TR^FACE
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fesseurs manquaient; là, les cantonniers, les commissaires-voyers font défaut. Combien d’hommes sont profondément pénétrés de Tutilité des routes ! Combien peu en savent encore diriger l’exécution !
Les lois anciennes sur les chemins vicinaux , tout imparfaites qu’elles étaient, mettaient , aux mains des maires et des préfets, des ressources dontquelquesadminislrateurs habiles et persévérans ont su tirer un parti qui étonne. Si l’on étudie leurs moyens de succès, on arrive cependant à s’en rendre aisément compte. Ils ont trouvé et formé desr hommes pratiques; ils ont appris et fait apprendre l’art de faire et d’enti elenir des rou^ tes. Quand vous rencontrez une bonne route, un chemin vicinal bien entretenu, soyez sûr qu’un bon cantonnier est là. Former, en France, de bons cantonniers, de bons cornmissaires-voyers , cela est aussi utile , aussi urgent , que de former de bons instituteurs primaires.
La loi nouvelle sur les chemins vicinaux ai augmenté les ressources applicables à la création ou au perfectionnement de ces voies de communication ; mais elle ne tiendrait aucu»
des avantages que l’on s^en promet, si l’adminislratioD, si les municipalités ne faisaient pas
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de grands et persérerans eflbrtspour formai le personnel à qui sera confiée la réalisation de la loi.
L’art du tracé et de rentretien des roules u’ofirc pas les difficultés dont quelquefois on semble vouloir Ventourer. Le nombre de préceptes qui en forment le fondement est restreint, et tous sont accessibles aux iuteUi» gences ordinaires ; il n’est pas besoin d’étits ingénieur consommé pour bien faire , pour bien entretenir une route.
Mais , s’il ne faut pas s’exs^érer les diffi« cullés du tracé et de Tentretien des voies pu* bliqucs, il faut aussi se garder de l’excès cou* traire, et ne pas croire que l’on puisse diriger ce geure de travail sans auame étude préalable. Pour reposer sih* des préceptes simples et peu nombreux , l’art du tracé et de l’entretien des roules a néanmoins ses exigences , qu’on ne viole pas impunément. Les administrateurs des deniers communaux do^ vent d’autant plus se pénétrer de celle vérité, que les ressources appliquées par les communes à leurs chemins sont généralement très- modiques j et que toute faute commise dans l’établissement ou l'entreticA d’une route se résout, en définitive, en gent.;
V&ÉFJkCZ. Y
Ce sont ces idées générales qui ont inspiré la cooceplion du Manuel des chemins vicinaux. Tiotre ouvrage a surtout pour but d'aider les administrateurs qui ont sérieusement à cœur le bien public , à former des cantonniers et des commissaires-voyers , en leur mettant entre les mains un livre élémentaire , où les notions de l'art du tracé et de l’entretien des routes, se trouvent présentées sans appareil technique , sans prétention scientifique.
Mais nous n'aurions accompli qu’une partie de notre tâche, si, à côté des notions nécessaires pour construire et entretenir les routes et les chemins, nous n’avions pas placé celles qui sont relatives à leur administration et à leur police.
Dans la première édition de cet ouvrage , le Code dès chemins vicinaux avait donc été joint au Manuel. Nous avions rassemblé et commenté les lois existantes, en cherchant également h tout dire sans longueur et sans prétention.
Mais , depuis cette première édition , une loi nouvelle a été rendue , et le ministre de l’intérieur vient de l’accompagner d’une Instruction qui n’est pas seulement plus développée que notre premier travail , mais qui