PREFACE
C’est une œuvre superflue aujourd’hui que de chercher à démontrer les avantages des voies de communication et leur influence sur les progrès de la civilisation et de la richesse. Personne ne nie plus qu’il soit utile et bon de rapprocher les hommes leç uns des autres , de leur faire franchir les distances et plus vite et à meilleur marché, et de faire circuler à plus bas prix les ma-
Il ' PRÉFACE.
lières premières et les matières fabriquées.
L’agriculteur et le commerçant, le propriétaire et le manufacturier, tous y gagnent, sans qu’aucun <y perde. Un nouveau chemin , un chemin amélioré, sont toujours un bienfait. Parmi les créations du génie ou de l’activité humairje , il en est peu de qui l’on puisse dire , comme des voies de communication, qu’elles ne peuvent jamais être un mal.
Ces notions aujourd’hui ont pénétré et jeté racine dans le public ; à cet égard , il n’a plus rien à apprendre. Aussi, de toutes parts, Toit-on se manifester le plus vif empressement pour contribuer, chacun selon ses forces , à l’amélioration des routes et des chemins. La législature et l’administration , les conseils -généraux de départemens et les communes semblent à cet égard rivaliser d’ardeur. Heureux le pays s’il n’avait à être témoin que de luttes de ce genre!
Toutefois, cet élan général vers des perfectionnemens si nécessaires et si féconds se trouve trop souvent amorti par la même cause qui , au début, sembla devoir frapper de stérilité et d’impuissance, la loi sur l’instruction primaire. Nous voulons parler de l’absence d^hommes pratiques. Ici les pro-