‹ Manuel general de musique militaireChapitre 122 sur 229 · RÉGIMENTAIRES · texte numérisé non relu

RÉGIMENTAIRES

Mus mues d in fan tenir.

1 petite flûte en ut.

1 petite clarinette en mi liéinol. *

14 grandes clarinettes en si bémol omnitoniqnes (1''^ et 2'’*].

2 clarinettes-basses recourbées en si bémol, avec pavillon de cuivre (système

Sax).

2 saxophones.

2 hautbois (modèle allemandj.

2 bassons (avec pavillon de cuivre).

2 cornets à trois cylindres.

2 trompettes à trois cylindres (système Sax).

4 cors à trois cylindres.

1 jietit saxhorn en mi bémol.

2 saxhorns en si bémol.

2 saxhorns en mi bémol (alto).

5 saxhorns-basses en si bémol, à trois ou quatre cylindres, saxhorns-contre-basses en mi bémol.

1 trombone à cylindres (système Sax,.

2 trombones à coulisses.

2 o|)hicléides.

■> hommes pour la batterie,

Total : 55 e.xeeutants.

Musiques de cavalerie.

2 trompettes d’harmonie.

4 trompettes à cylindres (système Sax).

2 petits saxhorns en mi bémol.

7 saxhorns en si bémol (i solo, 3 premiers et 3 seconds).

2 saxhorns en la bémol j , ,

' pour remplacer les cors.

2 saxhorns en mi bémol )

2 saxo-trombas.

2 cornets à pistons.

I trombone à trois cylindres (système Sax).

3 trombones à coulisses.

3 saxhorns en si bémol (baryton) à trois cylindres. 3 saxhorns-basses en si bémol, à quatre cylindres. 3 saxhorns-contre-basses en mi bémol.

Total : 36 exécutants.

Selon l’avis de la commission, les régiments de ligne et de réserve pourraient adjoindre à la composition ci-dessus un timbalier, lequel jouerait de la caisse claire lorsque les troupes seraient à pied.

Musiques de chasseurs.

6 trompettes à trois cylindres (système Sax).

6 petits saxhorns en mi bémol.

12 saxhorns en si bémol.

6 saxhorns en mi bémol (alto).

6 saxhorns en mi bémol (basse).

Total ; 36 exécutants.

Soit par compagnie :

I trompette à cylindres (système Sax).

LIVKE DEUXIEME.

1 petit saxhorn en rni bémol.

■i saxliorns en si bémol, i saxhorn en tni bémol (alto).

1 saxhorn en si bémol i^bassej.

Total : 6 exécutants.

Pour ce qui est des fanfares, la commission décida à l’unanimité qu’il faudrait supprimer tous les clairons et trompettes d’ordonnance, attendu que ces instruments sont totalement défectueux; elle proposa en consé- (juence de remplacer les premiers par des saxhorns, et les seconds par des trompettes (système Sax). Les clairons d’ordonnance ne peuvent guère servir qu’aux signaux; ils n’ont que cinq ou six notes, et, à les considérer meme comme instruments de signal, ils manquent de sonorité. On ne saurait en aucun cas surtout songer à en faire des instruments concertants. D’ailleurs rien n’est plus monotone que leur sonnerie. Quant aux biigles, ils sont presque tous horriblement faux. M. Ad. Sax, pour remédier à ces inconvénients , a construit des saxhorns et des trompettes d’ordonnance, au moyen desquels il deviendra facile de jouer des duos, des trios ou des quatuors, selon que deux, trois ou quatre musiciens se trouveront réunis. L’instrument, dans son état normal, sert aux signaux; mais si l’oîi y adapte une petite pièce avec cylindres, que le chasseur ou le cavalier porterait dans un étui, l’artiste se trouve tout à coup en possession d’une assez vaste étendue chromatique, c’est-à-dire qu’il peut obtenir alors de trente h trente-cinq sons différents, au lieu de n’en avoir que cinq à six au plus. Cette ingénieuse disposition n’est pas non plus d’une médiocre importance par rapport à la solidité; car, n’obligeant en aucune façon à tenir les cylindres constamment adaptés à l’instrument, elle laisse la faculté de les en distraire à volonté, pour le service des casernes et pour la transmission des signaux, et de serrer alors cette pièce dans un étui, où elle esta l’abri de tout accident; bien plus , l’instrument à l’état naturel , étant soprano ou contralto, cette pièce peut être disposée de telle sorte qu’il devienne instrument ténor ou basse; et, par ce moyen, on est toujoursà même de réaliser un quatuor complet. D’un autre côté, rien n’empêcherait d’adjoindre à volonté les saxhorns d’ordonnance à la masse des autres instruments, j)Oui‘ grossir l’ensemble, et, de cette manière, on obtienrlrait un effet grandiose et colossal,

Inexpérience ayant démontré qu’il n’y avait aucune exagération dans l’ensemble des qualités attribuées par M. Ad. Sax aux instruments perfectionnés d’après son système, et que ceux-ci réalisaient bien réellement tous ces avantages, et possédaient même en outre un éclat, un volume et une portée de son , qu’aucun des instruments anciens ne saurait offrir, la commission déteimina unanimement qu’ils devaient être adoptés, à l’exclusion de tous autres, pour les fanfares et pour les signaux, conformément à ce qui vient d’être dit précédemment.

Afin d’obvier au surcroît de dépense qu’allait nécessiter l’augmentation du personnel des musiques militaires , ainsi que la juste rétribution accordée aux quelques gagistes qu’elle proposait de rétablir, la commission pensa qu’il était indispensable d’augmenter les allocations consaciées à l’entretien de chaque musique. Elle faisait remarquer, pour appuyer sa demande, que les 9,000 fr. accoidés jusqu’ici aux régiments d’infanterie pour cet objet, seraient à peine suffisants à leurs besoins, et qu’il était impossible que les 2,5oo fr. alloués à la cavalerie pussent jamais subvenir à tous les frais exigés pour l’entretien d’une bonne musique d’instruments de cuivre. Les accidents occasionnés par les mouvements violents du cheval dans la cavalerie, et par les fatigues de la marche dans l’infanterie, nécessitent des réparations ou même des renouvellements si fréquents, que jamais dépense ne fut mieux justifiée. La commission, prévoyant le cas où l’on s’en tiendrait au chiffre actuel pour les musiques d’infanterie, reconnut qu’une pareille somme pourrait suffire à la rigueur, moyennant qu’on procéderait avec économie; mais, à fégard de la cavalerie, elle déclara qu’il y avait urgence à porter l’allocation annuelle de .2,5ooà 5, 000 fr. Elle jugea pareillement qu’il conviendrait d’accorder une première mise de fonds à chaque musique, soit 2,000 fr. pour les régiments d’infanterie et 3,000 fr. pour les régiments de cavalerie. On ferait servir ces sommes à l’achat de nouveaux instruments, en même temps qu’on ordonnerait de vendre les instruments anciens, ou bien de les déposer au domaine (i).

(1) La commission pensa que les fonds imputables aux musiques de cavalerie pourraient

être prélevés sur le produit de la vente des fumiers , d’un rapport si considérable en tout temps.

Page 1