‹ Manuel général d'archéologie sacrée burgundo-lyonnaiseChapitre 37 sur 44 · IMITATIONS HEUREUSES · texte numérisé non relu

IMITATIONS HEUREUSES

EXEMPLES

Basilique de Saint-Paul, à Nîmes (règne romanobyzantin ) (1).

Chapelle de Saint-Martin , à la royale basilique abbatiale de Saint-Martin d'Ainai, à Lyon (règne romano-byzantin).

Eglise de Meximieux , au diocèse de Belley ( règne ogival) (2).

Eglise du Noviciat de Saint - Joseph , à Bourg, même diocèse (règne ogival) (3).

(1) Pourquoi M. Questel n*a-t-il pas construit le baptistère isolé des basiliques ?

(2) Cette église a été très récemment rebâtie dans les idées de l'école ogivale de la 3e période , avec des débris originaux heureusement utilisés , et avec des matériaux nouveaux , travaillés dans un goût et avec un sentiment de moyen-âge assez sentis.

(3) Un pieux monumentaliste dont le zèle rappelle les beaux temps de l'ère sacerdotale de l'architecture sacrée , un pontife qui a tenu aussi d'une manière distinguée , la plume de Tarchéographe , et qui vient de pratiquer les théories archéologiques, par une œuvre matérielle^

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Portions de l'église de Meursault , au diocèse de Dijon (règne ogival) (1).

Décoration fixe et meuble de la même église , la chaire surtout.

Restaurations partielles à l'église de N.-D. de Semur-en- Auxois.

La colonne-trumeau et son chapiteau, posée à la grande porte de l'insigne basilique collégiale de Notre-Dame de Beaune , au diocèse de Dijon (règne ogival), plutôt comme exécution que comme reproduction du genre.

Portions de la nouvelle façade de l'église de l'Hôpital- Général, à Dijon (règne de la Renaissance) (2).

Restauration générale de la basilique patriarchale des Machabées (Saint-Just) , de Lyon , (mélanges des règnes romano-byzantin et de la Renaissance) (3).

Basilique rurale de Villeurbane, au diocèse de Grenoble (règne romano-byzantin).

rielle , Mgr Dévie , enfin , est Tordonnateur de cette reconstruction faite à Bourg avec les débris de l'ancienne église des Jacobins. M. Tévéquc de Belley , vient de recréer pour ainsi dire ce beau temple détruit , en raccordant heureusement les lignes et les profils échappés aux spoliations révolutionnaires aux additions nouvelles, et en ajustant si bien, en mariant si harmonieusement l'œuvre actuelle aux débris originaux, que l'on croirait presque toute historique , la nouvelle église ainsi édifiée par un zèle digne de notre gratitude. Mgr Dévie avait, avant cette grande réédification , formé une délicieuse petite chapelle , avec les profils réunis de l'ancien temple : cette petite chapelle ne sera plus qu'un appendice à la grande église dont les piliers seuls sont de la première construction.

(1) Il y a quelques fautes légères dans cette réédification; mais d'après les explications que j'ai demandées à l'architecte constructeur , il parait qu'elles ont dépendu de la situation que lui faisaient les régions à conserver.

(2) Le couronnement du fronton est trop en l'air.

(3) Dans la frise , l'on a représenté les pontifes de l'église de Lyon honorés d'un culte public.

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Chapelle castralc de Sully , au diocèse d'Autun (règne ogival de la période de transition).

Chapelle castrale de Charency , commune de St-Didier, au diocèse d'Autun ^ du même faire que la chapelle domestique de Sully (règne ogival de la même période).

Montre de l'orgue nouvellement introduit dans la basilique primatiale de Saint-Jean-Baptiste, à Lyon (règne ogival).

Colonnettes récemment ajustées au clocher de l'église rurale de Curgy, au diocèse d'Autun (règne romanobyzantin).

En partie, la chaire portative du Grand-Hôtel-Dieu de Beaune , au diocèse de Dijon (règne ogival).

Chapelle de la maison centrale des Aliénés, à Dijon (règne ogival).

Eglise du 2^ monastère de la Visitation de Sainte-Marie, à Marseille (règne ogival). Je crois pouvoir citer ce monument comme une bonne reproduction de la phase riche du type ogival.

Décoration du baptistère, dans la basilique de St- Victor, de la même ville (règne ogival).

Croisillon septentrional de l'église cathédrale de Saint- Bénigne de Dijon (règne ogival).

Contre-retable delà chapelle des Trois-Rois dans l'église de Saint-Michel, à Dijon (règne de la Renaissance).

Pignon , la croix qui le couronne , les crosses qui en hérissent les deux arêtes , à la basilique catliédrale de St- Lazare d'Autun (règne ogival).

Portions des additions faites à l'église de Touches, au diocèse d'Autun (règne ogival) (1).

(1) Celte construction est très supportable et même bien orthograpbice , comme page d'architecture historique ; malheureusement elle pèche par un point important , la solidité.

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Chapelle du Christ, autel et contre-retable, dans la basilique de Saint-Paul, à Lyon (règne ogival).

Autel à l'apside mineure de droite , à St-Bonaventure , à Lyon (règne ogival).

La rose seulement à la façade de la basilique de Saint- Vincent de Chalon-sur-Saône (règne ogival).

Restaurations générales de l'église de St-Bonaventure , à Lyon (règne ogival).

Projet d'érection de la basilique de Sainte-Blandine , à Lyon (règne romano-byzantin).

Restauration de l'auvent et portion d'ornementation , au Grand-Hôtel-Dieu de Beaune (règne ogival).

Eglise rurale de Charbonnières au diocèse de Lyon (règne romano-byzantin).

Eglise rurale d'Ecully, id. (même règne).

Autel majeur, table de communion, lambris du chœur, blasons de la maîtresse-voûte , dans la basilique patriarchalede Saint-Nizier , à Lyon (règne ogival).

Projet d'achèvement de la façade de la même basilique, en conservant l'œuvre de la Renaissance , par Philibert Delorme (règne ogival).

Chapelle de Saint-Louis-de-Gonzague, dans la même basilique (règne ogival).

Chapelles des saintes Philomène et Blandine, dans la même basilique (règne romano-byzantin).

Chapelle de l'hôpital de Nuits, au diocèse de Dijon (règne de la Renaissance).

Nouvelle église rurale de Saint-Rambert-l'Ile-Barbe , au diocèse de Lyon (règne romano-byzantin).

Nouvelle église rurale , au pied de la montagne de Collonges-sur-Saône, même diocèse (même règne).

Plusieurs détails d'ornementation, à la basilique patriarchale de St-Just àLyon , maître-autel de la même basilique (règne romano-byzantin et de la Renaissance).

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Projet de façade pour la basilique de Saint-André-le- BaS; à Vienne^ au diocèse de Grenoble (règne romanobyzantin).

Ajustement et feneslrage de deux croisées quoiqu'un peu raides , à la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Beaune.

Clocher de l'église cathédrale de Notre-Dame de Grenoble (règne romano-byzantin).

Une baie dans les dépendances de l'église rurale de Prissey, au diocèse de Dijon (règne ogival).

Petites additions à la coupole de la basilique de Saint- Paul, à Lyon (règne romano-byzantin).

Flèche de Notre-Dame d'Auxonne , au diocèse de Dijon ( règne ogival) .

Ostensoir de Saint-Just , à Lyon ( règne de la Renaissance.

Plusieurs tombeaux des cimetières de Loyasse et de la Madeleine 5 à Lyon (règnes romano-byzantin , ogival et de la Renaissance ).

Raccord de l'œuvre nouvelle avec les régions anciennes, dans labasilique cathédrale dé Saint- Apollinaire, à Valence (règne romano-byzantin).

Peintures exécutées à la voûte apsidaire de la basilique primatiale de Lyon (1).

Piédestal , copie du puits de Moïse , d'une croix rogatoire, dans lejardindel'Hôpital-Généralde Dijon. — Cette copie est déjà un peu ancienne. La croix plus récemment exécutée qui la surmonte , n'est pas plus heureuse comme reproduction de style historique.

(1) L*on a arrêté ce genre de restauration , parce qu'il y a des gens qui ne raisonnent ni l'emploi ni Texclusion de la peinture dans les églises. Cependant elle n'était que la reproduction des couleurs encore visibles que mit le moyen-âge sur les nervures et les clefs de voûte. — L'on reproduisait, l'on réveillait les tons d'une manière servile.

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Ce qui se fait de plus merveilleux et de plus grand en ce moment^ en fait de reproductions monumentales du type chrétien historigue, c'est la basilique de St-Paul-hors-les- Murs^ à Rome^ réédifiée dans le style romano-byzaptin que représentait le temple incendié. Déjà les deux croisillons et l'apside sont achevés et livrés au culte : les travaux de la nef, que j'ai visités tout dernièrement, marchent avec une grande activité à la voix de S. S. le pape Grégoire XVÏ, dont tant d'admirables travaux d'art marqueront le pontificat.

En général, en fait de restaurations dans le caractère historique, quand on a mieux que le rigoureusement supportable, l'on doit s'estimer heureux. — Les quelques exemples que je viens d'offrir de monuments religieux ou édifiés de toutes pièces, ou restaurés partiellement, ou restaurés radicalement, ou objets de raccords , de soudures et d'additions, ne sont pas tous aussi satisfaisants les uns que les autres. Nos architectes. modernes ont pénétré plus ou moins profondément dans le génie, l'esprit, le sentiment de l'architecture virile du moyen-âge ou de l'architecture séculière et déjà bourgeoise de la Renaissance.

La basilique de Saint-Paul, de Nîmes, érigée de toutes pièces par M. Questel , est une œuvre pleine de virilité et d'inspiration, d'un effet tranquille et religieux comme les monuments authentiques du temps ; c'est la plus calme et la plus grave, la plus juste et la plus consciencieuse reproduction du type romaoo-byzantin de la phase progressive. Assez loin de cette belle réalisation moderne , viendra se placer la basilique de Sainte-Blandine , que M. Dardel va bâtir à Lyon, dans la presqu'île Perrache. Bien qu'il y ait un peu d'afféterie dans cette dernière , quelque confusion dans les détails, quelques dispositions hétérogènes qui prouvent que l'architecte a voulu innover et marier ses propres idées à l'austérité historique des formes romano-

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byzantines ; bien qu'il ne se soit pas identifié autant que je le^ désirerais avec le génie de ce type si solennel et si grave, toutefois (1) ces deux basiliques seront, l'une dans l'extrême midi, l'autre aux limites de la France méridionale, desmodèles de constructions romano-bizantines modernes. MM. Questel, Lassus, et Arveuf, de Paris; MM. Dardel et Benoît, de Lyon; MM. Raphaël Flacheron et Dupasquier, dans la même ville ;M. Marnotte, à Besançon ; M. Violet-Leduc, M. Petit, à Dijon ; M. Reynaud, à Avignon , etM. Phal, à Auxonne, aiment l'architecture historique, la comprennent, et la réalisent quand ils ont à la reproduire. — Ce qui a été fait à Munich, dans notre siècle, prouve victorieusement que l'on peut encore aujourd'hui reproduire aVec bonheur le faire romano-byzantin et le faire ogival, et que le sens du moyen-âge n'est pas éteint Malheureusement, les architectes modernes sont épris d'un amour exclusif et souvent peu éclairé pour les deux dernières phases du type ogival ou pour la Renaissance, et ils s'attachent à les reproduire d'une manière plus ou moins fidèle, même quand ces styles ne sont point indiqués, même quand ils taillent en plein drap. Pourquoi ne pas s'inspirer de la phase sévère? — C'est qu'il est plus aisé de jouer la science dans la fioriture que de l'appliquer dans les mâles et fermes dispositions d'une reproduction du style austère.

(1) J*ai donné le dessin de celle église de M. Dardel.

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