‹ Manuel général de la peinture à l'huileChapitre 70 sur 85 · TERRE A PIPE · texte numérisé non relu

TERRE A PIPE

Argile plastique d’un gris foncé dans l’état naturel et qui devient d’un beau blanc quand on l’expose au feu auquel elle

résiste fort bien. Son nom lui vient de l’emploi qu’on en fait en Hollande ; elle sert aussi dans la confection des pots de verrerie, dans la fabrication des creusets et des faïences dite terre anglaise. Mêlée à la colle de peau elle servait jadis à blanchir les buffleteries de l’armée.

On pourrait l’employer pour impression de peinture à l’huile étant une substance inaltérable à l’air.

Une partie d’orge dans six parties d’eau trempée plusieurs jours jusqu’à gonflement de l’orge, on passe ensuite et on emploie le liquide.

Leblanc d’os calciné collé fortement avec la décoction d’orge, de la terre de pipe et du savon, font un excellent blanc pour pastel, qui servirait très-bien comme dessous absorbant les huiles pour la peinture.

Terre orange de combat (versant méridional du Mont-Blanc), espèce d’ocre d’un orange vif, douce, fine et onctueuse au toucher, se broie parfaitement à l’huile et à la gomme, est d’un très-beau ton. Elle renferme une certaine dose de plomb à quoi il faut attribuer sa teinte brillante. Employée par les peintres de Genève.

La terre de Perse est une ocre analogue à celle qu’on trouve dans le commerce sous le nom de rouge Indien.

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