‹ Manuel général de la peinture à l'huileChapitre 15 sur 85 · EXEMPLE · texte numérisé non relu

EXEMPLE

La terre d’Italie naturelle,

La terre d’Italie brûlée.

Les ocres brûlées qui donnent des rouges.

La sienne naturelle brûlée.

Les bruns rouges,

Le rouge de Venise,

Rouge de mars,

L’orangé mars,

LÉVIGATIOIV

> couleurs toutes inaltérables.

Le broyage de certaines substances se fait dans un mortier à sec avec le pilon pour les obtenir en poudre impalpable, soit à l’eau sur un glace dépolie et à la molette ; cette opération se nomme lévigation.

On relève les couleurs broyées à l’eau avec un couteau d’acier, de corne ou d’ivoire; ces deux derniers méritent la préférence car certaines matières sont altérées par le couteau d’acier ou de fer.

On les met en petits tas appelés trochisques et on en laisse évaporer l’eau. Ayez le plus grand soin d’empêcher la poussière de tomber sur les couleurs en toutes occasions.

Parmi les outils nécessaires à la bonne préparation des couleurs, il faut un porphyre ou plaque carrée et polie de cette matière, posée sur une table carrée bien calée et horizontale ; mais un grand carreau de marbre poli ou un caillou de mer est aussi bon. L’essentiel est la dureté et l’homogénité du grain. Un plateau de glace dépolie avec soin, est du reste, un équivalent, enchâssé dans un cadre de bois plat dont l’épaisseur désaffleure de peu la surface de la glace. On peut, au

besoin, broyer sur une pierre de rémouleur bien planée et grenée.

La molette ou broyon est un caillou, scié et bien aplani en forme de poire, dont la base circulaire est un peu arrondie vers le bord. On en aura de plusieurs grosseurs et même en corne pour le broyage des matières délicates et les moins dures à écraser.

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