‹ Manuel historique de politique étrangère. [Texte imprimé]Chapitre 2 sur 360 · LA RÉVOLUTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Au début de la Révolution, la France s’attacha d’abord à la tâche que lui avait laissée Tancien régime, que lui imposaient les événements de 1789. Elle se constitua en nation. Talleyrand formulait vraiment les sentiments et les opinions de la majorité des Français, lorsque, en février 1790, il faisait, au nom de l’Assemblée nationale, leloge de son œuvre considérable : <( Les droits des hommes étaient méconnus. Ils ont été rétablis. La nation avait perdu le droit de discuter les lois et les impôts. Ce droit lui a été restitué. Des privilèges sans nombre composaient tout notre droit public. Ils ont été détruits. Une féodalité vexaloire couvrait la France entière. Elle a disparu sans retour. Vous désiriez l’abolition de la vénalité des charges, elle a été prononcée. Vous éprouviez le besoin d’une réforme du moins provisoire des principaux vices du code criminel : elle a été décrétée. Un code de lois civiles fera disparaître toutes ces lois obscures, compliquées, contradictoires. L’Assemblée a consommé l’ouvrage de la nouvelle division du royaume qui seule pouvait effacer jusqu’aux dernières traces des anciens préjugés, substituer à l’amour-propre de province l’amour véritable de la patrie. Nous terminerons nos tra-

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