VI
EXTRAIT DU MEME
!\ouL'elies allocations pour diverses dépenses qui n'avaient pas été autorisées par les règlements.
MU.SIQUE. — Le roi iT permis que désormais la musique des régiments de troupes à pied de l’armée de ligne fût composée de vingt-sept musiciens, dont neuf au plus pourront être placés dans les corps comme gagistes , et les dix-lmit autres choisis parmi les soldats des compagnies.
Comme le traitement à allouer à chacun des gagistes varie en raison des circonstances et des localités, comme la haute paye ou prime d’encouragement à donner aux soldats musiciens est également variable ou progressive en raison de leur aptitude , j’ai pensé qu’il convenait de ne pas faire de ces prestations spéciales l’objet d’un tarif permanent et fixe, et qu’il suffisait d’évaluer approximativement pour chaque arme les dépenses annuelles de la musique à une somme déterminée.
l'h! conséquence , à dater du l®" janvier 1828, il pourra être affecté annuellement, dans les régiments de troupes à pied de la ligne, infanterie, artillerie, génie, une somme de neuf mille francs à toutes les dépenses que nécessite une musique complète , composée ainsi qu’il est dit ci-dessus : gages des musiciens, primes ou hautes payes des soldats élèves, entretien des instruments, fourniture de papiers et cahiers de musique, etc., etc. Cette somme sera prélevée, au fur et à mesure des besoins , sur les fonds de la masse d’entretien, dont la fixation va subir les augmentations nécessaires ; l’emploi excessif en sera justifié, pour tout ce qui est gages ou traitements, par des états de payement mensuels émargés des parties prenantes ; et pour les menus frais, réparations et fournitures diverses , par des états sommaires que certifiera l’officier chargé de la direction de la musique, et qu’arrêtera le conseil d’administration.
Au moyen de cette mesure, la solde qu’ont perçue jusqu’ici les musiciens gagistes, et qu’ils continueront de percevoir pendant l’annee courante, cessera de leur être allouée à dater du l'^'' janvier 1828, et à la même époque, la retenue du jour de solde , que supportent les officiers des troupes à pied, cessera de leur être faite.
Pour 1827, cette retenue devant subsister encore, de même que l’allocation de solde aux gagistes présents dans les corps, il suffira d’attribuer à chaque régiment un secours spécia[, afin de porter approximativement à la somme ci-dessus énoncée le fonds total dont il pourra disposer pour la musique, .le vais donc mettre à la disposition de chacun des conseils d’administration des troupes à pied la somme nécessaire à cet effet, ou l’autoriser, s’il y a lieu , à la prélever sur la masse d’entretien actuelle.
Quant aux régiments>de troupes à cheval , le roi leur ayant permis de former une musique d’harmonie dont deux gagistes pourront faire partie, et les officiers de ces armes, ne supportant aucune retenue pour cet objet , il est accordé dès ce moment à chaque régiment une somme de deux mille cinq cents francs, qui sera ordonnancée au nom du conseil d’administration.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
EXTRAIT DU MÊME
Décision ministérielle du 2 mai 1827, qui accorde aux coi'ps les moyens de compléter leur
musique.
Paris, 14 février 1827.
Le ministre , voulant accorder aux corps les moyens de compléter l’organisation de leur musique, et d’apporter en même temps quelque économie dans les dépenses qu’elle occasionne , a jugé convenable de modifier les anciennes dispositions , qui défendaient formellement de distraire aucun homme des rangs pour le service de la musique , à moins que ce ne fussent d’anciens militaires précédemment employés comme musiciens.
En conséquence, S. E. a décidé, le 23 mai, « que les soldats qui auront les connaissances et l’ap- « titude nécessaires pourront désormais , après avoir accompli les six ans de service exigés par la « loi, contracter un engagement pour servir dans la musique, s’il existe dans les corps respectifs « des emplois de musiciens vacants .
« Ils compteront dès lors en déduction du nombre des gagistes autorisés par les ordonnances, « figureront à l’état-major, et jouiront des avantages de solde et de haute paye attribués à leur dou- « ble qualité de musiciens et de militaires réengagés. »
EXTRAIT DE l’oUVRAGE INTITULE : ORDONNANCE DU ROI DU 4 MARS 1831 SUR l’eXERCICE
DES MANIÆUVRES DE l’iNFANTERIE.
(a). Instruction pour te tambour-major.
La place des tambours, clairons et musiciens , dans l’ordre de bataille , a été déterminée au titre PL
En colonne de manœuvre, les colonels marcheront à hauteur du cinquième peloton de leur bataillon, du côté opposé au guide.
Dans la colonne déroute, ainsi que dans le passage du défilé, en avant ou en retraite, ihs marcheront à la tête de leurs bataillons respectifs.
Batteries et sonneries.
Le nombre des batteries est fixé à vingt, non compris la batterie particulière à chaque régiment. Ces batteries sont ;
1° La générale.
2” L’assemblée.
3” Le rappel.
4" Au drapeau.
5” Aux cliamps.
6° Le pas accéléré.
7® Le pas de charge.
8" La diane.
9" La retraite.
10® Le ban.
Il® La messe.
12® La berloque.
13® Rappel aux tambours 14® Le roulement.
i&® L’ordre.
16® Le pas redoublé. \
17° Le pas de course. i
18° Halle. . Pour les tirailleurs.
19" Marcher en retraite. |
20® Commencer le feu.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Ce nombre des sonneries est Ihé à vingi-six , non compris la marche si nient. Ces sonneries sont :
particulière à chaque ré-
1“ la générale.
2“ L'asseniblee.
3® Le rappel 4® .\u drapeau.
5® A.u.\ champs.
6® Le pas accéléré.
7® Le pas de charge 8® Le réveil.
9“ La retraite.
10® Le han 1 1® La messe.
12" La herloque.
13® Rappel aux clairons.
14® L’appel 15° A l’ordre.
16° Le pas redouble.
*7® Le pas de course.
18® Marcher en a\ant.
19® Halte.
20® Marcher en retraite.
21“ Commencer le l'eu.
22" Cesser le feu.
23® Marcher par flanc droit.
24® Marcher par flanc gauche.
25® Ralliement sur la réserve.
26“ Ralliement au bataillon.
Pour les tirailleurs.
{h). Signaux du tambour-major pour les différentes batteries.
1° La générale. Étendre le bras droit, empoigner la canne au milieu , et élever la canne a la hauteur du cou.
2 L assemblée. Étendre le bras droit, élever la canne à peu près d’un pied de terre, en mettant le pouce sur la pomme.
3° Le rappel. jMettre la canne sur l’épaule droite, le bout eu arrière.
4o Au drapeau. — Élever le bras , tourner le poignet en dedans , de façon que la canne croise horizontalement devant soi à la hauteur du cou.
O® Aux champs. — Élever la canne perpendiculairement, le bout en haut, le bras droit étendu a la hauteur de l’épaule.
6° Pas accéléré. — Élever la canne, le bras droit étendu, la paume de la main tournée en avant, la pomme de la canne au-dessus de l’épaule droite, le bout de la canne à hauteur et devant la poignée du sabre.
70 Pas de charge. — Porter la canne directemènt devant soi , le bout en avant , l’avant-bras droit étendu , le coude en arrière , et indiquer l’accélération du pas eu agitant la main droite.
8° La diane. — Prendre la canne de la main gauche, et mettre le pouce sur la pomme, à la hauteur de l’épaule gauche.
9” La retraite. — Passer la canne croisée derrière le dos.
10° Le ban. — Passer diagonalement la canne devant la figure , la [lomme à droite , les doigts en dessous , et appuyer le joug dans la saignée du bras gauche , que le bout de la canne doit dépasser d’un pied.
La messe. — Porter la pomme de la canne sur l’épaule droite.
12° La herloque. — Prendre la canne par le cordon et étendre le bras à la hauteur de l’épaule.
13° l.e roulement. — Étendre le bras droit et agiter vivement le bras et la canne.
(c). Signaux pour les évolutions des tambours.
1° Pour faire marcher par le flanc droit, — prendre la canne par le milieu et étendre le bras a droite.
4o8 PIÈCES JUSTIFICATIVES.
2*’ Pour faire marcher par le flanc gauche, — faire le même signal, en étendant le bras gauche.
3“ Pour faire rompre le peloton, — laisser tomber le bout de la canne dans la main gauche , à hauteur des yeux.
4° Pour former le peloton , — laisser tomber la pomme de la canne dans la main gaucbe , à hauteur des yeux.
5“ Pour faire changer de direction , — se tourner à demi vers les tambours, et leur indiquer, par un mouvement de la canne , de quel côté ils devront tourner.
6 Pour taiie marcher obliquement à droite, — étendre le bras droit à la hauteur de l’épaule, tenir la canne de biais, et empoigner le bout avec la main gauche, à hauteur de la hanche.
/° Pour faire marcher obliquement à gaucbe , — faire le signal inverse; la pomme de la canne indiquera toujours le côté vers lequel on devra obliquer.
{d). Poser la caisse à terre.
Trois mouvements.
I Remettre les baguettes. — Empoigner la canne au-dessus de la pomme, l’élever à la hauteur des yeux, en étendant le bras en avant.
2° Défaire la caisse. — Rapprocher la canne contre la poitrine.
3° Poser la caisse à terre. — Comme pour remettre les baguettes.
40 Relever la caisse. — Même signal que pour mettre la caisse à terre.
6“ Rattacher la caisse. — Rlêine signal que pour défaire la caisse.
6° Tirei les baguettes. Même signal que pour remettre les baguettes.