MIEL
{Angl, Honey; allem. Honig.)
Le miel, dont l'origine et la composition sont trop connues pour que nous crovions nécessaire de les rappeler ici, est l'objet d'un commerce assez considérable à Paris et dans plusieurs places du Midi. Le commerce français distingue deux qualités principales : les miels blancs, plus fins et plus estimés, et les miels rouges, de qualité inférieure. Les miels qui ont un ou deux ans de fûts sont sujets à fermenter et à s'aigrir, et sont désignés sous le nom de surannés.
On distingue encore le miel vierge, obtenu en exposant les gâteaux à la chaleur du soleil, et en laissant le liquide découler peu à peu, du miel de presse, qui contient presque toujours de la cire et dont la saveur est moins agréable.
Les miels circulent en fûts de contenances variables ou vases de terre de diverses grandeurs pour lesquels on accorde ordinairement la tare réelle.ou écrite. Cependant sur la place de Paris, la tare ordinaire pour les miels du Chili en barils de 90 kilogr. environ est de 10 %, et pour les miels de Bretagne en gros fûts de 300 à 350 kilogr., de 15 %• Escompte, 3 %.
Les principales variétés sont: les miels de Narbonne, surfins, fins et mi-fins, blancs, compactes et d'odeur aromatique (110-150 fr. les 100 kil.) ; les miels du Câlinais, blancs ou blonds suivant la qualité (80-1 25 fr.); les miels de Champagne, d'un jaune doré et généralement logés en vases de terre (80-90 fr.); les miels de
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Dordeauxet des Landes, plus ou moins bruns etde qualité médiocre (60-90 fr.); les miels de Bretagne, rougcàtres et d'une saveur particulière qu'ils doivent aux sucs du blé noir recueillis par les abeiiles (60 à 85 fr.)
Les miels de Grèce, d'Italie et d'Espagne arrivent rarement en France, bien que leur qualité soit supérieure à celle des miels français; il en est de même do ceux du Chili et de Cuba (60-4 20 fr. les 100 kilogrammes).
Régime douanier. — 10 fr. par 100 kilogrammes (tarif général).