IMITATIONS MALHEUREUSES
EXEMPLES
Contre-retable de l'autel et détails d'une chapelle dans les dépendances de l'apside collatérale à droite du spectateur^ à la basilique de Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône (règne ogival).
La vierge posée sur la colonne-trumeau ^ à la grande porte de Notre-Dame de Beaune (règne ogival) (1).
Basilique patriarchale de Saint-Irénée-sur-la-Montagne, à Lyon (règnç romano-byzantin).
Chaire à prêcher dans l'église rurale de Cui^ , au diocèse d'Autun (règne ogival).
Chapelle de Ste-Philomène^ dans l'église de Villefranche, règne ogival.
Chaire^ baptistère ^ chapelle du Sacré-Cœur, dans la basilique primatiale de Lyon (réalisations hybrides se rapportant aux règnes ogival et de la Renaissance).
Chaire, banc d'oeuvre, ornementation de la chapelle de la Sainte-Vierge, à la basilique cathédrale d'Autun (règne ogival).
Maître-autel, chaire à prêcher de l'église de Brou, au diocèse de Belley ( règne ogival ).
Plusieurs additions à la basilique d'Ainai, àLyon (règne romano-byzantin ) .
Clocher de l'église cathédrale de Belley (règne ogival).
(1) Cette statue manque de proportions et de dignité. Rien en elle n'est moyen-âge , ni pose , ni expression , ni même exécution.
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Chaire de la basilique de Saint-Maurice de Vienne, au diocèse de Grenoble (règne romano-byzantin) (i).
Chapelle à l'église de Charolles, au diocèse d'Autun (règne ogival).
Chapelle domestique de Bligny-sous-Beaune, au diocèse de Dijon (règne ogival).
Restauration de l'église de Saint-Ëtienne, à Roanne, au diocèse de Lyon (règne ogival) .
Clocher et façade, moins la rose, de la basilique de St- Vincent de Chalon-sur-Saône ( règne ogival) .
Croix rogatoire domestique, auPuy, commune de Sully, au diocèse d'Autun ( règne de la Renaissance).
Banc d'œuvre dans l'église cathédrale de Dijon ( règne ogival) (2).
Ornementation dans l'église rurale de Saint-Desert, au diocèse d'Autun (règne ogival).
Intérieur de l'église rurale de Sassenay, au diocèse d'Autun (style hybride).
La porte de la crypte de la basilique de Saint-Nizier , à Lyon (règne romano-byzantin) .
Quelques détails et régions de la basilique de St-Paul , à Lyon (règne romano-byzantin).
Plusieurs de ces imitations peuvent être considérées comme de véritables parodies , parmi lesquelles il ne faut point tout-à-fait comprendre l'intérieur de l'église de Sassenay, dont le style de restauration ne se rapporte à aucune période déterminée de l'art, et, par conséquent,
(1) Feu Tarcbitecte PoUct , auteur de celte chaire , s'abusait singulièrement sur le mérite de son œuvre ; ce n*est ni un ambon , ni une chaire , c'est un meuble manqué , tout de marbre blanc , et sculpté avec talent.
(2) Ce banc d'œuvre remonte à l'époque impériale ou aux premières années de la Restauration.
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doit être appelé hybride, mais réalise toutefois le gracieux, qui est beaucoup en architecture. — Je n'ai pas parlé , dans ces exemples de créations ou raccords malheureux , du petit temple déjà cité dans cet ouvrage, de religionnaires , de Besançon , dont la façade moderne a été conçue avec la prétention d'une imitation de l'architecture sacrée historique (règnes ogival et de la Renaissance mêlés), parce que les temples protestants sont des maisons dont je ne dois ni ne veux m'occuper. — Du reste, cet oratoire protestant rappelle trop cruellement le vandalisme qui a détruit le beau monument catholique préexistant, l'église du Saint-Esprit. C'était un édifice du type romano-byzantin transitionnel, du plus haut intérêt : ses curieux chapiteaux et ses précieuses peintures murales ont disparu et ne revivent que dans les beaux souvenirs dessinés ou peints de M. Marnotte.
Il ne nous reste qu'à indiquer rapidement les riches cabinets d'antiquités du moyen-âge, des villes de Lyon et de Vienne, existants aujourd'hui, et que les monumentalistesnovices visiteront avec fruit, pour y étudier les objets de détail, les bijoux, les costumes ecclésiastiques, les meubles sacrés, les vases des diverses époques du moyen-âge et de la Renaissance.
A Lyon :
Cabinet de M. Comarmond, docteur en médecine.
Restes du cabinet de M. Didier Petit. ( Crucifix etc.)
Collections de la ville, aux musées du Palais St-Pierre.
Cabinet de M. Thierriat, peintre.
Cabinet de M. Trimolet, peintre.
Cabinet de M^lc Jeanne Dubuissou.
Cabinet de M. Dupasquier, architecte.
Cabinet de M. Raphaël Flacheron-, architecte.
Cabinet de M. Dupré, peintre.
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Cabinet de M. Perrin , docteur en médecine.
Cabinet de M. Lambei^t.
Antiquités bibliographiques de M. Léon Cailhava.
Antiquités bibliographiques de M. Coste, conseiller honoraire à la cour royale.
Antiquités bibliographiques de la grande bibliotlièque de la ville et de la bibliothèque du Palais-des-Arts.
Antiquités bibliographiques de M. Bréghot du Lut.
Antiquités bibliographiques de M. Alfred de Terrebasse. A Vienne :
Cabinet de M. Mermet aîné.
Cabinet de M. Delorme, bibliothécaire.
Collections de la ville , au musée.
Nous avons cru devoir citer quelques musées publics et particuliers» parce que si c'est dans les monuments seulement que Ton doit étudier l'archéologie sacrée, c'est dans les collections particulièrement que l'on retrouve aujourd'hui une foule d'objets qui seraient bien mieux à leur placé dans les édifices religieux pour lesquels ils furent faits , mais qui 5 dispersés par le vent révolutionnaire , ont été recueillis par les amateurs et conservés , avec un pieux respect , pour l'histoire de l'art.
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