ORDRE DE UHAQUE MUSIQUE DE CAVALERIE
J er
Trombone.
2* Saxhorn
Biigle en si b.
l®‘ Saxhorn
OU
Bugle en si b.
Piston.
jer
Piston.
Saxhorn alto
Saxhorn alto
J re
en mi b.
en mi b.
Trompette.
Trompette.
J er
Cor.
Cor.
Cor.
Cor.
(Saxhorn (t.-Basse
Saxhorn C. -Basse
1 0[>hicleide.
ou
Ophic.léide.
0[ihicléide.
Ophicléide.
OphicléKie.
Ophicléide.
jre
Clarinette
, le
Clarinette.
1 Clarinette.
j Clarinette.
Clarinette.
Clarinetle.
1 clarinette.
Clarinette.
Bas.son
OH
Ophicléide.
Basson
Ophicléide.
Clarinetle.
Petite !
Clarinette.
Clarinette.
Clarinette
Solo.
Clarinette.
Petite
Flûte.
Clarinette.
Clarinette.
Grosse Caisse, Taml)our, etc.
.3* Trombone.
2® Trombone.
1®® Trombone.
3'“ Trompette à c\lindres.
2® Trompette à cylindres.
1 U® Tromjietle à cylindres.
Trompette d’harmonie.
2® Piston.
t'® Piston.
P'' Saxhorn alto en ml b.
2® Saxo-Tiomha en mi b.
1®® Saxo-Tromba en mi b.
2*^ Saxhorn alto en mi b.
2® Saxhorn hary ton à 3 cyli 111 Ires.
1®® Saxhorn baryton à 3 cylindres.
1®'' Saxhorn C. -Basse.
3® Saxhorn harylon a ;i cylindres.
1®® Saxhorn basse à 4 cylindies.
2” Saxhorn C.-Ba^se.
3® Saxhorn lias.se à 4 cy limircs.
2® Saxhorn basse à 4 cylindres.
;i® Saxhorn C. -Basse.
2® Saxhorn .so|irano en mi b.
1®' Saxhorn .soprano en mi b.
2^ Saxhorn contrallo en si b.
2^ Saxhorn en la b.
1®® Saxhorn en la b.
2® .Saxhorn coniralto
1®® Saxhoin contralto
1®® Saxhorn coniralto
en si b.
en si b.
en si h.
2® Saxhorn contralto
1 ®® Saxhorn contrallo
1®® Saxhorn coniralto
en si b.
en si b.
en si b.
OBSER VA r/O ^ S.
r Les Cil fs de nmsirine devaient se meltre à la place a.ssi^iiée sur cbaciin des tableaux ci-des.siis , à rinstrnment dont ils jouaient.
2” Ils étaient invités à faire maintenir leurs Musiciens dans les rangs qui leur étaient également assignés sur res Tableaux. ^
.T Ils devaient veiller a ce ipril y ebt iin pas de distance entre cbaqiie musique des différents corps Pa^o lie,
di’à ^WoAXÔi
FESTIVAL MILITAIRE DO 2A JüILLET I84G
Une (l(‘M(iiil|U‘iisifr.
i.lVRE DEUXIÈME. 3:,-
les bouffées d’harmonie qui s’échappaient de l’intérieur de l’édilice pai veuaient distinctement jusqu’à eux. Cette position même n’était rien moins que défavorable, sous certains rapports, à l’appréciation des effets de sonorité de cette prodigieuse masse instrumentale. Au dedans de l’Hippodrome, les personnes placées sur les giadins inférieurs se trouvant, poui* ainsi dii e, dans le cercle des rayonnements sonores, ne pouvaient dominer l’ensemble, et souvent même n’entendaient (jue ce qui se faisait autour d’elles, dans un espace très-circonscrit ; celles , an contraire, cpii occupaient les gradins les plus élevés saisissaient parfaitement l’effet général dont la formidable intensité les foudroyait en quelque soi te. Les lois de l’acoustifjue nous expliquent ce phénomène. Elles nous appiennent aussi qu’en généial la musique militaire, lorsqu’elle fait usage d’instruments à longue portée, produit le meilleur effet en plein air, et surtout dans un lieu très-spacieux. Le cirque de l’Hippodrome, bien qu’il se développe sur un emplacement fort étendu, et que l’exécution y ait lieu à ciel ouvei t , est cependant encore trop restreint dans ses limites pour laisser aux foi ces harmonicjues le moyen de se déployer et de s’étendre, le public étant beaucoup trop rapproché des exécutants, et leur opposant de tous côtés une sorte de rempart contre lequel elles viennent s’amollir et se perdre. En conséquence, on ne peut dire que l’Hippodrome soit éminemment favorable à l'organisation d’un concert monstie, et si jamais le goût des grandes fêtes musicales venait à régner en France comme il règne depuis un si long temps en Allemagne et en Angleterre, il est probable qu’on sentirait la nécessité d’élever un édifice spécialement consacré à ce genre de spectacle. Malgré les inconvénients que nous avons signalés, la plupart des morceaux exécutés dans le festival militaire du ‘i[\ juillet produisirent une grande sensation. Voici quelle était la composition du programme : Marche et fanfare de cavalerie, par Fessy (cavalerie); Clara, valse pouicavalerie, par Mohr (cavalerie); Pas redoublé, pour infanterie, par lirepsant morceau ^ d’entrée de l’infanteriej; Ouverture de Fra Diavolo d’Auber, arrangée par F. Berr (infanterie); Chœur d\irniide de Gluck, arrangé par Fessy (cavalerie); Pas redœiblé de la Juive, d’Halévy, arrangé par F. Berr (infanteîie); Marche de Fernand Portez, de Spontiiii, arrangée par Klosé (cavalerie et infatiterie ); la Bénédiction des poignards des Huguenots , de Aleyerbeei’, arrangée par l essy fcavalei ie) ;
L(t prit're de iMoïse^ de Rossini, ai rangée par lessy finfanterie et cavalerie). Fantaisie militaire^ par Molir (cavalerie et infanterie); (liasse^ de Rossini, airangée par Eessy (cavalerie); Les Bords du lihin^ valse de Hünten , arrangée par Klosé (infanterie); Chœur de Judas Machahee ^ de Haeudel, arrangé par Eessy (cavalerie et infanterie); Marche d Oljmpie., de Spontini , arrangée par Eessy (cavalerie et infanterie); Le franc j u^e., pas redoublé par Ennès Berr (infanteiie) ; Boléro^ par Eessy (cavalerie); Jpothéose ^ morceau final de la symplionie fnnebre, par Hector Berlioz (infanterie).
Tous les morceaux qui précèdent, exécutés avec un ensemble et une \ igueur d’autant plus remarquables qu’on ne pouvait supposer à un si grand nombre d’exécutants la faculté d’y atteindre, excitèrent au plus liant point l’entbousiasme du public. Le Pas redoublé composé par Brepsant , la Prière de Moïse ^ le Pas redoublé de la Juive ^ la Fantaisie militaire de Molli* , le Chœur (La rmide , \e Pas redoublé d’Ennès Berr, la valse de Hünten, et le Chœur de Judas Machabée , arrangé avec beaucoup d’habileté par Eessy, enfin \ Ouverture de Fra Diavolo et la musique des motifs de Fernand Cortez furent surtout unanimement applaudis. Mais ce qui transporta la foule d’admiration, ce fut \ Apothéose de Berlioz, conception pleine de hardiesse, de puissance et de génie. Aucune œuvre n’aurait pu couronner plus dignement une fête si belle. lœ public, dont l’enthousiasme s’était élevé crescendo durant l’exécution de ce superbe final, n’attendit même pas l’explosion des derniers accords pour faire éclater le tonnerre de ses applaudissements, qui réussit à couvrir un instant le liruit de l’orchestre militaire. De longtemps on n’oubliera les splendeurs de cette fête musicale, la régulât ité de son ordonnance et le magnifique coup d’œil qu’y offraient cette variété pittoresque d’uniformes militaires, ce ravissant mélange de couleurs étincelantes, dominées encore par les reflets éblouissants d’une multitude d’instruments de formes diverses, dont la réunion charmait tout à la fois l’oreille et le regard. De longtemps on n’oubliera l’aspect de cet auditoire, composé des illustrations de l’ar- • mée, des notabilités du monde littéraire et artistique, de la société la plus élégante, la plus spirituelle, la plus distinguée de Paris, et qu’un jeune prince, ami des arts, le duc de Montpensier, qui avait accepté le patronage de la fête, semblait naturellement appelé à présider. Non, sans