomb, 13 fr.; l'outremer, 15 fr. et 15 LV. 65; les ocres broyées, 0 fr. 25; les terres de Sienne, d'Ombre, d'Italie, de Cologne, 0 fr. 50 ; les verts de Schweinfurt, de montagne, etc. . 5 fr.; les vermillons, 70 fr. ; le bleu de Prusse, 12 fr. 50; les carmins fins, 200 fr. ; communs, 25 fr. ; les noirs d'ivoire, 5 fr. ; d'imprimeur, 8 fr.; le noir d'Espagne et le noir de fumée, 1 fr. 20 les 100 kilog. ; les couleurs broyées à l'huile, 4 fr. (Id.); oxydes de pljmb et autres, exempts.

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