C.rosse caisse
Chapeau chinois .
Chef de inusi(|ue .
1 paire. ... i paire,
Telle est la combinaison que M. Wiepreclit appelle une pyramide acoustique. Nous y voyons figurer encore les liautbois, les bassons et les contre-bassons (balyplions et contre-bassons), bien que les Allemandsse soient aperçus depuis longtemps que ces instruments, d un si précieux usage pour produire certains effets dans un orchestre ordinaire, sont au moins inutiles, sinon déplacés, dans un orchestre de musique militaire, toutes les fois que le cadre du personnel ne permet point de les employer en proportion convenable. Au leste, il est bien rarequ on en lencontie maintenant dans les corps de musique de l’Allemagne; et nous tenons de source certaine que les chefs de régiment même, qui, par esprit deioutine, ou par tout autre motif, regrettent de n’en plus avoir, sont cependant d’avis qu’il est extrêmement difficile de foimer de bons exécutants sur ce genre d’instruments, et que, d ailleurs, eut-on les meilleurs exe-^ cutants du monde, l’effet qu’ils produiraient n’en seiait ni meilleur ni plus considérahle, tant que le chiffre arrêté par les règlements ne permettra point de les admettre en nombre suffisant. M. Wiepreclit n’est point un partisan quand même de la famille des hautbois et des bassons; loin de la, il déclare tout le premier que ces instruments sont peu propres à déployei' de la vigueur en plein air, et, s’il les a conservés dans son modèle d’oi*ganisation, c’est qu’ils donnent, selon lui, une signification artistique plus élevée à la musique d’infanterie. Cette opinion, nous la partageons entièrement, et nous admettons que ces instruments, par les ressources qu’ils offrent au compositeur et la variété qu’ils répandent dans la sonorité des masses, ont une grande valeur artistique; mais nous voulons aussi qu’on soit en mesure d’en tirer bon parti, et qu’on règle le tout en conséquence; c’est-à-dire qu’on les renforce de telle sorte qu’ils puissent lutter avec avantage contre une immense majorité de timbies écrasants, et contre le fracas de la bande turque; car autrement ils resteront toujours dans les musiques militaires à l’état de mythe; de manière à motiver, par ce caractère mystérieux et sacré , la vénération toute particulière que ceilaines gens ont pour eux. Quoi qu’il en soit, pour le présent ou pour l’avenir, des tentatives de M. Wiepreclit, et des résultats que sauront amener sans doute le zèle, l’expérience et l’habileté de cet artiste distingué, nous ne doutons pas que des modifications impoi tantes ne soient bientôt apportées à la musique militaire des Prussiens. Sous un roi vraiment éclairé,