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D'après les données tirées du greffe Judiciaire de Québec, le plus ancien notaire de la capitale provinciale est donc M° Audouard, qui exerça de 1636 à 1663. M° Mautial Pirauhe (1639 à 1643) est l’un des trois plus anciens, Ce dernier unissait aux con naissances que Massé formula plus tard, un caractère très sociable et des talents d'agrément qui lui donnent un trait de ressemblance de plus avec nos notaires contemporains. M. Sulte ‘ rapporte qu'une tragi-comédie ayant été donnée à Québec, en 1640, à l’occasion de h naissance du Dauphin, qui fut plus tard Louis XIV, Piraube fit merveille Il était secrétaire de M. de Montmagny, le gouverneur, qui était le patron de la fête. ‘“ Je n'aurais jamais cru. bi dit le P. le Jeune 5, qu'on eût pu trou-à ver un aussi gentil appareil et de sh bons acteurs à Kébec. Le sieur Martilh Piraube, qui conduisait cette action ets
nage, réussit avec excellence.
L'un des plus anciens notaires de Montréal est Bénigne Basset (qui exergh de 1658 à 1699). Sous le titre de Ancien Montréaluis, M. Wm McLennan nous à donné de lui une excellente biographie, écrite avec beaucoup d'esprit, et pleine de renseignements intéressants f,
Nous ne pouvons résister au plaist d'en citer de courts passages ; not “egrettons de ne pouvoir la reproduire en entier.
M. de Maisonneuve a dû emmener lui-même le jeune Basset, alors qui n'était âgé que de quinze ans, et qui demeurait à Paris avec ses parents
3, Sur ce cernant l'ex ances qui ( autant que ci-après),
4. Hist, des Canadiens-Français, t. IE, p. 86. 5, Relation de 15140, p. 6.
6. On trouve cette étude uuns le Canada far çuis, vol. IT, p. 469 et suivants,
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Le greffe de Montréal manquait de
directeur. Il n'y avait pas encore de
notaire dans la colonie!, et personne n'avait le titre de greffier.
Nicolas Gastineau, le premier commis du greffe, était un excellent calligraphe, mais l'extrême laconisme de ses actes trahit
à peine quelque expérience légale ; et
ses successeurs Jean de Saint-Père et Lambert Closse? maniaient beaucoup plus facilemen t la rapière que la plume Le fait est que plusieurs des actes du temps sont rédigés par M. de Maisonneuve lui-même et entièrement écrits de sa main, le commis n'ayant fait qu'apposer sa signature,
“ Basset arriva à Montréal en 1654.
BII est probable que le jeune homme
entra tout de suite au greffe; en tout cas, il y fut nommé commis en 1657, prit charge du bureau, ouvrit un répertoire régulier et mit de l’ordre dans tous les documents.
“Il est difficile de déterminer quelles étaient les conditions requises pour être notaire à cette époque *. On voit que Basset signait déjà comme tel en 1658, n'étant pas encore majeur. Il est probable qu'il était notaire des seigneurs, et ne pouvait exercer la profession que dans la limite de leurs fiefs, car il ne reçut la commission de notaire royal que lorsqu'il eût atteint l’âge requis, c'est-à-dire vingt-cinq ans.”
1 Dans la colonie de Montréal. Ily en avait à fQuébec depuis une vingtaine d'années et plus,
2. Jean de Saint-Père et Lambert Closse, nomnés ici, sont évidemment les même: personnages dont les actes ont été déposés au greffe de Montréal, et qui sont mentionnés plus haut comme Jean Sainpère et L. Closs,
3, Sur ce point, comme sur tous les autres, con cernant l'exercice du notariat, on suivait les ordonauces qui étaient en vigueur en France, du moins-
autant que les circonstances le permettaient (V,
ci-après),