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SURFACES

Un grand espace trop subdivisé se rapetisse; Un petit prend de la grandeur par la division.

Dans les plafonds , les caissons doivent être moins multipliés que dans les voûtes, parce que la siipeificie des premiers présente moins d'étendue que celle des seconds. Mais c'est aussi la grandeur de l'édifice qui décide de cette proportion. Un grand tout doit avoir de grandes parties.

Les moulures ont été inventées pour enlever la crudité abrupte des arrêtés d'angles solides, et des enfoncements et saillies perpendiculaires.

La variété des surfaces est une qualité fondamentale de l'architecture. Une surface plane juxtaposée à une surface courbe fera toujours bon effet; l'art trouvant toujours dans les contrastes de puissants moyens de plaire.

Les surfaces sont ou plates ou courbes et terminées par des lignes régulières ou non.

Les surfaces décoratives p eiivent toujours être considérées géométriquement, dans les constructions de tous genres et dans tous les objets à l'usage de l'homme. A ce propos, nous rappellerons ici les formes invariables prim.tives de la géométrie, la Loule, le cylindre et le cône comme typefe générateurs (1) auxquels on comparera toutes les surfaces courbes qu'on veut étudier et embellir, sans oublier la boule ovale (forme de boudin), la boule ovoïde, ayant un gros et un petit bout; et nous verrons que tous les meubles et ustensiles k notre usage ornés par l'industrie, n'en sont que des applications plus ou moins modifiées par l'art. Ces formes mêmes, une fois saisies par cela même qu'elles sont simples, conduisent à l'intelligence des formes plus compliquées.

Le cercle, le carré, le triangle, mis en mouvement sur des axes produisent les apparences des trois corps ronds. Les corps composés de surfaces plates sont la pyramide ou tétraèdre à quatre triangles équilatéraux et les prismes ou polyèdres d'un nombre indéterminé de surfaces.

Le poli , le ])rillant des surfaces , leur variété et leurs formes jouent un très-grand rôle dans la décoration.

Le mat des surfaces dans la sculpture est une condition indispensable à la vue distincte de l'ensembJe et des détails de la forme. Les terres cuites, les biscuits , les marbres non polis font toujours bien au point de vue décoratif. Les statues à surfaces polies, laissant miroiter la lumièri*, sont d'un aspect maigre; l'orfèvrerie matte est

H) Voir la Géométrie artistique , f vol. in-8. 2 iv.

préférable pour la représentation de la figure humaine; les reflets poli métailiiiue peuvent égayer certains détails, pourvu (;u'on n'en fasse pas abus.

La considération de la variété des surf n< es fouri.il dnns Tameublement les plus heureuses ressources d'oppositions. Les éloflés de soie ou de satin damassé, aux reflets chatoyants et riches, employées en rideaux, font admirablement valcir les meubles garnis de velours ou de tapisserie.

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