‹ Manuel general de musique militaireChapitre 222 sur 229 · TOME XLVII , PAGE · texte numérisé non relu

TOME XLVII , PAGE

{a) Des batteries des tambours et des signaux relatifs aux évolutions.

Comme il n’est pas possible que la voix des officiers majors suffise pour qu’ils se fassent entendre sur l’étendue d’un front de plusieurs bataillons , et pour y suppléer , on est obligé de se servir des tambours , il est indispensable de régler non-seulement les batteries qui doivent annoncer chaque mouvement , mais encore les signaux par lesquels le major doit faire entendre aux tambours celles qu’ils ont à faire, afin que cette règle, étant uniforme dans toutes les troupes, lorsque plusieurs corps se trouvent joints ensemble , tous les tambours puissent entendre le signal de celui qui commande, et que tous les régiments se meuvent également à la même batterie.

C'est ce qui a engagé à donner le détail ci-après des batteries , par lesquelles chaque mouvement devra être désigné , et des signaux qui désigneront chaque batterie.

Batteries

Pour rassembler une troupe, ou pour lui faire serrer les rangs lorsqu’elle est rassemblée, on fera appeler les tambours.

Pour marcher en avant , on battra aux champs.

Tout mouvement qui n’aura point été indiqué sera annoncé par un mouvement , s’il doit se faire par la droite , et par deux., si c’est par la gauche.

Si le bataillon doit se rompre par section, après un ou deux roulements on donnera tin coup

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de baguette; deux^ si c’est par peloton ; trois , si c’est par marches , et quatre, si c est par demiraugs-

Le bataillon étant rompu , se retournera dès que l’on battra aux drapeaux , et marchera devant lui en bataille, soit qu’on continue cette batterie ou qu’on batte la charge, même si 1 on battait aux champs , à moins que cette batterie n’eût été précédée de roulements.

Si le bataillon doit marcher par le centre , on l’annoncera en battant l’assemblée^ et marquant les divisions par les coups de baguette qui précéderont cette batterie.

Lorsqu’il devra marcher par les ailes en arrière , on battra to ôre/ogMe , après avoir désigné de même les divisions par des coups de baguette.

Les bataillons entiers feront un quart de conversion , quand , après un ou deux roulements suivis de cinq coups de baguette, les tambours battront aux champs ; s’il y avait plus d’un bataillon, on ne donnera point de coups de baguette après les roulements, quand on voudra leur faire faire ensemble le quart de conversion.

Pour faire doubler les divisions , on fera trois roulements qui seront suivis d’un coup de baguette, si les premières divisions doivent se jeter sur la droite, et de deux coups de baguette si les deuxièmes divisions doivent se jeter sur la gauche.

On fera les mêmes batteries pour dédoubler les divisions.

Pour tripler les divisions, on fera quatre roulements suivis d’un coup de baguette, et on les fera remettre par la même batterie.

On formera la colonne quand , après un roulement suivi de trois coups de baguette , les tambours battront l'assemblée.

Le bataillon fera demi-tour à droite si l’on bat la retraite, et marchera devant lui.

On cessera de marcher toutes les fois que les tambours cesseront de battre.

On battra la breloque pour envoyer les soldats à la paille.

* Signaux.

A l’égard des signaux que le major devra donner aux tambours, il agitera sa canne circulairement autant de fois qu’il voudra que les tambours fassent de roulements.

Il marquera de même avec sa canne les coups de baguette qu’ils devront donner.

Pour faire battre aux champs , il lèvera sa canne droite , le bouton haut , ayant le bras tendu à la hauteur de l’épaule.

Pour faire battre aux drapeaux , il aura le bras tendu , le poignet tourné en dedans , de façon que la canne croise horizontalement devant lui à la hauteur de la cravate.

Pour faire battre la charge, il portera sa canne directement devant lui, le bout en avants ayant le bras tendu.

Pour faire appeler, il mettra sa canne sur l’épaule.

Pour faire battre la retraite , il prendra sa canne par le milieu , le poignet tourné en dedans , le bras tendu à la hauteur de la cravate.

Pour faire battre l'assemblée, il prendra sa canne par la pomme, le bras tendu devant lui à la hauteur de la cravate, et la tiendra perpendiculairement le bout en bas.

Pour faire battre la breloque , il tiendra la canne pendue par le cordon, la main plus haute que la tête.

Pour taire cesser de battre, il donnera un grand coup de sa canne contre terre sans la relever.

PIÈCES JUSTIFICATIVES

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