‹ Manuel general de musique militaireChapitre 181 sur 229 · AIRS POUR ÊTRE JOUES LA TROUPE MARCHANT · texte numérisé non relu

AIRS POUR ÊTRE JOUES LA TROUPE MARCHANT

« Savoir : le mineur, par un seul lifre, avec le corps de tambours accordés s’il se peut « au sol.

« Et le majeur, alternativement par la musique, avec un seul tambour battant à demi, et accordé s’il se peut au ré.

« On aura soin que, dans les alternations du fifre et de la musique, la mesure ne s’inter- « rompe jamais.

« Nota. Les airs sont faits de manière à jiouvoir être un peu pressés ou ralentis sans les « défigurer, selon qu’on veut marcher plus ou moins vite ; mais leur meilleur effet sera sur un « mouvement modéré et sans trop presser le pas.

Premier air pour le fifre.

« Quand le fifre reprend une seconde fois de suite son air, il doit, en recommençant, « substituer un ré au premier sol,, comme ci-dessus.

pas de marches réglées ; elles en avaient cependant (i) , du moins au dire des ordonnances, mais d’une notation si vague et si irrégulière, cpi’il a fort bien pu les croire conçues au hasard.

Les règlements de batteries et de sonneries qui dès lors se rencontrent dans les ordonnances ou dans les ouvrages de tactique, ne sont autre chose que des copies, des modifications ou des compilations de ce qui se pratiquait antérieurement. Ici 1 on retranchait, là on ajoutait, plus loin on amalgamait ; nulle part ou n’opérait de refonte complète et radicale; si bien qu’à travers tous ces remaniements, un observateur attentif n’a pas de peine à suivre la filière des signaux depuis le règne de Louis XIII jusqu’à nos jours, depuis le P. Mersenne jusqu’à M. Buhl, l’une de nos meilleures autorités en ce genre, La forme variait, le fond restait le même. Il est vrai

Second air pour la musique.

« Point de petites flûtes, parce qu’elles ne sont jamais justes.

« N. B. Les notes plus petites que les autres, dans la partie des clarinettes, doivent être « jouées très-doux. Pour peu qu’elles sortent trop et couvrent le chant principal, il vaut « mieux les supprim.er et prendre l’unisson du premier hautbois. »

(i) Voyez plus loin, dans les planclies de musique, les premières marches de timbales pour la cavalerie française, extraites des ordonnances de l’époque, et celles qui ont été recueillies par Philidor.

que, par suite des differents modes de notation adoptés, certaines sonneries prenaient parfois un aspect de nouveauté , surtout lorsque la transformation s opérait sous une plume hahile comme celle de l’artiste que nous venons de citer ; mais le cas

Suite du second air pour la musique.

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