‹ Manuel general de musique militaireChapitre 124 sur 229 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

lalion du peisonuel des musiques, il suffisait d’avoir égard à celle considération, qu’au moment du combat les musiciens de celle arme fia cavalerie) deviennenl parlie aclive aussi bien que les autres milllaires, puisqu’ils peuvent, si le cas l’exige, mettre le sabre à la main comme eux.

L’ensemble des dispositions principales fixées par la commission, el dont quelques-unes avaient élé puisées dans une excellente note que M. le colonel Gudin avait lédigée pour la circonstance, fuient encore complétées et soutenues à l’aide de quelques décisions accessoires, dont l’importance pouvait être facilement appréciée.

Après avoir indiqué les moyens de faire entrer à l’avenir, dans nos musiques, des artistes distingués, et de les y fixer en les attacliant à leur profession, il convenait de rechercher le mode le plus avantageux pour recruter les simples musiciens; or, trois mille cinq cents enfants de troupe, élevés dans les corps aux frais de l’État, ne semblent-ils pas la pépinière naturelle des instrumentistes de régiment? Il est vrai que pour mettre ces jeunes organisations en état de produire tous les fruits qu’elles lecèlent en germe, il faudrait déployer à leur égard une sollicitude en quelque sorte maternelle, suivre avec soin leur éducation, sui veiller attentivement leur carrière, et par tous les moyens possibles bâter leurs progrès. Il faudrait, par exemple, que quinze cents enfants au moins fussent placés dans plusieurs gymnases musicaux, créés à cet effet dans les principales villes de France, où il existe déjà des succursales ou des écoles de musique, comme Paris, Lille, Strasbourg, Metz, Lyon , Marseille et Toulouse. C’est dans de pareils établissements que ces enfants recevraient à peu de frais une bonne instruction musicale, à laquelle il conviendrait sans doute d’annexer quelfjues cours d’enseignement primaire. Ils y trouveraient en outre les soins matériels et les idées morales que les corps sont quelquefois dans l’impossibilité de leur fournir. Chaque gymnase pourrait être placé sous la direction d’anciens chefs de musique , et fart musical y serait enseigné par des artistes déjà établis dans la localité. De celte manière, il y aurait toujours, pour la foimation des coips , abondance d’excellents musiciens. Ceux d’entre les élèves des gymnases departenjenlaux qui auraient montré une aptitude particulière, seraient envoyés au gymnase musical supérieur (celui de la capitale), où ils viendraient apprendre la composition, et faire toutes les éludes nécessaires [)Our étie en droit dépasser

aSo MANUEL GÉNÉRAL DE MUSIQUE MILITAIRE.

cliefs de [iuisi(|ue. Telles étaient les vues de la commission relaliveujent au

moven

d’utiliser, au piofitdes musiques regimentaires , 1 avenir des enfants de troupe. Cependant, comme il se pouvait, par differents motifs difficiles à prévoii', (|u’une jiareille mesure n’obtînt point la sanction du minislie, la commission se contentait de demander, le cas ecbeant, (pion engageât du moins les enfants de troupe à suivre la cari ière pour laquelle ils avaient été élevés, en leur promettant en retour, et en leur accordant en effet une position avantageuse et bien rétribuée aussitôt leur eniôlement. La commission saisit ensuite l’occasion d’exprimer sa pensée sur l’étude du cbant choral. Elle déclara cpTelle adhérait pleinement à cette institu lion, et qu’elle la considérait, non-seulement comme un élément moial propi e à exciter le courage et à dévelopj)er les sentiments généreux chez le soldat, mais encore comme un puissant auxiliaire pour activer les piogrès des élèves musiciens destinés à former les musiques de régiment. Elle conclut en conséquence au maintien d’une règle si efficace, de même (pi’à sa stricte et rigoureuse application.

Plusieurs autres questions vinrent, en dernier lieu, provocjucr la sollicitude de la commission. Ainsi il lui parut convenable que les chefs de musi([ue ne fussent admis à exercer cet emploi qu’après avoir subi un examen devant un jury composé de la section de musique de l’Institut, qui se l’éunirait deux fois par an pour cet objet. En même temps qu’elle offrirait des garanties pour la capacité des chefs, une pareille mesure ne man- (juerait pas sans doute de donner à ceux-ci une valeur et une influence considérables dans leurs corps. La commission affiinia qu’il serait également nécessaire d’exiger cpie les candidats eussent acquis une certaine force d’exécution sur un instrument solo^ quel cju’il fût. Elle admit enfin que tout individu, élève d’un gymnase militaire, ou tout autre même, pourvu qu’il remplît les conditions re(|uises, serait apte a passer chef de music[ue.

I.a commission proposa en outre de fonder un bon journal de musicpie, en lapport avec l’organisation nouvelle, et fournissant un choix périodique de marches , pas redoublés et autres morceaux, composés par des artistes compétents. Pour rendre cette publication vraiment utile, elle demandait ([lie les régiments fussent tenus de s’abonner à ce journal , et (jue les musiques fussent invitées à exécuter de préférence les compositions qu’il cou-

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