ANNÉES
(hectares).
(hectolitres).
par hectare.
de l'hectolitre.
13 hectol. 19 c.
M fr. 22 c.
Seigle (ail., Roggen; angl., rye). — Le seigle, dont les variétés offrent peu d'importance, pèse 70 à 75 kilogr. à l'hectolitre ; ses grains sont allongés, cylindriques et d'un gris terne. On l'emploie encore à la fabrication du pain dans quelques provinces du centre et de l'ouest ; mais ordinairement il n'entre dans l'alimentation que sous forme de méleil, mélange naturel de 2/3 de froment pour 1/3 de seigle. La distillation consomme des quantités considérables de seigles. La production moyenne en France varie de 23 à 26 millions d'hectolitres de seigles, et de 8 à 11 millions d'hectolitres de méteil. Nous recevons par Marseille des seigles du Danube et de la mer Noire ; ceux de Pologne, de Russie et d'Amérique arrivent plus rarement à Dunkerque et au Havre.
Les seigles se vendent à Paris à l'hectolitre 1/2 de 11a kilogr., à Marseille et à Nantes à l'hectolitre de 75 kilogr., dans les marchés du Nord et de l'Est aux 100 kilogr. Leur prix est toujours inférieur de 40 à 50 % à celui du blé.
Orge [angl., barley; ail., Gerste).— L'orge cultivée surtout en Champagne et en Lorraine pour la brasserie, la distillerie et la nourriture des animaux, en Bretagne pour les mêmes usages et pour l'alimentation humaine (18 à 20 millions d'hectolitres), pèse 62 à 65 kilogr. l'hectolitre. Nous recevons par Marseille des orges du Danube, du Levant, de la mer Noire, de la Syrie et d'Algérie. Les orges se vendent à Paris à l'hectolitre 1/2 de 100 kilogr., sur presque tous les autres marchés à l'hectolitre de 65 kil. ou au quintal. Les escourgeons, variété plus précoce, se vendent généralement 1 ou 2 fr. déplus parhectolit. que les orges ordinaires. Le prix de l'orge est inférieur de 50 à 60 c/0 à celui du froment.
Maïs [angl., turk°,y-corn ; ail., Welschkorn). — Le maïs, que l'on distingue en maïs jaune ou roux, maïs blanc et maïs rouge, noirâtre ou panaché,
est employé à l'alimentation des populations du centre, de l'est et du midi, sous forme de polenta ou de gaudes, à la nourriture du bétail, à la distillation, etc. Le Languedoc, la Bourgogne, les Landes en produisent, année moyenne, 8 à12 millions d'hectolitres. Nous en recevons en outre de Hongrie, des principautés danubiennes, d'Italie et d'Espagne par Marseille, des États-Unis par le Havre. Le maïs pèse de 67 à 70 kil. l'hectolitre, et se vend au Havre et sur les marchés de l'Est au quintal de 1 00 kilogr., à Marseille à l'hectolitre ou aux 240 litres de 130 kilogr. Blé noir (Sarrasin). — Le blé noir, qui se distingue en gros et moyen et qui pèse 65 kilogr. l'hectolitre, est cultivé surtout en Bretagne et dans le centre, où il sert à l'engraissement de la volaille et môme à l'alimentation humaine. Nantes est le principal marché. (Production totale : 40 à 12 millions d'hectolitres.) Avoine (angl., oat; ail., Hafer). — L'avoine, employée surtout à la nourriture des chevaux, du bétail et de la volaille, et plus rarement à la distillation, est une' céréale à grains noirs, rouges ou blancs, qui pèse de 43 à 50 kilogr. l'hectolitre. Les plus estimées sont celles de Bretagne, de Beauce , de Champagne, de Picardie, de Bourgogne, de Lorraine et de Languedoc. On en cultive beaucoup dans la région de Paris. (Production totale : 68 à 83 millions d'hectolitres.) Marseille reçoit des avoines du Danube, de Russie et du Levant ; le Havre, de Russie, de la Baltique et des États-Unis. L'avoine se vend à l'hectolitre, aux 1 00 kilogr. (Nantes, Marseille, le Havre), et au sacde 3 hectolitres réglé à 150 kilogr. à Paris. Millet. — Le millet, peu cultivé en France, n'y joue qu'un foie trèssecondaire dans l'alimentation : on l'emploie surtout à nourrir les oiseaux et la volaille. (Voir Graines fourragères.)
Farines [angl., meal ; ail., Mehl; esp., harina; ital., farina). — De toutes les farines, la plus riche en matières nutritives et la plus importante au point de vue commercial est celle du froment. Une bonne farine doit être blanche, douce au toucher, lourde, exempte de son et de gruaux; si on la presse dans la main, elle se pelote, au lieu de glisser dans les doigts comme du plâtre. Elle absorbe 30 à 33 % d'eau. Le goût de moisi, la fermentation , l'àcreté, doivent faire rejeter la marchandise.
La farine est l'objet de nombreuses falsifications ; l'emploi du microscope ou de la loupe de Raspail est le mode le plus simple pour les constater; mais ce procédé exige en outre des manipulations chimiques assez compliquées, et que nous ne saurions décrire ici. Nous renvoyons aux ouvrages spéciaux et à l'article Farines, du Dictionnaire des sciences, de MM. Privat-Deschanel et Focillon.
Usages. — Sur la place de Paris, les farines se vendent par sacs de l 50 kilogr. (farines 8 marques) toile perdue; par sacs de 101 kilogr. (type Paris) toile perdue, et par sacs de 159 kilogr. (farines de consommation) toile à rendre; payables dans la quinzaine ou dans le mois.
Sur les places de Lyon et de Dijon, les farines se vendent au sac d<s 125 kilogr. poids brut, avec 1 ou 2 mois de crédit.
Sur la place de Lille, au sac de 101 kilogr., toile comprise.
Sur la place de Bordeaux, aux 50 kilogr., par sac de 100 kilogr., comptant.
Sur la place de Nantes, au sac de 159 kilogr. pour les fleurs et la seconde qualité, de 125 kilogr. pour les farines en son, au comptant.
Sur la place du Havre, en sac brut pour net, tore perdue; en barils provenant d'Amérique (New-York, Saint-Louis, Chicago, Baltimore et Philadelphie) au baril de 98 à 100 kilogr., contenant 88 kilogr. de farine; au terme de 4 mois et 15 jours.
Sur la place de Marseille, par balles de 122 kilogr. 1/2 (Languedoc et autres de l'intérieur; tuzelles d'Aix ; de Marseille COS. GO.SR.RB, type de Marseille l,e et 2,; sorte. Minot de 1re, 2e et 3e qualité (TS.M.R.) franco en gare ou à quai ; au comptant, escompte
DICTIONNAIRE DES MARCHANDISES
• 1 %• Les repasses ou produit du 5ft blutage des résidus de la farine rame ou première mouture qui ont fourni successivement la feirine cô,la farine semblé, la farine recoupette et la farine résillon gros ou 2erecoupette, se vendent aux 100 kil., aux mômes conditions.
Le prix des farines varie nécessairement suivant la qualité et le prix des grains.
Les farines de seigle, d'orge, de maïs, d'avoine, etc. se vendent aux mêmes conditions que celles du froment
Les gruaux se préparent soit avec le froment, soit avec forge et l'avoine séchés au four, vannés et moulus de manière à obtenir des grains beaucoup plus gros que ceux de la farine ordinaire ; le prix des gruaux est toujours supérieur à celui des farines. Les plus estimés sont ceux de Bretagne (orge et avoine) et de Paris (farine de gruau de froment).
Régime douanier. — Avoine, maïs, orge, sarrasin, seigle et leurs farines et sons, exempts. (Tarifs conventionnels et tarif de 1878.)
Froment, épeautre, méteil en grains, 0 fr. 00 par ICO kilog., en farines, 1 fr. '20.