‹ Manuel general de musique militaireChapitre 180 sur 229 · saxopiioiK' en mi hémol ténor-baryton (réduit an · texte numérisé non relu

saxopiioiK' en mi hémol ténor-baryton (réduit an

douzième.)

5 Saxoplioni' en si bémol alto - ténor ( lédnil an dou¬

zième. )

I - s.«rec.».Ofie un ifiilniiiipnl cnliPremciil iioiivp,-iii pur sps proportions, s.n ff.riiip Pt .son ttuihrc; le rorpsde 1 in.slnimpiil est pm roivrr r i PtoPoori.iirP est on Npp a anrt.p. IIpo p«istp nte- Citnillc entipre : lp .Soxoptionp snnnt,'ii en fa ou lol h. niol, le saxopliont: soprano pu til pu si

O. o.ol Ip saxophonp alto pu loi tiPinol. OndopiP ri-dpssiis n" I.o .Saxophone allo lpiior pii si . . 1 umli(|itp ei-dpssus ii" li). K say|pl oiie

O H,.f i.arWon p/i nu bCiool indiijup n drsMi. n" 4 l.c Saxoplione basse en lit ou .si bémol le saxoplidiie contre basse en ta ou ml b. mol.

>01 \ KAITX IXS rKIMKiNiTS DU SVSTÈIMK AI). SAX.

l’I. wvi.

(Les quatre preiiiiers iiistrunieitts sont réduits au (.lariiiette a treize clefs.

Clarinette à quatorze clefs (système Sax,) descendant au rni bémol ou ré bémol en ut.

r.larinette à quinze clefs, (système Sax ,) même étendue.

huitième, les trois autres au douzième.)

4 Clarinette omnitonique , (système .Sax.)

.) Clarinette basse rei oiirbee , (sy.stème .S.ix.)

«i Clarinette basse droite, (système .Sax.)

7 Clarinette contre-basse en mi bémol, (m\ciilee par Ad. .Sax.)

tlj

PPKNyiCK.

BATTElilKS ET SOIN.NERIES.

Les batteries et sonneries sont des signaux de convention, qui ne rentrent pas, à proprement parler, dans le domaine de la musique; elles y tiennent cependant par plusieurs côtés, tels que le rhythme, le système de notation et les moyens d’exécution. Bien plus, il y a tel cas où les batteries sont appelées à remplir un rôle complètement musical , lorsque, par exemple, on les joint comme accompagnement rhythmique à des airs exécutés par des instruments d’ordonnance , comme le fifre et le hautbois ; ainsi que cela se voit dans une foule de morceaux pour fifres et tambours , pour hautbois et tambours.

Lorsque, dans les temps modernes, on commença à s’occuper avec soin de la musique militaire appliquée au service des troupes, les signaux, par une conséquence naturelle, devinrent un objet de sérieuse considération , et l’on songea dès lors à les coordonner et à les noter musicalement. Cette ère ne remonte pas au delà du dix-septième siècle, et elle s’ouvrit presque simultanément, en Italie et en France. Déjà Thoinot Arbeau avait bien indiqué différentes batteries de tambour, mais plutôt comme exercice que comme signal ; les premières batteries , <lans ce dernier sens , ne furent déterminées que plus tard. Quant aux sonneries de trompettes, elles paraissent avoir généralement précédé les batteries de tambour. Sous le règne des Médicis, où la musique militaire avait repris une grande importance dans son application à la tactique, un musicien habile, ou du moins proclamé tel par ses contemporains, Girolamo Fantini, trompette tlu duc de Toscane, Ferdinand II , publia une sorte de méthode de trompette intitulée : Modo per im-

parare a sonare di tromba tanto di guerra qiianto musicalmente in organo , con trornba sordina^ col cimbalo e ogn’altro istriimento ; aggiuntovï moite sonate^ corne balletli^ brandi^ capricci^ serabande , correnti, passaggi e sonate con la tromba e otgano insieme di Girolamo Fantini da Spoleti, trombetta maggiore del seremss. grau duca di Toscana Ferdinando // (In Francfort, per Daniel Vuatsch, 1638) (i). Dans cette méthode, Girolamo Fantini donne les signaux de trompettes usités de son temps; nous les avons rapportés ci-après (2). En France , sous le règne de Louis XIII, un savant, le P. Mersenne , indiquait également les sonneries guerrières de trompettes dans son Harmonie universelle (Paris , 1 636), et dans ses Harmoniques [Harmonicorum libri AT//, aiithore Fr. Mar. Mersenno , Lutet. Parisior. 1648). Sous Louis XIV, les batteries et les sonneries pour la troupe furent soigneusement réunies par ordre du roi; et Philidor, l’un des musiciens de la chambre du monarque, en forma un assez volumineux recueil, composé non-seulement des batteries et sonneries usitées en France, mais encore de toutes les batteries et sonneries étrangères qu’il avait pu se procurer. Bientôt les ouvrages sur l’art militaire, et les publications officielles pour la conduite et l’instruction des troupes, vinrent régler en détail l’application des batteries et des sonneries, dont ils donnèrent en même temps la notation. Ces améliorations concernaient nonseulement les trompettes et les tambours (3), mais elles s’étendaient encore aux filtres, aux hautbois et aux timbales; enfin on y annexa une partie vraiment mu-

(1) Cet ouvrage, qui est peut-être la première méthode de trompette qu’on ait publiée, était resté jusqu’ici intonnu à tous les bibliographes , lorsque le hasard d’une vente, faite à Paris en 1846, vint tout à coup en révéler l’existence et nous donner l’occasion d’enrichir la collection de livres rares que nous possédons sur la musique, d’un bel exemplaire de ce curieux traité.

^2) Voy. les planches de musique.

(V Ce n’est guère que vers la fin du dix-huitième siècle qu’on paraît avoir songe à noter les batteries d’ordonnance du tambour; mais elles n’étaient point encore comprises dans les

ordonnances royales réglant l’exercice et les manœuvres des troupes : aussi, la commission militaire chargée de la révision de l’ordonnance du i®’’ août 1791, dans son rapport au ministre de la guerre, rapport qui se trouve placé en tête de l’ordonnance sur l’exercice et les manœuvres de l’infanterie, du 4 mars i83i, dit positivement qu’elle s’est occupée de faire noter les batteries au moyen de signes conventionnels, afin de les fixer d’une manière inva- (iable. Toutefois, elle n’a point avancé une chose tout à fait exacte, en disant que les batt<n'ies n’étaient parvenues jusqu’ici que par tradition. En effet, si ces dernières ne figuraient point dans les ordonnances antérieures, elles avaient été du moins recueillies et notées musicalement dans quelques ouvrages spéciaux, notamment dans celui de Marguery père. ^ oyez les planches de musique.)

sicale, comprenant des airs connus, des arrangements sur des thèmes favoris , ou meme des morceaux composés ad hoc , comme la Marche des Mousquetaires.

Cependant, malgré ces travaux, malgré la coopération de quelques musiciens éminents et la sollicitude d’hommes spéciaux qui s’en occupèrent successivement, les signaux d’instruments guerriers demeurèrent toujours imparfaits ou défectueux, et aujourd’hui même il s’en faut qu’ils aient atteint le degré de valeur musicale qu’on serait en droit d’y exiger. Sauf un très-petit nombre, ils pèchent par la base, c’est-à-dire, par le rliythme, qualité essentielle pour tous, indispensable pour quelques-uns ; par exemple , pour les batteries de tambour. Quant aux sonneries, il faut leur demander plus encore, et leur simplicité ne doit pas être un obstacle à un certain intérêt mélodique. D’où vient donc que, chez les nations les plus civilisées et les plus renommées pour la musique militaire, il y ait tant à reprendre dans les divers signaux d’ordonnance sous ces deux rapports ? Bien longtemps avant nous, Rousseau avait fait porter sa critique sur cet objet. Ce n’est pas que l’emploi des moyens qu’il offre pour y remédier nous semble suffisant ou efficace, ni que les spécimens d’amélioration qu’il propose soient de nature à donner une bien haute idée de son aptitude à cet égard. Rousseau, venu longtemps après Lulli, se montre bien plus arriéré que lui dans cette matière (i) ; mais on doit lui tenir compte de sa bonne

(i) Pour mettre le lecteur à même de vérifier cette assertion, nous allons donner les marches composées par Rousseau, avec les observations dont il les a fait précéder. Ce petit travail du philosophe de Genève sur la musique militaire ne se trouve pas dans toutes les éditions de ses oeuvres complètes ; c’est pourquoi il convient d’autant plus de le rapporter ici. On remarquera que l’auteur, dans ses observations préliminaires, va au-devant des critiques auxquelles ses productions de musique militaire pourraient donner lieu; il établit qu’en écrivant ces marches, il recherchait à dessein la simplicité; cependant il ne présume pas qu’une musique aussi simple puisse être goûtée. Malheureusement cette musique n’est pas seulement d’une simplicité extrême; elle est pauvre, mesquine, et n’a d’ailleurs nullement le caractère guerrier. Mais laissons parler l’auteur : « J’ai fait, dit Rousseau , deux pe- « tits airs de la plus grande simplicité : l’un en mineur, pour le fifre; l’autre en majeur, pour « la musique. Ces deux airs doivent se succéder alternativement, sans inteiruplion de la « mesure; mais pour laisser plus de repos aux musiciens et plus de temps aux tambours, « l’air du fifre sera au moins répété deux fois de suite avant que la musique reprenne le sien. « Le fifre doit être seul parmi les tambours, qui sont proche des instruments, et il doit y « avoir parmi les instruments un seul tambour, qui reprenne doucement la batterie sous la » musique, de manière qu’il la guide et ne la couvre pas. Au moyen de ce tambour, on ote- • rait cette ferraille de cymbales qui fait un très-mauvais effet. Il seiait a désiiei que les tambours fussent accordés sur la tonique sol, et que celui de la musique fut accordé sur la dominante re. Alors l’alternation de la batterie ferait un effet plus agréable, et la nm-

volonté et, en faisant la part du temps où il vécut, abandonner aussi quelque chose aux prédilections personnelles du musicien qui a écrit le Devin du 'village. En tout cas , Rousseau ne s’est guère préoccupé que des marches militaires , et , pour les signaux proprement dits, il se borne à constater que les timbales n avaient

« sique en soiiirait mieux. Pour le (ifre, il doit nécessairement être d accord avec les auties « instruments.

« L’auteur de ces petits airs ne présume pas qu’une musique aussi simple puisse être goù- « tée, quoique sa passion pour cet art l’engage à les proposer; si néanmoins on en voulait « faire l’essai, il avertit que cet essai ne doit pas être fait en place, comme celui d une sym- <t phonie ordinaire, mais en marchant, et dans la disposition qu’il vient de marquer. Ce n est « même qu’après une assez longue suite d’alternations qu’on peut juger si la marche est bien « faite et produit bien son effet.

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