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DENSITE DE LA. TERRE

Densité de la terre.

Diverses opinions ont été émises an sujet de la densite du globe terrestre-, mais il paraît certain que la densité intérieure est plus

grande que celle cle la surface. .

M. D’Aubuisson conclut des observations de Maskelyne, Playtair

et Cavendish, « que la densité moyenne de la terre est environ « cinq fois plus grande que celle de l'eau, et par conséquent (( presque double de celle de l'écorce minérale de notre globe \ a Laplace a considéré la densité moyenne de notre sphéroïde comme égale à 1,55, celle de la surface solide étant 1. Suivant Bady, la densité de la terre est 3,9326 fois plus grande que celle du soleil, et elle est à celle de l’eau dans le rapport de 1 i à 2

Distribution des continents et des eaux à la surface du globe.

Quand on examine la distribution des continents et des mers, et leur proportion relative dans leur état actuel, on reconnaît que les mers couvrent près des trois quarts de la surface du globe. La configuration des continents est très variée, et c’est dans l’hémisphère nord qu’ils sont le plus étendus. Nous les jugeons quelquefois très élevés au-dessus du niveau de la mer, d’après nos idées générales à ce sujet-, néanmoins si, comme cela devrait être, on compare cette élévation au-dessus de la mer avec la longueur du rayon de la terre, on reconnaît qu’elle est extrêmement faible i * 3.

La surface de l’océan Pacifique seule est estimée un peu plus grande que la totalité des continents qui nous sont connus. On ne peut considérer ceux-ci que comme une certaine partie de la surface raboteuse du globe , qui peut pendant un temps être au-dessus du niveau des eaux , au fond desquelles elle peut disparaître de nouveau , comme cela a eu lieu à différentes époques antérieures. Laplace a calculé que la profondeur moyenne de l’Océan n’était qu’une petite fraction de la différence de 26 milles anglais, produite entre les diamètres de la terre par l’aplatissement des pôles. Cette profondeur a été diversement estimée entre 2 et 3 milles (de 3,200 à 4,800 mètres). La hauteur moyenne des continents au-dessus du

i Traité de Géngnosie, 2e édit., t. \, p.28.

s Baity, Astronomical tables.

3 Voyez la figure dans mes Sections and views illustrative of' geological, phenomena, pi. 40.

DISTRIBUTION DES CONTINENTS ET DES EAUX , ETC. 3 niveau des mers n’excède pas 2 milles, et elle est probablement beaucoup moindre : par conséquent, en prenant également 2 milles pour la profondeur moyenne de l’Océan, les eaux occupent les trois quarts de la surface de la terre; les continents actuels pourraient être distribués dans le sein de l’Océan, de telle manière que la surface du globe ne présentât plus qu’une seule masse d’eau : possibilité fort importante, car elle permet de concevoir à volonté toutes les combinaisons imaginables dans la distribution superficielle des continents et des eaux, et par conséquent de nombreuses variétés dans la vie organique, chacune d’elles appropriée aux diverses situations et aux divers climats dans lesquels elle serait placée.

La surface de la croûte solide du globe est tellement inégale, que l’Océan, conservant un niveau général, entre au milieu des continents dans différentes directions, formant ce qu’on appelle généralement des mers intérieures, telles que la mer Baltique, la mer Rouge et la mer Méditerranée ^ dans lesquelles il peut se produire des changements géologiques différents de ceux qui arrivent dans le grand Océan.

On rencontre au milieu des continents de grands amas d’eaux salées qui y sont tout à fait enfermés, et que l’on a nommés caspiennes , du nom de la mer Caspienne, la plus grande d’entre elles. Elles n’ont aucune communication avec le grand Océan : en effet, le niveau de la mer Caspienne esCbeaucoup plus bas que celui de la mer Noire ou de la Méditerranée; la première occupant, avec le lac d’Aral et d’autres lacs plus petits, la partie la plus basse d’une dépression considérable (de 200 à 300 pieds au-dessous du niveau général de l’Océan), laquelle a eu lieu dans l’Asie occidentale, et qui reçoit les eaux du Yolga et de plusieurs autres rivières.

On a donné diverses explications de ces amas d’eau salée : quelques-uns supposent qu’ils ont été isolés de l’Océan par un changement dans le niveau relatif des continents et des mers; d’autres, au contraire, pensent que leur salure provient de ce que le sol sur lequel ils reposent est imprégné de matières salines. A l’appui de cette opinion, on a fait remarquer que la mer Caspienne et les lacs d’Aral, de Baikal, etc., sont situés dans des contrées où abondent les sources salées.

Quelle que soit leur origine, il est évident que, si la quantité d’eau douce que reçoivent ces mers n’est pas égale à celles qu’elles perdent par l’évaporation, elles deviendront de plus en plus salées, jusqu’à ce que l’eau étant saturée, l’excédent de sel se déposera au fond, et y formera des couches d’une étendue et d’une profondeur proportionnées à celle du lac ou de la mer.

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