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est niallieureusement des plus rares, et il n’y a guere ([ue les signaux composés par M. Buhl auxquels on puisse reconnaître le rhythme, la carrure, la Iranchise, la vigueur, l’accent, voire même la mélodie que tous, sans exception, devraient posséder au même degré (i). Mais, comme nous l’avons déj.à dit, bien loin qu’on , rencontre ces mérites dans la plupart des signaux de tambours ou de trompettes, tant anciens que modernes, tant français qu’étrangers, on y' remarque nombre de tantes grossières, dont quelques-unes, sans doute, peuvent être mises sur le compte du copiste, du graveur ou du typographe, mais dont la majeure partie doiventêtre attribuées à la négligence et à l’ignorance des auteurs. Encore une fois , il est bien surprenant que, chez des nations si soigneuses de toutes les parties du servitv militaire, on ait pu conserver des signaux qui, au lieu de régler le pas (lu soldat et de faciliter la manœuvre , ne servent qu’à donner à la marche et aux évolutions une allure indécise et hésitante. Ah ! si le maréchal de Saxe avait su composeï musicalement, il y aurait mis bon ordre; car il n’aimait pas qu’on traitât ce sujet
(i) C’est à ces qualités éminentes que M. Bnhl a dù de voir rime de ses sonneries fomnii le thème principal d’une ouverture, dans une des partitions les plus célèbres du répertoire de rOpera-Comique. Son ordonnance de cavalerie pourrait servir de modèle pour les réformes à apporter dans celles de l’infanterie et des chasseurs d’Orléans. Au reste, M. David Buhl est si soigneux de tout ce qui regarde la musique militaire, qu’il a eu l’excellente idée de créer un métronome, pour régulariser, d’une manière lixe et précise, le mouvement des (juarante-deux sonneries qui composent l’oi donnance de la cavalerie française. Cet ingénieux métronome militaire vient d’être approuvé par le ministre ,qui en a prescrit l’adoption dans l’armee. Nous en donnons ici le tableau régulateur.