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PLUMES

{Angl., Feathers; aJL, Federn ; esp., Plumas; ital., Piume.)

Les plumes se divisent dans le commerce en plumes de parure, plumes de lit et plumes à écrire.

Plumes de parure. — Parmi les plumes de parure les plus employées, sont :

1° Les plumes d'autruche, que l'on distingue en mâles et femelles blanches, 1-, 2e et 3- (470 à 800 fr. le kilogramme), petit-gris (60 à 80 fr.), femelles obscures et noir petit (40 à 45 fr.), et petit-souris étroit (12 à 23 fr.). Elles proviennent surtout du Soudan par les ports de l'Egypte et des États barbaresques ; de l'Afrique australe, par le Cap et Natal, du Sénégal; de la Perse, de l'Arabie, des Indes néerlandaises, du Pérou et de la Plata (vautour d'Amérique);

2° Viennent ensuite les plumes de marabout (cigogne marabout de l'Inde et du Sénégal) garnies d'un duvet frisé et d'une blancheur éclatante ou d'un gris cendré qu'imite imparfaitement le duvet de dinde blanc, de coq et d'autruche (de Buenos-Ayres, blanches assorties, 1 à 2 francs le gramme; non assorties, 0 fr. 50 à 0 fr. 80 le gramme);

3° Les plumes de cisoar ou émou (Indes néerlandaises et Australie), grises nuancées de noir et assez rares ;

4° Les plumes d'oiseau de paradis (Moluques, Bengale, etc.), lustrées et des nuances les plus variées et les plus éclatantes (blanches, 8 à 20 fr. le gramme; vertes, 6 à 4 2 fr. ) ;

5° Les aigrettes, ou longues plumes blanches, noires et cendrées prises sur le dos du héron mâle et en général des oiseaux de la famille des échassiers (Inde, Sénégal, Guyane, Brésil, Sibérie, etc.) (25 à 50 fr. les 30 grammes),

6° Les plumes de vautour, nom impropre sous lequel on désignait autrefois les plumes de l'autruche bâtarde de Buenos-Ayres (blanches non assorties, 25 à 60 fr. le kilogramme; blanches petites, 5 fr. 50 à 28; grises non assorties, 45 à 4"j fr.; grises petites, 4 à 47 fr.);

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7° Les plumes de coq, blanches ou de couleur, provenant de la France centrale ou du nord de l'Europe (10 à 40 fr. le kilogr.);

8° Les plumes de paon et d'un grand nombre d'oiseaux dont l'usage et la valeur varient avec les caprices de la mode.

Les plumes de parure circulent généralement en caisses et se vendent au poids net; les plumes dites de vautour ou autres, en balles, se vendent avec 4 °/„ de tare, cercles déduits.

Plumes de lit et Duvets. — Les plumes à lit sont des plumes d'oie, de poule, de canard, de cygne, fournies par la Normandie, la Gascogne et le nord de l'Europe. Les plumes d'oie d'Alençon sont les plus estimées. Les plumes vives, arrachées sur l'animal vivant, sont très-supérieures aux plumes mortes, sujettes à se corrompre et à prendre l'humidité. Les plumes à lit se vendent aux 50 kilogrammes, tare nette, et se payent 3 à 4 0 fr. le kilogramme.

Le duvet qui sert non-seulement à la literie mais à la parure, provient surtout de Yeider, qui vit dans les contrées septentrionales d,e l'Europe, de l'Amérique et de l'Asie (Groenland, Islande, Russie septentrionale, Sibérie), du canard tadorne, originaire des bords de la Baltique; du canard commun, du cygne, de Voie et de Yaulruohe, qui ne fournit qu'un duvet grisâtre et de qualité inférieure aux précédents. Le duvet se vend au poids, tare nette; le duvet 6'eider ou édredon, surtout celui de la femelle, vaut jusqu'à 50 fr. le kilogramme.

Plumes à écrire. — Les plumes à écrire, dont i'usage a été fort restreint par l'invention des plumes métalliques, proviennent surtout de l'oie et se préparent en France, en Allemagne et en Hollande. Elles se vendent au mille ou au paquet de 25 pièces, brûles ou apprêtées. Les plumes du canard, du cygne et du corbeau se vendent à la pièce (plumes à écrire, brutes, 2 fr. le kilogramme; apprêtées, 5 fr., suivant la Commission des valeurs).

Régime douanier. — Plumes à écrire et plumes de parure, exemntes (tarif a,énô,,^,\ Plumes à lit et duvets, 15 fr. lés 100 kilogr. (tarifs conventionnels); 20 fr. les 100 kilogr. (tarif général de I8"8).

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