Michot, loc, cit., p. 6Let s
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se faisaient aussi ordinairement les conventions !,
Ainsi, ce fut à la porte d'Arbée, devant tous ceux qui s'assemblaient à la porte de la ville, qu'Abraham acheta la caverne du champ d'Ephron pour y enterrer Sara ?.
Ce fut aussi de la même manière, et sans qu'il intervint aucun écrit, que Booz exerça le retrait lignager de l’'héritage d’Eliméleck et qu'il contracta mariage avec Ruth. Le droit de retraire l'héritage et d’épouser Ruth appartenait au plus proche parent ; Booz n'étant point le plus proche parent, la renonciation de celui qui le primait fut constatée devant les témoins : “ Booz wlla done à la porte de la ville, et s'y assit et voyant passer ce parent, il lui dit en l'appelant parsonnom : Venezetasseyezvous ici... Et Booz ayant prisdix hommes des anciens de la ville, leur dit : Asseyezvous ici. Après qu'ils furent assis, il parla à son parent. qui lui répondit :
Je vous cède mon droit de parenté...
Or, c'était une ancienne coutume dans Israël, entre ïes parents, que sil arrivait que l’un cédât son droit à l’autre, afin que la cession fût valide, celui qui se démettait de son droit ôtait son soulier et le donnait à son parent : c'était là le témoignage de la cession en Israël.
Booz dit donc à son parent : Otez votre soulier ; et lui, l'ayant aussitôt ôté de son pied, Booz dit derant les anciens d'Israël et derant tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd’hui que j'acquiers tout ce qui à appartenu à Eliméleck, à Chélion et à Mahalon, l'ayant acheté de Noémi, et que je prends pour femme
1. Rolland de Villargues, Discours hist, sur l'institution du not., p. 5.—Danty, Traité de la preuve, p. 32