SALURE ET PESANTEUR SPECIFIQUE
Il serait hors de propos d’essayer de donner ici une description générale de tous les autres rapports entre les continents et les eaux, lesquels sont d’ailleurs plus ou moins connus de tout le monde. Néanmoins nous croyons utile de faire mention de ces lacs d’eau douce qui couvrent des espaces considérables, et de faire remarquer qu’il peut s’y former encore aujourd’hui des dépôts fort, étendus, enveloppant seulement des restes d animaux et de végétaux terrestres ou d’eau douce.
Salure et pesanteur spécifique de la mer.
La masse tout entière de l’Océan est formée d’eau salée, dont la composition est assez constante, autant que l’on peut en juger pai les expériences qui ont été faites à ce sujet. Par suite de l’évaporation et de la chute des eaux pluviales, la mer doit être moins salée à la surface qu’à une certaine profondeur au-dessous.
Suivant le docteur Murray, de l’eau de mer recueillie dans le golfe de Forth (Écosse) contenait sur 10,000 parties :
Sel commun 220,01
Sulfate de soude. . . . 33,16
Muriate de magnésie . 42,08
Muriate de chaux . . . 7,81
Suivant le docteur Marcel, 500 grains d’eau de mer, pris au milieu de l’Atlantique du nord, contenaient :
Muriate de soude . . . 13,30
Sulfate de soude. . . . 2,33
Muriate de chaux . . . 0,995
Muriate de magnésie . 4,955 ;
D’après les expériences du docteur Fyfe ( Journal philosoph. d’Édimb ., vol. 1 ), les eaux de l’Océan, entre le 61° 52' N. et le 78° 35' N., ne diffèrent pas beaucoup dans la quantité des sels qu’elles renferment, laquelle varie entre 3,27 et 3,91 pour 100. Les eaux soumises à l’expérience avaient été recueillies par M. Scoresby.
Le docteur Marcet a fait une série d’expériences sur la pesanteur spécifique de l’eau, qui a donné les résultats suivants :