EXTRAIT DU MEME, TOME XXXVI (1807), PAGE
Mesure pour réduire les musiciens d’infanterie au nombre fixé par les règlements.
Paris, le 2 novembre 1807.
.l’avais remarqué aussi que, dans plusieurs corps d’infanterie, il existait un plus grand nombre de musiciens que les règlements n’en accordent; que ces musiciens, admis en qualité de gagistes, et pour un temps limité seulement, touchaient la solde et les fournitures comme s’ils étaient engagés en qualité de soldats.
•le vous préviens que, d’après le compte que je lui ai rendu à cet égard, le ministre de la guerre a inséré, dans une instruction qu’il a donnée à messieurs les généraux chargés cette année de l’inspection de ces corps , un article particulier dont la teneur suit :
» Dans plusieurs corps d’infanterie, il se trouve un plus grand nombre de musiciens que les « règlements n’en accordent; ces musiciens, admis en qualité de gagistes, et pour un temps li- « mité seulement, touchent la solde et les fournitures comme s’ils étaient enrôlés en qualité de « soldats. L’officier général inspecteur s’assurera si ces abus existent dans les corps d’infanterie « dont il passera la revue ; et comme il ne doit y avoir que huit musiciens dans chacun de ces « corps, si le nombre en est plus considérable, il vérifiera si ceux d’excédant ont été admis comme « soldats ou seulement comme musiciens gagistes. Dans ce dernier cas , il prescrira de leur faire « contracter, devant la municipalité du lieu , un engagement militaire , et s’ils s’y refusent, et que « le corps veuille les conserver , il fera défense expresse de les porter sur les revues de solde et « de fournitures, et il ordonnera de les mettre entièrement à la charge des officiers, pourvu que « le total de la dépense que la musique occasionne n’excède pas une journée de solde des officiers « par mois. «
•Te vous avais déjà recommandé aussi , par ma circulaire du 19 avril dernier , de tenir rigoureusement la main à ce que les hommes de musique n’excédassent jamais le nombre fixé par les règlements d’organisation ; je dois donc croire que MM. les inspecteurs généraux d’armes n’auront aucun abus à réprimer à cet égard.
Je vous invite, au surplus, à donner vos ordres pour qu’à compter du jour où l’inspection générale de chaque corps aura lieu , les dispositions de l’article ci-dessus transcrit soient exécutées très-ponctuellement.
EXTRAIT DU MEME
Décisions ministérielles concernant la musique des régiments.
Paris , le 15 août 1819.
Par décision du 10 août 1819, le ministre secrétaire d’Ktat au département de la guerre a approuvé que le nombre des musiciens de chacun des régiments d’artillerie à pied fût porté à douze
PIÈCKS JlSririCATlVES.
EXTRAIT DU MEME
/)Lspositions concernant la retenue qui s’opère dans tes corps pour l'entretien de la musique.
Messieurs ,
Paris, 20 février 1820.
J’ai été consulté au sujet de la retenue que les officiers, par suite de la circulaire du 2 noveinbi e 1807 et de l’instruction du 16 septembre 1816, sont dans l’usage de s’imposer, pour subvenir à l’augmentation de dépense que nécessite la musique dans les corps où elle est établie.
Le roi permet que cette retenue ait lieu comme par le passé , mais seulement autant qu’elle aurait été consentie par le corps d’officiers, et que le conseil d’administration, par suite de ce consentement , aurait pris une délibération pour l’autoriser.
L’intention formelle de S. M. est en outre que, dans aucun cas et sous quelque prétexte que ce soit , la retenue ne puisse excéder une journée de solde par mois.
Il doit être établi un registre particulier de comptabilité sur lequel seront portées toutes recette.^ et dépenses relatives à la musique. Ce registre sera soumis à l’examen et à la surveillance des intendants militaires et des inspecteurs d’armes de la même manière qu’il est prescrit par les règlements pour les autres parties de l’administration.
Vous voudrez bien m’accuser réception de cette lettre , et vous conformer aux dispositions qu’elle renferme.
(Cette lettre a été adressée à MM. les membres des conseils d’administration des régiments d’infanterie.)
EXTRAIT DU MÊME
Décision qui détermine la composition de la musique des légions à deux bataillofis.
Paris , 24 juin 1820.
La musique des légions à deux bataillons, ne devant se composer que de huit musiciens, quelques corps ont témoigné de l’incertitude sur le choix des instruments qu’on devait introduire
dans cette musique.
Pour faire cesser toute incertitude à cet égard, le ministre secrétaire d’Etat de la guerre a décidé , le 7 juin, que la musique des légions à deux bataillons se composerait ainsi qu il suit .
2 clarinettes.
2 cors.
2 bassons.
1 grosse caisse.
I paire de cymbales.
PIECES JUSTIFICATIVES
EXTRAIT DU MEME
Dépositions sur la composition des musiques militaires.
IMessieiirs ,
Paris, 1.3 octobre 1823.
Je suis informé que dans quelques corps les chefs de musique font exécuter les marches et pas redoublés dans le ton de /a, et par conséquent ils font usage des clarinettes en ut. Ce ton, plus aigu pour ces instruments, a l’avantage, il est vrai , de se faire entendre de plus loin; mais la difficulté d’obtenir un accord parfait le rend désagréable. D’un autre côté, lorsque les musiciens
veulent faire de l’harmonie, ils sont obligés d’avoir des clarinettes en si; ce qui occasionne une double dépense.
Le journal d'harmonie et de musique militaire, pour lequel il a été pris des abonnements au compte du ministère de la guerre, et dont.les livraisons sont déposées à l’état-major de chaque division militaire, est écrit dans le tou de mi bémol. Mon intention est que les musiques militaires soient composées de manière à pouvoir jouer constamment de ce même ton. Pour arriver au but il ne s’agit que de se servir de clarinettes en si. ’
Je pense que les régiments sont pourvus de clarinettes en ut et en si. Mes intentions peuvent alors être facilement remplies sans occasionner en ce moment aucune dépense. Si, au contraire quelques régiments n’ont que des clarinettes en ut, et qu’ils ne puissent exécuter dès à présent mes intentions à ce sujet, on continuera dans ces corps de s’en servir jusqu’au moment où elles seront reconnues ne pouvoir plus être jouées. Elles seront alors remplacées par des clarinettes en «. Ce remplacement s’effectuera au compte de la masse d’entretien , ainsi que le prescrit la décision du 9 décembre 1822, laquelle a été insérée au journal militaire du même mois
Je recommande l’exécution de ces dispositions à MM. les chefs de corps , ainsi qu’à MM les intendants et sous-intendants militaires. ^
EXTRAIT DU MEME
Extrait (Vune circulaire minielérielh mtitutée : Mesures adoptées pour faire cesser désormais
t usage des 7)iasses dites d’éconotnie.
Paris, le D’’ janvier 1827.