S TENUE DES LIVRES EN PARTIE DOUBLE
Du Grand-Livre en partie simple.
13. On ouvre sur le Grand-Livre un compte, par doit et avoir, à toutes les personnes qui sont débitées ou créditées au Journal.
Ouvrir un compte à Paul, par exemple, c'est écrire sur le Grand- Livre, en haut des deux pages en regard, le nom de Paul, en mettant doit sur le feuillet gauche et avoir sur le feuillet droit.
Lorsqu'on a ouvert ainsi sur le Grand-Livre un compte à toutes les personnes qui figurent au Journal, on rapporte au doit ou débit de Paul tous les articles du Journal où il est dit : doit Paul, et à I'avoir ou crédit de Paul tous les articles du Journal où il est dit : avoir Paul.
Cette opération, que l'on continue pour tous les autres articles relatifs à Paul, Pierre, Guillaume ou autres, est ce qu'on appelle reporter au Grand- Livre.
C'est ainsi que se vérifie ce que nous avons déjà dit du. Grand- Livre, qu'il n'est qu'une copie du Journal faite dans un ordre diffèrent (5).
En effet, on n'y répète que ce qui a déjà été dit au Journal; seulement, tous les articles confondus au Journal, et sans autre ordre que celui des dates, sont reportés sur le Grand-Livre par ordre de compte.
Le doit ou débit du compte d'un correspondant présente tout ce qu'il doit; et le crédit ou avoir, tout ce qui lui est dû.
De cette manière on voit, au Grand-Livre, d'un seul coup d'oeil, au compte de Paul, par exemple, le tableau des affaires faites avec lui, tandis que les mêmes affaires étaient répandues et disséminées au Journal dans Tordre seul de leur date.