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DES MELANGES LES PLUS USITES POUR PEINDRE LA FIGURE

Il est impossible de donner aux personnes qui commencent la peinture des règles certaines dont on ne doitjamais s’écarter,

cela arrive seulement pour les sciences exactes; mais, dans tout ce qui tient aux arts, dans l’étude des langues même, à côté des règles sont toujours de nombreuses exceptions; cependant, les indications générales que nous allons placer ici, et qui se trouvent dans tous les manuels de peinture, ces indications, disons-nous, doivent nécessairement servir dans les cas généraux; c’est à l’élève d’y apporter les modifications nécessaires pour les cas particuliers.

Pour les carnations, les tons jaunâtres lumineux se font d’un mélange d’ocre et de blanc avec une pointe de cinabre.

Dans les tons rouges on emploie les couleurs calcinées ; lorsqu’il s’agit de tons de chair très-colorés, on y fait l’adjonction d’un peu de laque.

Arrivé aux demi-teintes, on mélange les tons lumineux dont on vient de se servir avec les ocres, les terres et l’outremer.

Pour les reflets, on se sert des mêmes couleurs, en y joignant le ton de l’objet reflété; pour achever les ombres, on ramène en les modelant, les couleurs dont on s’est servi dans les demi-teintes.

Les couleurs qui suivent se font presque invariablement avec les mélanges que nous indiquons pour les draperies.

Le blanc. — Les ombres des étoffes ou draperies blanches se font avec le blanc, le brun de Prusse et l’outremer , modifiés avec les ocres ;

Les parties claires, avec le blanc, les ocres et une addition de laque ;

Les demi-teintes, avec les couleurs dont on a fait les ombres, en y ajoutant une forte dose de cobalt, ou, ce que nous préférons en toute chose, d’outremer;

Les reflets, avec les tons composant l’ombre et la lumière, modifiés par la couleur de l’objet reflété.

Le bleu. — On en compose les ombres avec le bleu de Prusse, la sienne brûlée, une pointe de laque et du blanc, suivant que la teinte que vous voulez obtenir doit être plus ou moins vive;

Les parties claires se font avec le blanc, l’outremer, le bleu de Prusse et une pointe de laque;

Les demi-teintes, en se servant de la coulear dont on a fait

les ombres, avec addition de blanc et un peu plus de laque;

Les reflets, avec l’ocre et le blanc, modifiés par la couleur de l’objet reflété ;

Les lumières, avec les mêmes tons employés pour les parties claires, seulement on doit y mettre moins de laque.

Zerose. — Les ombres du rose se font avec les laques et un peu de brun de Prusse.

Les parties claires, avec le blanc, les laques et une pointe d’ocre jaune ;

Les reflets, avec les mêmes couleurs, en j faisant dominer le jaune et la couleur de l’objet reflété.

Le violet. — Les ombres du violet se composent avec le bleu de Prusse, les bleus et les laques;

Les lumières, avec le blanc et les laques ;

La partie claire, avec les laques, les bleus et les blancs;

Les demi-teintes et les reflets se font avec les mêmes couleurs, en leur adjoignant un peu d’ocre;

Les lumières, avec les laques, l’outremer et le blanc.

Le rouge. — Les ombres du rouge se composent avec la terre de Sienne calcinée, le noir d’ivoire et les laques;

Les parties claires, avec le vermillon, un peu de laque ;

Les demi-teinies et les reflets, avec les laques et le cinabre ;

Les lumières, avec le vermillon mélangé d’un peu de laque et de blanc.

Le jaune. — Les ombres du jaune se font avec le brun de Prusse et les terres de Sienne;

Les parties claires, avec un mélange d’ocre jaune et de blanc;

Les demi-teintes et les reflets, avec les mêmes couleurs, en y ajoutant une pointe de brun rouge et un peu de sienne brûlée ;

Les lumières, avec l’ocre jaune et le blanc.

Le brun. — La couleur brune se fait avec du brun de Prusse, du noir, du brun rouge et de la sienne brûlée;

Les parties claires, avec les mômes couleurs, auxquelles on ajoute du blanc ;

Le demi-teintes et les reflets, avec les mêmes encore, dans lesquelles on ajoute un peu d’ocre jaune ou d’ocre de ru ;

Les lumières, avec le même ton qui a été employé pour les parties claires.

Le vert. — Les ombres du vert sont un composé de brun de Prusse, de jaune et de bleu ;

Les lumières se font avec les bleus, les jaunes les plus brillants et parfois un peu de blanc : lorsque c’est un vert clair dont on a besoin, on n’y fait entrer que les jaunes et les bleus clairs pour les demi-teintes et pour les reflets.

Le noir. — Les ombres du noir se font avec le brun de Prusse, le noir et une adjonction de laque ;

Les parties claires, avec les mêmes couleurs, auxquelles on ajoute du bleu ;

Les demi-teintes elles reflets se composent des mêmes couleurs, en y ajoutant du blanc, du jaune clair et du brun ;

Les lumières se forment d’un mélange de blanc et de bleu, de noir et de laque.

Quant aux glacis, nous avons dit qu’ils se composent avec des couleurs transparentes, telles que les terres, les laques et les bleus, et qui se posent en terminant.

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