‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 415 sur 1459 · COURANT · texte numérisé non relu

COURANT

EMBALLAGES

CARACTÈRES DISTINCTIFS

à Marseille,

ET TARES

Exemptes de droits.

au Havre et à paria.

(Loi do 1866.)

ET USAGES

les 100 kil.

Coi.zA(,4w//,et«//.,Rapo,R.eps;

La graine de colza est ovale, de

esp. et Util., Colza).

couleur noirâtre, de saveur acre et alliacée. Elle pèse, nettoyée, de 65 à 70 kilogr. si elle est de bonne qua-

Indigènes, poids

lité (hectolitre). Les principaux

France.

net. De l'Inde et

marchés pour les graines indigènes

Hollande et Belgique.

Id.

de la mer Noire, \ sont Arras, Saint-Quentin, Douai,

Hambourg.

Id.

poids net, avec

Lille, Péronne, Rouen, Caen et

Russie.

tolérance de 4%;

Nancy. La graine d'hiver est la

Inde.

d'ailleurs, poids

plus estimée. A Nantes, les colzas

net.

se vendent à l'hectolitre de 65 kilogrammes.

La graine de cameline est petite,

Camei.ine (AIL, Leindotter).

Indigènes, poids

net, sans tolérance.

rougeâtre, de forme ovale, pèse 73 à 80 kilogr. à l'hectolitre et rend 35 % d'huile. On la récolte dans le

Nord, en Normandie, en Bourgogne,

en Alsace, etc.

Graines rondes, petites, noirâtres,

à pellicule mince, pesant de 60 à

68 kilogr. à l'hectolitre. La graine j

Navette (AIL, Kohlreps ou

Voir Colzci.

d'hiver est plus pesante et plus esti-

Lewat).

mée. Caen, Rouen, Nancy, Besançon et Lons-le-Saulnier sont les 1 principaux marchés pour les graines

indigènes.

(Anglais, Corns; allem. Getreide; esp. Granos; ital. Grani.)

Le commerce des grains est d'une trop haute importance et exige une expérience trop consommée pour que nous ayons la prétention de donner ici autre chose que des aperçus généraux, et qui ne sauraient remplacer la pratique et les connaissances personnelles plus nécessaires dans ce commerce que dans tout autre.

Blés ou Froments (angl., wheat; ail., Weizen; ilal., fromento; polonais, pszenica). — Les froments, la variété la plus précieuse et aujourd'hui la plus répandue des céréales, se divisent en blés tendres et blés durs, et, dans chacune de ces deux grandes divisions, on distingue les blés rouges et les blés blancs : les premiers donnant une farine plus compacte, les seconds plus estimés parce qu'ils rendent moins de son. Les blés bigarrés proviennent du mélange de plusieurs espèces. Les principales variétés de blés tendres propres à la fabrication du pain sont :

i° Les tuzelles ou touselles, caractérisés par l'absence ou le peu de développement des barbes et la faiblesse de la paille : (Tuzelle blanche dé Provence, de Narbonne et d'Afrique. Froments blancs de Bergues ou de Flandre. Richelle blanche de Naples, de Fouille et des Abruzzes. Froment blanc de Hongrie et du Banat. Blés blancs de Pologne. Froment de Saumur. Blé de Tunstall. Froment d'hiver rouge du centre et du nord de la France. Blé rouge anglais. Tuzelle rousse de Narbonne et de Provence. Richelles rouges de Naples. Froment d'Odessa (Guirka), de Bessarabie, d'AzofT, de Berdiansk, de Marioupol et de Galatz (rouge). Froments rouges et blancs du Levant (Roumélie, Enos, Tarsous, Salonique,. Kustendjé, Alexandrie.) Ges blés sont tous des froments d'automne.

Les froments de printemps les plus connus sont le froment de mars ou trémois de France, et diverses variétés du Levant, d'Italie, de Russie et des États-Unis;

2° Les saisettes, caractérisés par une paille plus forte et un épi plus coloré. (Saisette d'Arles. Siaise d'Agde et de Béziers. Froment barbu d'hiver et de printemps. Froments de Romagne, de Toscane, d'Ancône, etc.) ;

3° Les poulards à barbes développées, pailles dures, rendant beaucoup de son : (Blédettes du Languedoc, froment de Smyrne, etc.)

Les principales variétés de blés durs qui, par leur richesse en amidon et en gluten surpassent les blés tendres, mais dont la farine se pétrit difficilement, et que l'on emploie surtout à la préparation des amidons et des pâtes alimentaires sont : les aubaines de Sicile, de Naples, de Tunis, d'Algérie, de Roumélie, de Syrie, d'Egypte, d'Asie Mineure, d'Odessa et de Taganrog (Arnautka) , qui réussissent surtout dans les pays chauds ; les blés durs de Pologne, cultivés en Ukraine et dans les Principautés danubiennes qui nous arrivent par Galatz, Ibraïla et Odessa, etc.

Épeautre [angl., spelt; ail., spelz ou dinkel) est un blé dont la balle reste adhérente au grain et ne se sépare pas par le battage. On distingue le grand épeautre (blé amidonnier) et le petit épeautre ou blé locular, variété peu productive, mais qui donne une belle farine lourde.

Un bon blé doit peser de 78 à 80 kilogr. l'hectolitre; le grain doit être bien plein, sec, d'un goût légèrement sucré, sans odeur de moisi ni d'huile, ce qui indiquerait le commencement de fermentation ou une fraude consistant à passer le blé dans un crible enduit d'un corps gras pour lui donner du coulant et du luisant et en dissimuler l'humidité. Les belles qualités doivent être exemptes de poussière, de balle, de graines noirâtres, en un mot de tout mélange étranger.

On vient de voir, d'après ce qui précède, quels sont à l'étranger les principaux centres de production. Les blés d'Italie (Livourne, Naples, Palerme), du Levant (Salonique, Enos, Varna, Samsoun, Tarsous), d'Egypte (Alexandrie), de la Russie méridionale (Odessa, Taganrog, Berdiansk, Marioupol), des Principautés danubiennes, (Galatz, Ibraïla, Kalafat), du Banat, d'Algérie, et quelquefois d'Espagne et de Hongrie nous arrivent par Marseille; ceux de l'Espagne septentrionale (Santander), des États-Unis (Chicago, New-York et Boston), de Pologne, de la Russie du Nord, de l'Allemagne orientale (Dantzick, Kœnigsberg, Stettin), par le Havre. Pour les blés indigènes, les grands marchés régulateurs sont : dans l'Ouest, Nantes et Rouen; dans le Nord, Lille et Arras; dans le Nord-Est, Nancy; dans l'Est, Dijon et Lyon; dans le Midi, Toulouse, Bordeaux et Marseille, enfin Paris plus important encore pour le commerce des farines que pour celui des blés.

A l'étranger, Londres, Liverpool, Hambourg, Lubeck, le disputent par leurs immenses approvisionnements aux marchés des pays de production.

Usages. — Les usages varient suivant les marchés : à Paris, les blés se vendent à l'hectolitre 1,2 de 120 kilogr., poids brut en simple toile et comptant à moins de stipulation contraire ; la vérification du poids et de la mesure est aux frais de l'acheteur.

A Marseille, les blés se vendent à l'hectolitre ou à la charge de 160 litres, poids maximum et minimum fixé d'avance (125 à 129 kilogr. la charge pour les blés d'Odessa, 125 à 130 pour les Richelles, etc.). Chaque kilogr. au-dessous du maximum jusqu'à 2, donne lieu à une bonification de 1 fr. a l'acheteur; à partir du 3e kil., la bonification estde2 fr. par kil.; au-dessous du minimum, la marchandise peut être rejetée; l'excédant profite à l'acheteur. Les frais de criblage, de mesurage et de transport à quai sont au compte du vendeur. Le payement a lieu au comptant sous escompte de 1 ° 0, à l'entrepôt.

DICTIONNAIRE DES MARCHANDISES

Les ventes à livrer sont fermes, c'est-à-dire à dates fixes, ou à l'heureuse arrivée du navire ; on assigne un délai pour la désignation du navire et pour l'arrivée.

Au Havre, les blés se vendent au terme de 2 mois et 15 jours, par sacs de 200 kilogr.; à Nantes, par sacs de 80 kilogr. pour les froments de Saumur, de Paimbœuf, Pornic, Machecoul, Chalonnes, Saint-Florent, Erdre, Beauvoir et Bourgneuf, et de 78 kil. pourceux de Pont-Rousseau, mesurage aux frais du vendeur, pesage à bord aux frais de l'acheteur.

A Lyon, Dijon, Autun, etc., les ventes se font au quintal métrique; à Lille, à l'hectolitre.

Les variations du prix des blés suivant l'abondance des récoltes ne permettent pas d'indiquer de moyenne ; nous empruntons aux documents officiels du Bureau des Subsistances le tableau de la production et du prix moyen des froments en France depuis 1850 jusqu'en 1874 :

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