‹ Manuel general de musique militaireChapitre 125 sur 229 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

lieiulrait. ce (jui , avait-elle soin crajouler, les inellrait complètement à l’abri des pioductions souvent médiocres , et (|uel(|nefois fautives, (pii forment anjourd’bni leur l épertoire , et (jui sont généralement rœnvre de chefs de musique incapables.

l.a commission jugea (ju’il était nécessaire d’introduiie un métronome par musi(pie, afin (|ue l’on pût exécuter les compositions dans le mouvement voulu, c’est-à-dire, conformément aux intentions de l’auteur, et pouique le pas fût aussi réglé d’une manière invariable. Elle émit également le vœu qu’on pi escrivît l’adoption d’un diapason fixe en si bémol , conforme an modèle qu’elle présentait , démontrant que cette mesure donnerait la possibilité de réunir et de faire jouer ensemble simultanément deux ou un plus giand nombre de musiques, suivant que l’exigerait la circonstance.

La commission pensa qu’il serait aussi foi t utile d’avoir dans l’infanterie des boîtes ou étuis en bois poui- les instruments fragiles, notamment pour les clarinettes. Au reste, la commission était d’avis d’adjoindre à cbacjue musicpie un facteur spécial, commis à la réparation des instruments à mesure qu’ils se détéiioi eraient , et chargé de les entietenir tous en bon état de service et de consei vation.

La commission demanda que le système par elle proposé fût rendu obligatoire pour toutes les musiques de l’armée, cette mesure lui paraissant indispensable pour éviter les fraudes et l’achat de mauvais instruments, <jui sont souvent introduits dans les corps par l’ignorance ou la cupidité

de quebjues facteurs, ainsi qu’elle avait déjà eu l’occasion de le faire remarquer au commencement de son rapport. Enfin, la commission pria le ministre de vouloir bien ordonner qu’il fût immédiatement procédé à l’organisation des trois musiques modèles, d’après le nouveau système.

En résumé, elle proposa :

I® De rétablir quel(|ues gagistes;

D’augmenter le peisonnel des musiques;

V De modifier lacomposition et l’organisation des musiques niilitaiies, comme il a été indicpié ci-dessus;

4“ D’ado[)ter, pour les signaux et les fanfares, des sax- bonis, en lemplacernent des claiions d’ordonnance; et des tromjiettes (système Sax) , en remjilacement des Irorrqieltes ordinaires;

5*^ De votei’ une première mise de fonds, tant pour les musiques d infanterie que pour celles de cavalei ie;

6^’ D’augmenter l’allocation annuelle pour les musiques de cavalerie;

D’améliorer la position des artistes musiciens;

8^ De tii er le meilleur parti possible des enfants de troupe, [mui‘ reci u-

ter les musiques militaires ;

qO 7^0 1^0 recevoii' aucun chef de musique qu apres un examen piealable ;

lo*" De fonder un bon journal de musique militaire, en rapport avec l’organisation nouvelle, et d’inviter les chefs de musique a taiie executer de préférence les compositions que ce journal publierait;

11° D’ordonner l’introduction d’un métronome dans chaque régiment;

De pr escrire pour chaque musique l’usage d’un diapason fixe en s/ bémol, conforme au modèle présenté ;

i3° D’adopter des étuis en bois, dans l’infanterie, pour les instruments fragiles ;

D’adjoindre un facteur d’instruments à chaque musique;

1 5° De rendr e le nouveau système obligatoir-e pour toutes les musiques de l’armée ;

i6° De procéder immédiatement à l’organisation de trois musiques modèles d’après le nouveau système.

Telles étaient les conclusions du r appor t que nous avions rédigé au nom de la commission. En prenant connaissance de ce document , M. le maréchal ministi'e de la guerre put se convaincre que la commission avait parfaitement rempli les obligations que sa tâche lui imposait, et que, pour arrivera ce résultat , nulle précaution, nul essai, nulle expérience, n’avaient été mis par elle en oubli , et n’avaient échappé à son zèle et à sa sollicitude. En effet, non contente de s’étre fait présenter les modèles d’instruments français ou fabr iqués en Fr ance, produits d’une invention récente ou de perfectionnements nouveaux, elle voulut examiner en outre les instrumentsde fabrication étrangère, notamment les instruments venus d’Allemagne, et tous ceux , en un mot , dont l’usage s’est le plus nouvellement répandu de nos jours dans les principaux pays de l’Eur’ope. Après avoirscrupuleusement étudié le mécanisme de chacun de ces instruments et en avoir apprécié les résultats à l’audition, elle établit entre eux des cornpa-

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