‹ Manuel general de musique militaireChapitre 76 sur 229 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

C.cs sortes tle marches égyptiennes ne sont pas purement militaires comme les nôtres; mais on les applique, en général, à toute circonstance solennelle, et on les exécute, soit, par exemple, à la procession du ramadan, a celle du mâhrnal, ou de la convocation des haggy, c’est-à-dire de ceux qui se disposent à faire le pèlerinage de la Mecque, soit encore lorsque les autorités civiles et militaires du Caire vont recevoir le pacha envoyé par la Porte Ottomane pour gouverner l’Égypte. Ce qui ne contrihue pas peu a occasionner une grande confusion dans l’effet qu’elles produisent, lequel, eu égard au caractère propre à la mélodie, peut paraître déjà suffisamment baroque, c’est la diversité des variations des temps du même rhythme qui se fait entendre sur les cymbales, les tambours et les timbales (i). Aujourd’hui Pinfluence des mœurs européennes a porté jusqu’en

de percussion. Dans le chant, ils ont d’autres noms. Le doum se distingue sur les instruments de percussion en ce cju il se frappe de la main droite sur le milieu de l’instrument, et fju’il pioduit un son plus grave et plus fort. Le tek^ au contraire, se frappe de la main gauche et plus près de la circonférence, en sorte qu’il produit un son pins aigu et pins maigre. Il est donc évident que les Égyptiens font, relativement aux temps rhythmiques et musicaux, la même distinction que nous, et qu’ils reconnaissent des temps /omet des temps/o/^/ej.

(Voy. Villoteau , De l’état actuel de l’Art en Égypte ^ 1^® partie, art. 6.)

(i) Villoteau a pris soin d’en noter quelques-uns et de les consigner dans son grand ouvrage sur l’Égypte. Nous les reproduisons ci-après. On observera que les notes à double queue indiquent les temps forts et les sons graves frappés par la main droite, et que les temps faibles, ainsi que les sons aigus frappés par la main gauche, sont désignés par les autres notes.

Grosses caisses: chaque main armée d’une baguette et frappant d’un côté; l’autre d’une

verge, et frappant de l’autre.

Rhythme.

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Autre.

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Segue.

Rhythme.

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i54 MANUEL GÉNÉRAL DE MUSIQUE MILITAIRE.

Égypte la plupart des coutumes militaires de nos contrées, et la musique de cette nation , perdant son caractère primitif de barbarie, s est appropi ié un grand nombre de nos instruments. Le pacha d Égypte a lait venir plusieurs musiciens de France, et sa bande est à peu près organisée comme les nôtres. Sans nul doute, avec l’esprit de piogrès qui le caractérisé, il ne sera pas le dernier à profiter des ameliorations que nous avons su réaliser dans ces derniei’s temps pour nos musiques militaires.

.lames Bruce, célèbre vovtigeur écossais du siecle dernier, qui servit comme médecin dans l’armée du roi d’Abyssinie , nous apprend que les Abyssiniens faisaient principalement usage à la guerre de la flûte, de la trompette, des timbales et d’une espèce de tambourin. Dans ce pays, la timbale est appelée nagdrit, par-ce qu’on s’en sert pour toutes les pr oclamations, qui se nomment na^ar. La timbale est un signe du souverain pou-

Timbales noqqdryeh : il yen a toujours deux, l’une très-grosse, et l’autre de

moyenne grosseur.

Rhjthme. Autre. Autre.

Autre.

Autre.

Segue.

Segue.

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fzz:

Segue.

Segue.

Segue.

Petites timbales plates , appelées naqrazân. Rhylhme. Autre. Autre.

Sfgue. Segue.

Très-petites timbales. Cymbales : on les frappe presque d’aplomb

Rhythme. Rhyllinie.^ ^ Autre.

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Segue.

Segue.

Segue.

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