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DU GISEMENT DES SUBSTANCES MÉTALLIQUES, ETC

comprendre pourquoi des filons traversant une même roche sè trouvent remplis de substances métalliques différentes , bien que la direction des filons ait pu avoir une influence considérable sur les conditions et les combinaisons minéralogiques du même métal. Si, au contraire, nous considérons les matières des filons comme y ayant été introduites par des déjections venant d’en bas, nous sommes embarrassés d’expliquer pourquoi les filons métalliques présentent autant d’altérations dans leur passage à travers les diverses roches» Nous ne sommes certainement pas en état de déterminer quels sont les changements qui peuvent avoir été opérés sur un filon , et sur les roches dans lesquelles il est encaissé * par le passage continu de l’électricité à travers le filon, durant un immense laps de temps, ou par des masses de roches, pouvant produire, quand elles sont convenablement disposées entre elles et sur une grande échelle, les effets d’une puissante batterie galvanique . Dès lors , dans l’état actuel d’imperfection de nos connaissances à ce sujet, nous devons reconnaître que l’histoire des filons métallifères n’est encore rien moins que claire. D’après le fait de la dissémination des substances métalliques au milieu des roches, il est incontestable que les métaux ont pu être une de leurs parties constituantes originaires. De même, les petits filons qui se croisent les uns les autres, sans avoir aucune liaison avec de grands filons, donnent lieu de présumer, par leurs apparences, que la matière qui les remplit a été séparée chimiquement des roches qui la contiennent. On est donc fondé à penser qu’une roche quelconque peut contenir les éléments nécessaires pour déterminer des sécrétions de substances dans une fente , de la même manière que le carbonate de chaux remplit fréquemment les fentes des roches calcaires, et que les veines quarzeuses sont communes dans les roches où la silice est abondante.

Si la théorie de la chaleur intérieure du globe est bien fondée , il s’ensuit que les deux extrémités d’un filon métallique doivent être à des températures différentes 5 et, par suite, on peut concevoir que ce filon doit constituer un appareil thermo-électrique, sur une grande échelle, capable de produire des effets qui, quoique lents, peuvent être très considérables. Nous ignorons s’il existe réellement dans la nature des faits qui réalisent cette supposition 5 néanmoins, on doit reconnaître que les expériences de M. Fox en démontrent la possibilité. Quand même des recherches ultérieures sur ce sujet important ne serviraient qu’à le mieux faire connaître dans tous ses détails, et à éclaircir les difficultés apparentes qu’il nous présente aujourd’hui, on ferait un grand pas dans cette branche encore si peu connue des études géologiques.

APPENDICE

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A. Sur quelques termes employés en géologie 1 . Est. Fig. 106. Ouest.

Stratum (strate, couche). Peut-être ce terme ne devrait-il être employé que pour désigner une couche dont les surfaces supérieure et inférieure sont des plans parallèles 5 néanmoins on s’en sert aussi pour indiquer les couches dont les deux surfaces sont irrégulières. Par suite, des roches sont dites stratifiées, même quand les plans de leurs couches ne sont pas exactement parallèles entre eux2.

Seam (veine). On emploie ce mot pour désigner une couche mince 3.

! Cet article ne contient qu an petit nombre de termes de géologie, qui ont paru à l’auteur anglais avoir besoin d’être définis. J’ai conservé son texte , sans y ajouter. Ainsi, cet article est plutôt une suite d’explications de quelques expressions anglaises usitées en géologie (ce qui ne sera pas sans utilité pour ceux qui lisent l’anglais), qu’un tableau général des termes français employés par nos géologues. Voilà pourquoi j’ai mis en tête le mot anglais. ( Noie du traducteur.)

* J’ai presque toujours traduit ce mot stratum par couche. J’ai également employé le mot couche pour le mot anglais bed; cependant, je dois prévenir que, dans les phrases où les deux mots se sont trouvés ensemble, j’ai jugé devoir traduire bed par couche, et stratum par lit. Il m’a paru qu’on pouvait dire, par exemple, qu’une couche de houille était partagée par plusieurs lits de schiste. Au reste, il ne me semble pas qu’il y ait à cet égard des règles généralement établies , pour les acceptions relatives de ces deux mots, parmi les géologues anglais ou français. ( Note du traducteur.)

3 J’entends par veine un lit de roches peu étendu, parallèle aux plans de la couche principale qui le renferme, dans laquelle il va se perdre en s’amincissant, et quelquefois en se ramifiant. Mais les Anglais emploient aussi le mot seam pour désigner un

dépôt mince, continu: dans ce cas, je l’ai traduit par le mot lit.

( Note du traducteur.')

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Dip (inclinaison). On dit que des couches sont inclinées (dip), quand elles forment un angle avec l’horizon. Le point \ers lequel elles plongent est ce qu’on appelle leur dip, ou la direction de leur inclinaison. La valeur de l’inclinaison, ou du dip, est déterminée par la mesure de l’angle. Dans la figure 106, les couches / plongent (dip) vers l’ouest sous un angle considérable, parce que, de ce côté, elles forment cet angle avec l’horizon, représenté par la ligne h h. Les couches d, au contraire, plongent vers l’est-, les couches abc sont presque horizontales, sauf une légère pente (dip) vers l’est \

Comme il est évident que des coupes verticales d’un seul côté peuvent donner une fausse idée de la véritable inclinaison (dip), et comme les plans des couches peuvent être irréguliers, on doit, dans ce cas, prendre beaucoup de soins pour déterminer la véritable inclinaison.

Anticlinal line (ligne anticlinale, ligne de faîte de la stratification) \ C’est la ligne à partir de laquelle les couches plongent (dip) dans deux directions opposées. Le faîte du toit d’une maison donne une idée de cette ligne, les deux côtés du toit représentant les plans des couches. Cette ligne est souvent très utile pour indiquer les dislocations des couches qui ont eu lieu dans une contrée.

Contorted strata (couches contournées). On dit que des couches sont contournées quand elles présentent plusieurs courbures dans divers sens, comme en e} figure 106. Ces contournements de couches ont lieu quelquefois sur une très grande échelle, comme, par exemple, dans les Alpes, où on observe des montagnes entières formées de couches contournées.

Conformable strata (couches conformes ou concordantes). Des couches sont dites concordantes , ou à stratification concordante, lorsque leurs plans généraux sont parallèles entre eux 5 mais a repose sur b à stratification concordante.

Unconformable strata (couches non concordantes, ou à stratification non concordante). Cette non concordance a lieu lorsque des couches, comme bc , figure 106, reposent sur les tranches d’autres couches, d.

Outcrop (affleurement). On dit que des couches viennent affleu-

1 On voit que dip est employé par les géologues anglais également comme verbe et comme substantif. Le verbe dip, dans l’acception vulgaire, signifie tremper, plonger dans l’eau, j’ai toujours employé ce mot plonger pour rendre le verbe dip. Le substantif dip devrait done être traduit- par plongement. Ce mot devrait être admis en géologie à la place de celui d 'inclinaison, qui peut présenter de l'incertitude lorsque les couches font un grand angle avec Pborizon. {Note du traducteur.) a Ce mol de ligne anticlinale devrait être admis par les géologues français.

( Note du traducteur.)

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rer (crop-out), ou présentent leur affleurement, lorsqu’elles se montrent à la surface, en sortant de dessous d autres couches. Ainsi, dans la figure 106, les couches d ont leur affleurement en g • et plus à droite, au meme point, on voit l’affleurement des couches a et b.

Outlier (littéralement, dépôt en dehors ; lambeau détaché ou isolé). On dit que des couches forment des outliers , lorsque , dans un canton, on en trouve une ou plusieurs masses, qui ne sont que des lambeaux détachés d’une masse principale des mêmes couches, avec laquelle elles ont été évidemment autrefois continues. Ainsi, dans la figure 106, les couches a a constituent en O Y outlier des couches formant le plateau P} car on reconnaît leur ancienne continuité, laquelle n’a été interrompue que par la vallée D.

Escarpment (escarpement). On dit que des couches forment un escarpement, lorsqu’elles seterminentd une maniéré abiuptc, comme les couches a! a et b en E.

Fault (faille). On appelle ainsi une dislocation de couches qui a eu lieu d’une telle manière que, non-seulement leur continuité a été détruite, mais que, de plus, la masse de roches d’un côté ou de l’autre de la fracture, et quelquefois l’une et l’autre, ont été soulevées au-dessus de leur position originaire. Ainsi, dans la figure 107, les couches, par la dislocation, ont éprouvé une faille en f ,* et on remarque que les parties de la couche a ne sont plus dans la même position respective quelles occupaient originairement.

Fig. 107.

Dyke (dyke). C’est une masse de roches, aplatie en forme de muraille, qui remplit l’intervalle entre les deux parois d’une fracture ou dislocation, et qui interrompt ainsi la continuité des couches de part et d'autre. Quelquefois les parois présentent des traces du violent effort qu’elles ont éprouvé, par l’introduction de la masse du dyke dans la fente, comme on le voit dans la figure 107, où on remarque que le dyke d a recourbé les tranches des couches qu’il traverse. Dans d’autres cas, il n’y a eu qu’une simple fente qui a donné

passage à la matière qui compose le dyke.

Rock ( roches et terrains). Les géologues emploient ce mot pour

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stances : ainsi, on dit, les roches carbonifères , les roches crétacées, etc. \

F ormation (formation). C’est une certaine série de roches qu’on suppose avoir été produites sous des circonstances générales semblables et à peu près à la même époque.

B et C.

Sous ces deux articles, M. de la Bêche a inséré dans son appendice deux listes de fossiles appartenant aux terrains supracrétacés, provenant ‘de deux cantons particuliers; savoir : ceux de la marne bleue du midi de la France, indiqués par M. Marcel de Serres dans sa Ge'ognosie des terrains tertiaires du midi de la France, et ceux des environs de Bordeaux et de Dax, publiés par M. Basterot, dans sa Descript. Géol. du bassin tertiaire du sud-ouest de la France, insérés dans les Mém. de la Soc. d Hist, nat ■ de Paris , t. n. Nous avons nous-mème annoncé ci-dessus, pages 282 et 290, ces deux articles B et C de l’appendice.

délais nous nous sommes décidé depuis à les supprimer, attendu que ce volume s’est déjà considérablement accru par les additions que nous avons faites aux listes de fossiles de la craie, de l’oolite, etc., et surtout par l’insertion du long article de M. Elie de Beaumont sur sa théorie des âges relatifs des systèmes de montagnes, et qu il doit 1 être encore, tant par une table des matières plus étendue que celle de 1 ouvrage anglais; que pat* une table alphabétique des fossiles.

Nous avons pensé que cette suppression aurait peu d’inconvénients. On doit se rappeler que M. de la Bêche n’a eu intention de citer, pour les terrains supracrétacés de diverses contrées, que les espèces les plus caractéristiques. Ainsi, dans son ouvrage,

1 indication des fossiles de ces terrains est fort incomplète, et le serait encore même avec les deux listes que nous supprimons; cat il faudrait y joindre les listes données par M. Deshayes pour les environs de Paris, celles de Brocchi pour les terrains subappennins, et celles encore plus étendues publiées par M. Bronn pour tous les terrains du même genre, dans la partie orientale de l’Europe, et autres. Nous espérons que les lecteurs ne nous reprocheront pas la suppression de ces deux listes de fossiles, et d autant moins que M. de la Bêche les a copiées textuellement dans les deux auteurs indiqués, sans y ajouter aucune observation ' > {Note du traducteur .)

D. Terrains crétacés à Stevensklint , See lande.

La description que le docteur Forchhammer a donnée de ces terrains 1 2 est surtout intéressante, en ce qu’elle nous fournit un nouvel exemple bien remarquable de ces passages zoologiques des terrains crétacés aux terrains supracrétacés dont il a été parlé ci-dessus , page 332.

Il paraît que la base de la falaise de Stevensklint est formée de craie contenant des lits de silex tuberculeux.

Sur la craie, dont la surface est ondulée, on observe un mince lit,

1 Cette double acception géologique du mot anglais rock a été expliquée ci-dessus plus au long, dans la note page 39. (j Note du traducteur .)

» Brewster, Edinburgh Journal of Science, t. ix, 1828.

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d’environ 6 pouces, d’une argile bitumineuse dans laquelle on a trouvé un zoophyte, des dents de requin , un pecten , des impressions de

bivalves, et des traçps de débris végétaux.

Sur cette argile repose un calcaire blanc jaunâtre, dur, contenant les espèces de fossiles suivantes : 1 Patella , 2 Cyprœa ; 1 Fusus,

2 Cerithium, 1 Ampullaria , 1 Trochiis , 1 Dentalium , 1 Area,

1 jïfyft’Zws, 1 Serpula, 1 Spatangus, 1 Favosites, et 1 Turbinolia, avec des dents de poissons et des débris indéterminables d autres coquilles bivalves et univalves, et de coraux. Ce calcaire est mêlé de grains verts. Son épaisseur, qui atteint rarement trois pieds, n est souvent que de quelques pouces*, et quelquefois même ce calcaire manque tout à fait. Il est recouvert par un autre calcaire de trente à quarante pieds d’épaisseur, presque entièrement composé de fragments de coraux , qui s’élève jusqu’à la partie supérieure de la falaise. Il est partagé en plusieurs couches par des lits contournés de silex cornés. Il est très remarquable que les débris organiques qu on rencontre dans ce dépôt se rapportent à des espèces qu on regarde comme caractéristiques de la craie, tels que YAnanchytes ovata , YOstrea vesicularis, le Belemnites mucronatus, etc. D après le doc teur Forchhammer, YAnanchytes ovata est quelquefois si abondant, que la roche en est presque entièrement composée.

Il paraît résulter de ces observations qu’il existe dans cet endroit une alternative évidente entre les fossiles considérés comme paiticuliers aux terrains crétacés, et ceux qu’on rapporte ordinairement aux terrains supracrétacés *, alternative très remarquable , en ce qu’elle suppose un état de choses un peu différent de celui qui a produit les mélanges et changements plus graduels qu’on dit exister dans les Alpes, dans les Pyrénées et à Maëstricht. Ici les circonstances auraient été alternativement favorables à la présence des animaux qu’on suppose être caractéristiques des deux classes de

terrains.

E. Additions sur le tremblement de terre de la Jamaïque, en 1692.

Ces additions, et la planche 108 qui s'y rapporte, ont été insérées ci-dessus, pages \ 66 et 1 67, dans une note à la suite des détails que l'auteur donne dans le texte sur le même phénomène. ^ote du traducteur.)

F. Sur les cartes et les coupes géologiques .

Il est de la plus grande importance pour un géologue , avant d’explorer une contrée, de s’en procurer la meilleure carte géographique, afin d’y tracer ses observations. Sans contredit, les bonnes

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cartes sont assez rares; mais elles se multiplient chaque jour davantage, et parmi les cartes récemment publiées en Angleterre et sur le continent, il y en a beaucoup dans lesquelles on a cherché à bien représenter la structure physique de chaque contrée, et particulièrement à figurer exactement les masses de montagnes. Autrefois, les géographes se contentaient d’indiquer des élévations du sol entre deux cours d eau sans s inquiéter de leurs hauteurs relatives ; en sorte que souvent il est arrivé qu’une dépression réelle entre deux chaînes de montagnes a été représentée par eux comme un terrain élevé, seulement parce qu’il existe en ce lieu un partage des eaux qui n’est dû qu à une très légère protubérance du sol.

Relativement aux cartes de l’Angleterre, on ne peut faire trop d’éloges des dernières feuilles publiées de la Carte nouvelle, exécutée par Y ordnance (le corps de l’artillerie) ; elles sont remarquables nonseulement par l’exactitude générale du tracé, mais encore par la bonne disposition des ombres, qui donnent une représentation fidèle des mouvements du sol. Sous ce dernier rapport, ces dernières feuilles sont bien supérieures aux premières. En voyageant avec ces cartes, le géologue est encouragé dans ses recherches, sentant qu’elles ne seront pas sans fruit. Lorsqu’il y a marqué ses observations de detail, il est en état de planer, pour ainsi dire, sur toute la contrée qu il a parcourue; il peut les combiner entre elles, et parvenir ainsi a des conclusions générales satisfaisantes, qu’il n’aurait jamais obtenues sans le secours de ces cartes exactes

On reconnaît chaque jour davantage l’extrême utilité de cartes géologiques exactes, et on a tout lieu d’espérer qu’à mesure qu’elles se multiplieront, beaucoup de questions géologiques, aujourd’hui problématiques, pourront être résolues. Déjà on a fait dans ce genre beaucoup de progrès; mais il en reste encore davantage à faire; toutefois, il est à désirer qu’on ne se presse pas trop de mettre au jour de simples esquisses générales. Parmi les grandes cartes généra es publiées ou près de l’être, les meilleures sont : la seconde edition de la carte de l’Angleterre et du pays de Galles, par M. Greenough ; la carte deFrance, par AIM. Elle de Beaumont et Dufresnoy 2 • la carte du nord-ouest de l’Allemagne, par AI. Hoffmann ; enfin, celle

On doit prendre bien garde de se laisser entraîner à considérer comme exactes des cartes bien gravées. Très souvent une carte grossièrement exécutée, et d'un up d œil peu avantageux, est bien supérieure à une autre carte dont la gravure est ties soignee, ou les ondulations et le divers caractères du sol sont figurés avec une preasion apparente, et dans laquelle on finit par reconnaître que les indications qu elle donne n existent que dans l’imagination du graveur.

* -Comme étant, depuis l’origine, directeur de l’entreprise de la carte géologique de frame, j ai la satisfaction d’annoncer que cette carte peut-être regardée comme

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des contrées qui avoisinent le Rhin, par MM. Ocynbausen, Dechén et La Roche. Nous possédons un assez grand nombre de petites cartes, d’un intérêt plus ou moins grand * publiées dans divers recueils scientifiques-, il y en a beaucoup dans les Transactions rie la Société géologique de Londres.

On doit toujours avoir soin, dans les voyages géologiques, de tracer, autant que possible, sur la carte les directions des failles et des filons, comme aussi l’inclinaison des couches. Les failles et les liions sont souvent très difficiles à observer-, mais avec des soins et des recherches réitérées , on peut parvenir à en déterminer beaucoup $ et les rapports ou les conformités de directions qu’on obtient assez souvent , récompensent amplement l’observateur de ses peines.

Relativement aux coupes géologiques , on ne saurait trop insister sur l’extrême utilité de les rendre exactement conformes à la nature, autant du moins que les circonstances le permettent, en adoptant une même échelle pour les hauteurs et pour les distances horizontales. Les coupes où l’on s’est écarté de cette règle ne sont guère que des caricatures de la nature-, souvent même elles sont plus nuisibles qu’utiles, et entraînent ceux mêmes qui les font à tirer des conclusions fausses, par les contournements forcés et les fausses proportions qui y sont données aux différentes parties. On y voit des vallées à pentes douces transformées en profondes ravines, des proéminences peu élevées en montagnes énormes. En un mot, avec des coupes de ce genre , on n’a aucun moyen de conjecturer pour chaque terrain, ni l’état de la surface sur laquelle il s’est déposé, ni son importance relative. A la vérité, il y a des cas où l’épaisseur d’un dépôt est si insignifiante comparativement à sa longueur, qu’on ne peut guère la représenter sur le papier dans des proportions exactes. Mais comme l’importance relative de ce dépôt est précisément une des circonstances les plus utiles à constater dans la coupe, il s’ensuit évidemment que si l’on est absolument forcé, dans ces cas, de ne plus conserver dans la coupe les proportions rigoureuses, on doit au moins ne s’en écarter que le moins possible. Il y a un assez grand nombre de cas où il est possible d’observer cette règle 5 et à moins qu’on s’inquiète peu de faire naître des idées fausses , il est évident que , dans l’intérêt de la science , les coupes géologiques doivent, pour remplir le but auquel elles sont destinées, être des représentations exactes de la nature.

terminée, et elle pourrait être dès à présent livrée au public, si la gravure du relief du sol n’exigeait encore un temps considérable : elle ne pourra être terminée qu’en 1835. Ce délai, qui a été inévitable, sera utilement employé pour faire à cette carte de nouveaux perfectionnements. (Rote du traducteur .)

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G. Tables pour le calcul des hauteurs par le baromètre.

Ce sont les tables de M. Oltmanns que l’auteur a jugé devoir insérer dans son manuel, en les faisant précéder d’une table de comparaison des millimètres en pouces anglais. Nous avons jugé qu’il était superflu de reproduire, dans notre traduction, ces tables si connues, qui se trouvent dans beaucoup d’ouvrages français, et qui notamment sont insérées chaque année dans X Annuaire du Bureau des Longitudes .

(Note du traducteur .)

M. de la Beche a termine son appendice par un tableau plus général des mesures françaises et anglaises. Nous avons préféré le placer au commencement de l’ouvrage.

Fig. 88.

Calamites cannœformis

i Nous plaçons ici celte figure 88, qui a été oubliée à sa place ci-dessus, p. 503.

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