Fondation de l'abbaye des Chanoines réguliers d'Essomes
S6 CHROZfOtOOIE
109!' 4;^onflaiioQ du chapitre de Yennand , Iku remar-p quable par un camp romain. Ea ii44* ^^^ abbaye de PrémoBlré$ remplaça le chapitre.
1092. Treizième concile de Soissons, où sont coadanmées les . erreurs de Roscelin.
1095^ Un chevalier, nonmié Amaury , avait bâti un château fort à Gouy en Arrôuaise , pour piller à son aise Itê terres de l'évêclié de Cambrai. L'évêque Vaucher es fait le siège , et s'en étant rendu maître, ainsi que 4m la personne d'Âmaury, retient celui-ci prisonnier peii-r dant un an.
1094* Louis-le-Gros , non encore associé par son père à If royauté , fait une guerre vive à Ebles de Rouci , et le réduit à livrer son château pour gage de l'exéGutien du traité qu'il lui fait souscrire.
1090. Nombreuse assemblée de Prélats et de Seigneurs k Saint-Quentin, où l'on prend des arrangemens |M>ur Ja première croisade. Le comte de Vermandois, Huguesle-Grand , frère du Roi , avait résolu d'y marcher k ta tête de presque toute la noblesse de la province.
Cinquième concile de Laon , qui prononce la T^idlté de l'élection de Gaucher, évêque de Cambrai, et erooHimunie Manassès , son compétiteur.
1099. Guerre entre Thomas de Marie et Roger de Pieirepont. hf Laonnois en souffre beaucoup.
1100. Splendeur de l'école de Laon, à la tête de laquelle sont les deux illustres frères Anselme et Raoul, et o^ Jes disciples affluent de toutes les parties de l'Europe.
Charte de 1 100, où il est fait mention de la coutume de Vervins. Cette coutume ne peut-être que la toi de f^ervinSf due à Thomas de Marie, et que Lacroix du
HISTOniQUE* $7
Naine appelle uCii petit code qui i^espire è diaque ligne f huiBBÉnté et la )iKtice. On dott auppoter que la ville <{ui en receviRt ie bénéfice fat affranchie. La loi de Vertins est le plug anôien monuttient de cette espèce qui ait été rédigé en français. Ptolémée parle de Vervins ». Vêrbinwm, dans sa Géographie.
)K Quatonjème concile de Soissons, où il fut question de
. recommander au Pape l'élection d'Etienne do Garlande à l'évéché de Beauvais , qu'obtint à son préjudice Henri ^ fils de Louis-le-Gros.
Le boui^ de Gorbeny est brûlé par Thomas de Marie r qui apparenmient était en guerre avec Tabbaye de Saint-Remi de Reims.
^ Thomas de Marie» attaqué dans le château de Montaigu par Enguerrand de Gouci , son père , est secouru par Louis* Ib-Gros , qui fait lever le siège.
^ii. Thibaut^le-Grand fait entrer Ghateau-Thierri dans le domaine de Ghampàgne. Il change le cours de la rivière » qui » serrant la ville de trop près , Tempcchait de s'aggrandir.
)9. HugueS'le-Grand » et Adélaïde de Vermandois » son ^use , confirment les franchises de Saint-Quentin. Il 7 a lieu de croire que la commune de celte ville reçut alors une forme semblable à celle que le peuple de Beauvais venait de donnera la sienne.
lo. Institution de la commune de Laon , convenue par les trois ordres des habitans et sanctionnée par le Roi» qui &it payer chèrement son approbation. On voit par la manière dont s'établirent les trois communes de Saint-Quentin , Vervins et Laon , que l'idée d'affranchir le peuple et d'ériger les populations locales en
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corps politiques y n'est point partie du trône. Mais d^ que nos rois eurent entrevu qu'ils trouveraient dans les. communes d'utiles auxiliaires contre la féodalité» ils en favorisèrent la multiplication de tout leur pouvoir. 1112. Les ecclésiastiques et les nobles de Laon obtiennent de Louis-le-Gros y à prix d'argent, la suppression de la commune.Le 25 avril sédition , dans laquelle l'évêque et~ plusieurs gentilshommes perdent la vie. Incendie d'une partie delà cité : massacre des nobles ; représailles exercées le 28 sur les bourgeois : pillage delà ville. La célébrité qu'acquirent à la commune de Laon les malheurs qui signalèrent sa naissance , contribua beaucoup à propager une institution à laquelle le tiers-état doit
son origine.
1114. Lisiard, évêque de Soiissons, avait dénoncé au con-^ cile de Beauvais des hérétiques qu'il accusait de Manichéisme. Le peuple de Soissons prévient le jugement, dans la crainte qu'il ne soit trop doux, et brûle ces malheureux.
Thomas de Marie est excommunié par le concile de Beauvais , comme spoliateur des biens de l'église.
Rétablissement du culte dans la cathédrale de Laon» qui avait beaucoup souffert de.l'incendie de 1112, maîr dopt le vaisseau et les tours n'avaient pas été endom*. mages. On ignore la date de sa construction; mais un édifice aussi remarquable ne peut appartenir qu'aux beaux temps de l'architecture gothique.
m 5. Louis-le-Gros attaque, prend et rase les châteaux que Thomas de Marie avait à Crécy-sur-Serre et h Nouyion-l'Abbesse.
Le comte de Soissons , troublé par la jalousie •
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accusait ga femme d*adultère , et voulait qu^elIe te purgeât par Tépreuve du fer ardent ou du duel. Yves de Chartres remontra , dans une lettre écrite à Tévéque, que les constitutions de TEgiise n'admettaient que la preuve par témoins* Le comte se réconcilia avec sa femme; et l'autorité de ce qu'on appelait alors lesjugômens de Dieu en fut ébranlée.
Quinzième concile de Soissons» pour aviser aux moyeos de rappeler à son église l'évêque d'Amiens » qur s'était retiré dans un cloître.
On commence à reconstruire* de fond en^ eomble- Téglise royale de Saint-Quentin.
)7« Raoul I^ de Yermandois exerce beaucoup de violences sur ses voisins. Il s'empare de Ribemont ^ on ne sait sur quel prétexte.
Thomas de Marie , devenu sire de Cbuci » aCQranchit les habitans de Nrgent.
n existait alors, dans les murs de Chauny, une abbaye oh Ton suivait la règle de S. Augustin.
\^ Les milices du Yermandois et du Laonnoîs sont employées par Louis-Ie-Gros à une expédition contre la Normandie » où » suivant le récit d'un contemporain ». elles commettent de grands excès, so. Fondation de l'ordre et de l'abbaye dé Prémontré.. Une communauté de filles se forme dans le voisinage», sous le nom de FonteneHe , et au rapport d'Herman » témoin oculaire » on y comptait plus de mille sujets du temps même de S. Norbert. €'est aussi vers ce temps que prend naissance l'abbaye des Religieuses'du Charme.. \\h Fondation des abbayes de Saint-Martin de Laon et de Foigpy y l'ime de Prémontrés , J'autre de Bernardins..
io CHHOnOlOGIB
1123. Seizième eoneile de Soissons , ob la doctrine d' Abélard est condamnée»
1 1 24* Fondation de Tabbaje de Guissy, de l'ordre de Prémontré.
1 128* Rétablissement de la pommune de Laon. La charte rédigée à ce sujet est la plus ancienne de celles qui entrent dans le détail des droits politiques et civils nés de l'institution des communes; aussi a-t-elle servi de modèle aux ajutres.
Les Religieuses sont chassées de la célèbre abbaye de Notre - Dame dQ Laon , qui prend le nom d'abbaye de Saint-Jean, Elles y sont remplacées par des Bénédictins.
La pest« exerce ses ravages à Soissons et dans d'autres villes de France.
1 1 29. Suivant une ancienne chronique , Barthelemi , évêque de Laon , marchant en armes contre Soissons , est battu, fait prisonnier, et indignement traité par les vainqueurs.
Par un diplôme de cette année , Louîs-le-Gros aflranchit nominativement quinze habîtans de Suzi et leurs familles , sans le consentement des Religieux de Saint- Jean , seigneurs de ce lieu.
ii3o. Louis-le-Gros conduit une florissante armée contre Gouci. Thomas de Marie est blessé, pris et ramené à Laon , où il meurt. Sa puissance et sa valeur donnent un grand éclat à ce succès. Louis-Ie-Gros n'en obtint pas de plus important contre la féodalité , dont il pré* parait la chute.
Etablissement de la commune de Bruyères , Vorges , Ghérét et Valbon , à l'instar de celle de Laon. Gétt»
KISTÔRlQtB. 4l
oemminie av»it cela de remarquable , qnetle louissait
des droits de justice et de seigneurie dans son territoire* Fondation des abbayes de Religieux de Brame, di0
Thenailles , de Chartreuve et de Chauny.
3i. Louis-Ie-Gros établit une commune à Soissôns. Quelques-uns pensent que la concession royale date de 1 1 1 71
Alors ta charte de iiSi ne serait que Texplication de*
droits dont les habitans devaient jouir.
Fondation des abbayes de Religieux de Saint-Créphi*
en-Chaye, k Soîssons» deLongpont, de Clairientaiaey
et du Lieu-Restauré.
Suppression du Vidamé de Laon.
ih, Si^e de La Père par Louis-le-Gros , qui , après deux
mois d'inutiles eJOTcrts , traite arec Enguerrand II , fiU
de Thomas de Marie.
Rétablissement du Vidamé de Laou , en fayeur des
seigneurs de Glacy.
Assemblée des Grands du royaume , tenue à Soissons
par Louis-le-Gros» Les fondations de Saint-Crépin-en*
Gbaye et de Longpofll y sont confirmées.