LIVRE PREMIER
(le comparaison, nous allons donner ici plusieurs syslèmes de musicpie inilit aire qui appartiennent à d’autres pays de l’Allemagne, notamment à l’Anlriche, au royaume de Wurtemberg et au grand-ducbé de Baden.
Piccolo (en ré, mi bémol ou fa) simple ou doublé.
Clarinette (en fa ou en mi bémol) simple ou doublée.
2, 3 ou 4 clarinettes en si bémol.
Hautbois (rarement).
2 bassons.
Contre-basson, serpent ou ophicléide.
Bombardon.
2 ou 4 cors (en différentes parties souvent renforcées).
6 ou 8 trompettes.
3 trombones, alto, ténor ou basse (ce dernier quelquefois renforcé par un 4^). ou bien :
2 trombones (ténor et basse).
ou bien encore ;
3 trombones-basses.
Cor de signal,
Bugles,
Cornets,
2,4,6 tambours (et quelquefois davantage).
1 grosse caisse.
Cymbales, triangle, chapeau chinois, carillon , etc.
employés quelquefois comme soli, ou bien h deux dans les ensembles.
, Musique dite de cors.
Elle comprend les cors, trompettes, trombones, opbicléides, bombardons et autres familles secondaires d’instruments de cuivre.
ni.
Musique dite de trompettes.
Elle se compose très-rarement des trompettes seules, poui la i en loi cet et la compléter, on a recours aux instruments de cuivie de la musique
ioo MANUEL GÉNÉRAL DE MUSIQUE MILITAIRE.
des cors, avec tout leur système, et l’on emploie, en tout cas, comme
basse ^ ropliicléide, le serpent ou le bombardon.
Les timbales, à cause de la difficulté du transport, se rencontrent trèsrarement dans les différentes musiques militaires , si ce n est toutefois dans les £;randes musiques, comme par exemple dans celles de 1 Autriche, où il entre également beaucoup d’autres instruments d un genre particulier, l^ans la premièie combinaison donnée ci-dessus, les rôles des divers insti’uments sont pour l’ordinaire distribues comme suit : le piccolo, la petite clarinette et la première clarinette en si bémol, donnent le chant. Les autres clarinettes ont l’accompagnement figuré. Les trompettes et les cors (en tant qu’ils n’exécutent pas des .yo/f) servent à remplir l’harmonie ; les bassons, de même quand ils ne sont pas employés comme soli , forment ou renforcent les parties intermédiaires, ou bien encore la basse, qui, dans la règle, est confiée au serpent, à l’opliicléide , au bombardon ou au trombone-basse.
Dans le royaume de Wurtemberg, le personnel des musiques est assez limité, et deux régiments d’infanterie ne peuvent fournir à eux deux qu’un ensemble de vingt et un hautboïstes. La suppression presque totale des instruments delà bande turque, qui date, comme nous l’avons vu plus haut, du commencement de ce siècle, s’y est maintenue de nos jours, et fait que la musique d’infanterie y a moins d’éclat et d’entrain que chez beaucoup d’autres nations. Les Wurtembergeois ont cependant continué l’usage du tambour pour accompagner les marches, et quinze de cesinsti uments sont ordinairement employés à en renforcer et à en soutenir l’exécution. La musique des gardes du corps est supérieure à la musique d’infanterie, bien qu’elle ne comprenne en tout que seize exécutants. Les éléments dont elle se compose sont d’ailleurs les mêmes qu’en Prusse.
Voici quelques versions spéciales de musique d’infanterie en Auti iche :
Musique (V infanterie à Vienne.
(première version.)
8 ou lo clarinettes (presque toutes de petites clarinettes en mi bémol, sol). I ou 2 flûtes (piccoli).