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DES ARTICLES COMPOSES

le négociant ne figure pas sous son nom propre, mais sous celui d'un des comptes généraux qui le représentent.

Des articles composés.

2ft. Il ne nous reste plus qu'à parler des articles composés qui, au premier abord, paraissent présenter plus de difficultés que les précédents, mais dont l'analyse conduit à reconnaîtte bientôt l'égale facilité.

Nous les appelons composés, parce qu'ils contiennent plusieurs articles simples.

Ainsi :

J'ai acheté à Paul une balle de laine, et je la lui ai payée comptant. . . fr. 1000

Voilà un article composé qui en contient évidemment deux simples:

1° L'achat d'une balle de laine à Paul; 2° le payement que je lui en ai fait en espèces.

On pourrait passer deux articles comme les précédents.

Le premier :

Marchandises générales à Paul fr. 1000 pour achat à lui fait d'une balle de laine 1000

Le second :

Paul à Caisse fr. 1000 pour payement à lui fait en espèces 1000

Mais on peut aussi passer écriture de cet article composé en un seul article au Journal, et dire :

Marchandises générales à Caisse fr. 1000 pour achat que j'ai fait à Paul d'une balle de laine que je lui ai payée comptant 1000

Cet article présente les mêmes résultats que les deux précédents : le compte de Mauchandises générales se trouve débité du montant de la balle de laine que je reçois ou qui entre; le compte de Caisse se trouve crédité de l'argent que je donne en payement ou qui sort. Quant à Paul, qui n'est ni débité ni crédité de 1000 fr., comme il l'a été dans les deux articles simples, il est évident qu'il ne lui est rien dû, et qu'il ne doit rien, puisqu'en échange de sa balle de laine il en a reçu immédiatement le prix; on peut donc regarder comme inutile de le débiter et de le créditer de la même somme de 1000 fr., ce qui, en matière de compte, s'annule et se balance.

Dans la série d'exemples qui vont suivre, nous avons adopté cette manière abrégée de passer écriture en un seul article de tout article composé, manière qui se résume en ces termes :

25. Quand il s'agit de passer écriture d'un article composé (c'est-à-dire renfermant l'achat ou la vente et son payement immédiat), il ne faut ni débiter ni créditer celui qui vend ou achèle, puisqu'il reçoit ou donne à l 'instant son prix; mais il faut seulement débiter celui des comptes généraux qui reçoit une valeur, et créditer celui des comptes généraux qui fournit la valeur donnée en échange.

Nous avons suivi souvent, dans ce traité, cette manière de passer écri-

ture d'une opération complexe par un seul article compose, au lieu de passer cette opération décomposée en plusieurs articles simples, non parce qu'elle est plus abrégée, mais parce qu'elle exerce à raisonner les propositions, et que par là on se fortifie sur les principes, ce qui est essentiel en théorie. Mais nous avertissons dès à présent que, dans la pratique, il est, en certains cas, préférable et même nécessaire de passer en plusieurs articles simples des articles composés.

Du Grand-Livre en partie double.

26. Nous avons déjà dit (13), à l'occasion du Grand-Livre en partie simple, qui diffère peu de celui en partie double, que ce registre n'est qu'une copie du Journal, faite dans un ordre différent; et que tous les articles inscrits au Journal dans Yordre de leur date doivent être reportés au Grand-Livre par ordre de compte.

Il faut donc ouvrir un compte (13) sur le Grand-Livre en partie double, non-seulement aux individus figurant au Journal, mais encore aux comptes généraux de Marchandises, Caisse, Effets à recevoir, Effets a payer et Perles et Profils.

Après quoi l'on reporte au Doit ou débit de chaque compte (particulier ou général) tous les articles dont il est débité au Journal, et à r Avoir ou crédit, tous ceux dont il est crédité.

De cette manière, le Grand-Livre, au compte de Paul, par exemple, est un tableau qui présente d'un côté, sur le feuillet gauche, au débit, tout ce que Paul doit, et de l'autre côté, sur le feuillet droit, à r Avoir ou crédit, tout ce qui est dû à Paul.

27. La différence du débit au crédit, appelée Soldet détermine ce que Paul doit en définitive, ou ce qui lui est dû.

28. Quant aux comptes généraux de Marchandises générales, Caisse, Effets a recevoir ou a payer, etc., puisqu'on a dû les débiter toutes les fois qu'on a reçu, et les créditer toutes les fois qu'on a fourni l'une des valeurs auxquelles ces comptes sont ouverts, il est clair que le débit de chacun sera Ventrée et le crédit la sortie.

29. Ainsi le débit du compte de Marchandises générales présentera les marchandises reçues ou entrées, et son crédit lés marchandises données ou sorties.

30. Le débit du compte de Caisse présentera l'argent reçu ou entre, et son crédit l'argent donné ou sorti.

31. Le débit du compte d'EFFETS a recevoir présentera les effets reçus ou entrés, et son crédit les effets donnés ou sortis.

32. Le débit du compte d'EFFETS a payer présentera les effets reçus ou entrés, et son crédit les effets donnés ou sortis.

Encore une fois, le débit de chacun de ces comptes généraux est Ventrée des marchandises en magasin, des espèces en caisse, des effets en portefeuille, et leur crédit en est la sortie.

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