‹ Manuel general de musique militaireChapitre 135 sur 229 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

> sax-horiis en si bémol , à quatre cylindres. ^ sax-horns- contre-basses en w/bémol.

Total : 4o-

« il seia ultérieLiiement statué à l’égard de la tiiusique du i 5^^ l éijiiueut « d’artillerie, pontonniers (i). m

-Nous ne doutons pas que plusieurs décisions ininistérielles, faisant suite aux précédentes, ne viennent bientôt régler les autres points débattus et arrêtés par la coninîission,et qu’on n’ait égard par la suite à tout ce qu’elle a décidé dans l’intérêt de la musique militaire. Le piemier pas est fait : la réorganisation des musiques d’infanterie et des musiques de cavalerie constitue une l'éformede la plus haute importance ; le leste n’en sera en quehjue sorte que le corollaire. Cependant il est, à notre avis, un objet qui réclame la même sollicitude et exigerait une prompte solution. Nous voulons parler du remplacement des clairons et trompettes d’ordonnance, instruments réputés les plus faux et les plus détestables de tous ceux (jui existent en Europe, par des sax-horns et des trompettes (système Sax ) , dont les avantages, ainsi que nous avons précédemment eu lieu d’en faire l’observation, ne consistent pas seulement dans la justesse, l’éclat, la sonorité, la belle (jualité du timbre, mais qui , en raison d’un ingénieux procédé de mécanisme et de fabrication, ont en outi e le mérite de pouvoir servii* à deux lins, sans nécessiter le moindre embarras ni le moindre surcroît de dépense. L’on a peine a comprendre le retard appoi té daits une délibération (pii intéresse à un si haut degré l’honneur musical de l’armée française. En tout cas, faisons des vœux pour qu’aucun obstacle sérieux ne s’oppose à l’accomplissement d’une mesure (pii mettra désormais les étrangers dans l’impossibilité de direque nos troupes possèdent un seul instrument faux.

il est à regretter quhine première mise de fonds n’ait pas été immédiament votée, tant pour les musiques d’infanterie (pu* pour celles de cava-

i] AÏOLIS ignorons les motifs de celle reserve, le régiment des pontunnieis, ijui lortne le 1 5' régiment d’artillerie, avant toujours eu une musi(ju(' organiS("e sur le meme modtde (jiu' les autres musiques du corps

lei’ie. Les corps y eiissenl trouvé une précieuse ressource pour reuouveler en [)eii de tem|)s leurs musiques, et réaliser les améliorations que celles-ci réclament. Malheureusement , toute question relative à une dépensé nouvelle suscite aujouid’hui de telles dilficultés, de tels embarras , qu’on ne saurait l’aborder avec trop de ménagements. Un motif analogue ne contribuera pas peu sans doute à empêcher le rétablissement des gagistes, (jue la commission avait manifesté le désir de voir leparaîlre dans les corps, et , si l’on veut en outi e tenir compte des graves fjuestions disciplinaires (pii en ont jadis amené la suppression définitive, on a foi tement lieu de craindie que l’avis de la commission sur cet objet ne soit jamais appelé à prévaloir. Néanmoins, lors même (ju’il serait impossible de donner aux légiments , par le rétablissement des gagistes, les facilités nécessaires pour se lecruter en tout temps d’artistes habiles, peut-être, en suivant une autre \()ie, arriverait-on au même lésullat. Pour cela, il s’agirait en premier lieu de tirei' le meilleur parti possible des enfants de troupe, et de créer à cet effet dans la province les conservatoires de musique militaire, dont la commission avait elle-même proposé l’établissement , et qui serviraient en (juelque sorte de succursales au Gymnase supérieur de Paris^ Ensuite il faudrait s’occuper d’améliorei* le sort des artistes musiciens. Le raisonnement sur lequel la commission s’appuyait à cet égard était plein de justesse et de sagacité. Nous avons nous-même , dans le cours de ce Manuel, longuement parlé à diverses reprises de cet objet. Mais il est des choses sur lesquelles on ne saurait assez fréquemment revenir, jusqu’à ce que la nécessité de leur accorder une sérieuse attention soit enfin généralement leconnue. Aussi appuyons-nous de tous nos vœux les réclamations que la commission a fait entendre en faveur des musiciens soldats, non-seulement dans l’intérêt propre de ces hommes si utiles à l’armée, mais encore dans l’intérêt même de la musique militaire , qu’ils sauront porter parleurs etforts au plus haut degré de perfection, si rien ne les empêche à l’avenir de s’attacher sincèrement à leur profession, d’en remplir tous les devoirs av(‘c zèle, dévouement et amour, et de trouver en même temps dans l’exercice de cette profession ce qui plaît à l’âme d’un artiste et à celle d’un soldat. Créer différents grades dans les musirpies, récompenser les musiciens habiles, leur distribuer, lorsqu’il y a lieu , des encouragements lumorifiques et pécuniaires, enfin assurer à ceux (lui contractent un lon‘^

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