Sables jaunes argileux en couches épaisses
2. Bancs très puissants de cailloux roulés, quarzeux, entremêlés de sable grossier qui y forme des amas et des lits.
3. Sables jaunes et gris, fins, micacés, acquérant plusieurs toises de puissance, contenant des couches minces d’argile sableuse bleuâtre. Ge sable, jaune à sa partie moyenne et inférieure, est très riche en ossements fossiles de mammifères.
4. Marne argileuse bleue , micacée , très puissante , formant le fond du bassin, et contenant à sa partie supérieure beaucoup d’ossements fossiles.
De ces diverses observations sur le val dArno, M. Bertrand-
Geslin tire les conclusions suivantes :
1° Les cailloux roulés dans ce bassin sont d’autant plus gros et plus abondants , qu’ils sont plus voisins de la chaîne secondaire du
nord.
2° Les sables grossiers occupent la partie centrale de la vallee, et les plus fins bordent le pied de la chaîne calcaire du sud.
3<j Ces sables et les argiles bleues inférieures sont déposés par
couches horizontales.
4° Les ossements fossiles de mammifères sont ties abondants vers la partie centrale du val d’Arno, sur la rive droite du fleuve, et rares sur la rive gauche.
5° Ces os, en bon état, quelquefois disséminés, sont généralement déposés sur plusieurs plans. Leur manieie detre est en rapport avec le mode de dépôt de la masse sableuse qui les entoure.
6° Le sable jaune contient des coquilles fluviatiles à Monte -
Carlo .
7° Enfin, ce terrain meuble ne présente ni fragments de coquilles marines, ni couche pierreuse agrégée, ni bancs de lignite jayet *.
Les animaux dont on trouve les débris dans le val d’Arno supérieur sont les suivants : Elephas primigenius , Hippopotamus major , Rhinocéros , Tapir , Daim , Cheval , Bœuf ’, Hyène , Felis , Ours , Renard des cavernes et Porc-Épic. La présence de ces débris semble indiquer que l’âge du dépôt qui les contient n’est pas très éloigné de l’époque de ces sables et graviers de transport que l’on trouve en Auvergne mêlés avec des substances volcaniques , et dont nous parlerons dans la suite.
î Ann. des Sc. not., t. xiv, p. 364.