Gen., ch, XXEHIL, v, 10et s
Ruth, Moabite, femme de Mahulon, afin que je fasse revivre le nom du défunt dans son héritage, et que son nom ne s'éteigne pas dans sa famille parmi ses frères et parmi son peuple ; vous êtes, dis-je, témoins de ceci. Tout le peuple qui était à la porte, et les anciens, répondirent : Nous en sommes témoins *,”
Toutefois, dit Rolland de Villargues, certaines formalités suppléaient aux témoignages ou concouraient avec eux.
C’est ainsi que lors du marché dont nous venons de parler, le parent d’Elimélech ôta son soulier en signe de sa renonciation et de la cession qu'il faisait de ses droits !,
Avant leur séparation, Jacob et Laban érigèrent. un monument de pierres en témoignage de leur traité d'alliance 5.
Outre les signes qui accompagnaient les promesses, il y avait encore le serment, les imprécations : Jacob exige qu’Esaü confirme par le serment la vente de son droit d’ainesse , Chez plusieurs nations, les hommes s'obligeaient de cette manière et se soumettaient, en cas de parjure, aux peines les plus atroces.
Malgré le fréquent usage de la preuve testimoniale, les Hébreux :c servaient cependant quelquefois des écrits pour attester leurs conventions. Le livre de Tobie en offre trois exemples :
1 Une obligation : Tobie charge son fils d'aller chez Gabélus, de Ragès, au pays des Mèdes, pour toucher dix talents d'argent pour lesquels Ù avait une promesse entre les mains? ;
2° Un contrat de mariage, celui de
3 Ruth, ch. IV.
4, Roll, de Vill., loc, cit,