‹ Manuel et code d'entretien et de construction, d'administration et de police des routes et des chemins vicinaux résuméChapitre 43 sur 68 · INSTRUCTION RÉSUMÉE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION RÉSUMÉE

SLR LA COIVSTRUCTIOIV ET l’eNTRETIEN DES CHEMINS VICINAUX.

Largeur. Fossés. Talus.

Article premier. Le constructeur chargé d’ouvrir ou de réparer un chemin commencera par lui donner sur toute son étendue la largeur qu’il doit avoir. Il ouvrira des fossés dans les déblais , fera régler les talus ; il pourra même les consolider par des perrés lorsque ce sera néces* saire et possible.

Art. 2. Les réglemens fixent à 6“ la largeur des chemins vicinaux. On peut néanmoins ne leur en donner que 4 lorsqu’ils sont peu fréquentés. Mais alors il est bon de ménager à de courtes distances des emplacemens dans lesquels ks chars volumineux puissent se réfugier si des embarras de voitures avaient lieu. Ces emplacemens serviront aussi de lieux de dépôt pour les matériaux d’entretien.

' Art. 3. Les fossés servent à la lois à assécher le sol de la route et à le limiter. On leur donnera les dimensions suivantes.

Dans les terrains ordinaires :

Im (l’ouverture, 0“,33 de profondeur; O'I’jSj au fond.

Dans les terrains humides: ^

lm,50 d’ouverture; 0*«,50 de profondeur; au fond, '

Dans les terrains marécageux on est quelquefois obligé de les aire beaucoup plus grands.

Art. 4. Les talus auront les dimensions suivantes :

Dans la roche : Ya ^1^ base pour 1 de hauteur.

Dans les terres solides, 1 de base pour l de hauteur.

Dans les terres mobiles, ! '/a ou 2 de base pour 1 de hauteur.

\F orme du, profil.

Art. 5. Tout chemin en remblai doit être soutenu par deux talus. Tout chemin ou terrain naturel ou en déblai doit être bordé de deux fossés. Tout chemin U’acéà mi-cote, c’est-à-dire moitié en déblai , moitié en remblai , doit être soutenu par un talus du côté du remblai et bprdé par un fossé du côté du déblai.

Art. 6. La surface d’un chenTin doit être bombée vers l’axe et déprimée vers les bords, de manière à avoir la coiinguration dite en dos d’âne. La pente transversale doit être de 3 centiniètres par mètre. On adopte quelquefois d’autres dispositions , mais elles sont vicieuses.

De V empierrement.

Art. 7. Les chemins vicinaux doivent être empierrés sur toute leur largeur. Cependant, lorsqu’ils ^ont 6 mèues de large, on peut se

CONSTRCCTION ET ENTRETIEN DES CHEMINS. 2 i 7

contenter d’en empierrer S et laiser le fie en . terrain naturel. On aura ainsi d’un seul côté du chemin un accotement de 1 mètre, sur lequel on déposera les matériaux d’entretien.'

Nota. Lorsque le sol naturel est argileux, et qu’il se transforme facilement en boue, il ne faut jamais laisser l’accotement de Im, dont nous venons de parler, parce que la boue produite serait rejetée sur la chaussée et la salirait.

Il est bon de faire observer q-ie l’empierrement de ces accotemens se fait à très-peu de frais pour deux raisons :

D’abord il peut être plus mince que celui du milieu de la chaussée.

En outre , il s’use très-peu , parce que les voilures ne passent guè:e sur les bords de la roule.

Art. 8. L’empierrement sera établi sur un sol bien uni et ayant la configuration décrite à l’art. 6. Il aura 2.5 centimètres au milieu et 20 sur les bords. Sa surface sera bombée comme celle du sol sur lequel il repose. ,

Il lie faut pas, suivant un usage généralement adopté, faire l’empierrement plus mince sur le rocher que sur la terre. L’expérience prouve, en effet, que les empierremens assis sur le rocher durent très-peu; si on les faisait trop minces, la roche serait bientôt mise à nu et offrirait une surface dure et cahotanlc pour les voitures, inégale et glissante pour les pieds des chevaux.

Art. 9. Toutes les pierres qui présentent une résistance un peu grande à l’écrasement, donnent des empierremens passables. Mais les pieires siliceuses, telles que les grès, les granités,

les porphyres, sont préférables à toutes les autres, parce qu’elles résistent mieux à l’action successive de la gelée , de la pluie et du soleil , et que leurs débris étant sablonneux donnent peu de poussière en été et peu de boue en hiver.

. Art. 10. On ne doit jamais empierrer qu’avec des cailloux brisés à la masse ou au marteau, et ayant par conséquent des formes anguleuses. Les empierrcmens faits en cailloux roulés , à formes arrondies, sdnt toujours mauvais, parce que l’extrême mobilité de leurs élémens les empêche de se consolider.

Art. 11. Les cailloux très-durs doivent être cassés de telle sorte que les plus gros ipuissent passer à travers un anneau de 6 centimètres de diamètre. Pour ceux d’une dureté moindre, on peut adopter un diamètre de 8 centimètres , parce qu’ils se brisent plus vite sous l’action des roues et sous le piétinement des chevaux. On peut même dire que sur les chemins vicinaux ordinaires , qui doivent être construits et réparés à ,peu de frais , on peut se borner à atteindre cette dimension de 8 centimètres , quelle que soit l’espèce de cailloux employés.

Construction des chaussées neuves.

î Art. 12. Pour construire une chaussée neuve, on commencera par préparer le'sol , conformément à ce qui a été dit à l’art 8. On le recouvre ensuite d’une couche de cailloux de 8 ou '10 centimètres d’épaisseur qu’on abandonne pendant quelques jours à la circulation , en ayant aoin de réparer les ornières à mesure qu’il s’en

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