Erection du marquisat de Moy
>], Les justices seigneuriales de La Fère et de Maile sont érigées en bailliages royaux, par une déclaration du 29 décembre. Cette érection fut ta conséquence de la réunion du domaine de Navarre à ta couronne; réunion à laquelle Henri TV avait long-temps résisté.
4* Les Princes et une partie de la haute Noblesse , indignés de la grande faveur de Goncini, se soulèvent contre la Cour.^ Ils se rendent maîtres de Soissons , où des conférences s'ouvrent entre eux et des commissaires an Roi , le 14 avril. Il en résulte le traité de Sainte- Ménehould , du i5 mai.
i5. Nouvelle insurrection des mécontens , à qui les villes de Couci , de Laon et de Soissons sont livrées par les gouverneurs. Ils s'assemblent à Couci» en juillet; et la Cour y entame avec eux des négociations où Ton ne s'accorde pas. Prise de Château-Thierri , qui se rend le 3o s^tembre au prince de Condé et au duc de Bouillon.
Le traité de Loudun fait poser les armes , et l'emprisonjiement du prince de Condé , arrêté le i .^^septembre, les&it reprendre. Les mécontenss'assurent de Soissons^ de La Fère» de Couci et de Laon. Le duc de Longueville échoue dans, la tentative , qu'il fait le 6 septembre, de leur procurer aussi Saint-Quentin. Ils signent , à la lin 'd'octobre , daiis une ferme voisine de Soissons , une
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ligue à laquelle aecède le duc de Guise « que la Cour ne tarde pas à gagner* Les commissaires envoyés à Soissons pour ramener les autres confédérés, n'y réussissent pas. Château-Thierri rentre sous l'obéissance du Roi : il est donné en apanage à François d'Orléans , comte de Saint-Pol.
l6i7. Les Confédérés mettent garnison dans Chauny et parviennent à occuper Saint-Quentin. Ils attaquent Jean de Récourt., campé auprès de Marie , avec sa compagnie» et l'emmènent blessé à La Fère, où il est traité en criminel. Le duc de Guise leur enlève Rosoy à la fin de mars. Il tente de surprendre Laon la nuit du i.^ avril , et se retire , après av^ir brûlé le fauboui^ de Vaux. Le 8 , lé comte d'Auvergne , rencontré près de Villers- Cotterêtspar leduc de Mayenne» fils du chef de la ligue» éprouve un échec. Le lo, il investit Soissons oii Mayenne s'était renfermé : il en presse vivement lé siéçe. Le i4» Ja cavalerie de la garnison de Laon est mise en déroute près de Vailly. Le 24 » comme on allait livrer un assaut général à Soissons» on y apptend la mort de Concini »^ maréchal d'Ancre ; et cet événement fait cesser la guerre civile.
1621» Commencement de persécution contre les reformés. On les désarme à Laon , à La Fère » h Guise » à Saint- Quentin. Mansfeld appelé à leur secours par le duc de Bouillon» pousse un parti jusqu'à Pierrepont » où une troupe de cavalerie est défaite et perd le seigneur de Proviseux , son commandant. .
16^. La baronnio de Couci avait été donnée en apanage à François de Valois » dont le père» Charles de Valois» était fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet
fille retourae. à là couroime par la mort de François de Valois sans postérité.
La dédaration de 1607 disait que les appels des bailliages de La Fère et de Marie seraient portés dans tous les cas au parlement. Le bailliage de Laon , que eette disposition menaçait de la perte d'une partie de son ressort ^ se pourvût pour la faire annuUer. Le 99 novembre 1691 , on convint de quelques échanges de territoire , au moyen de quoi Tancien droit de ressort du siège de Laon serait maintenu. Cette transaction est homol<^ée par arrêt du s avril suivant.
iS* La peste enlève à Laon le tiers de sa pc^ulation.
oL Le 93 janvier, François de la Rochefoucault, comte de Roùci » suspect d'iiftellîgence avec les calvinistes^ de la Rochelle » est enlevé dans son château de Rouci » et oonduità Paris, oùil est retenu jusqu'à l'année suivante. L'abbaye de Saint^aul-4ès-Soissons se forme par la substitution de Religieuses à des moines du Yal-des- Ecoliers. .
h. Dans le mois de septembre » pendant une maladie de Louis XIII, le baron de Saint^Pierro tente sans succès de surprendre Laon.
Si. Le 19 juillet, la Reine mère, échappée de€ompiëgne, se présente à La Gapelle , 011 elle avait l'espoir d'être reçue. Le refus de lui en ouvrir les portes l'oblige de se retirer à Bruxelles; ce que son fils ne. lui pardonna point.
Chfiteau-Thierri rentre dans le domaine çoyal par la Hiort du comte de Saint-Pol. Pendant io séjour que le Roi y ât , il fut rendu , le 1 s novembre , diverses ordonnances sur les commissaires examinateurs.
n8 CHRONOLOGIE
i652« L^ navigation de l'Ourcq était abandonnée depuis an demi-siècle » et la rivière était retombée dans son ancien état. Louis de Foligny obtient ^ le 3 avril , des lettres patentes qui lui permettent de la rendre , navigable . depuis La Ferté-Milon , ou plus haut , si faire se peut» jusqu'à son embouchure dans la Marne , et qui lui concèdent pour vingt ans^ la jouissance de cette navigation.
i655. £a guerre, qui venait d'être déclarée à FEspaghe , expose la Thiérache à des incursions » dans lesquelles l'abbaye de Foigny est fort maltraitée.
Erection de la terre de Saint-Simon en duché-pàirie. Engagement des domaines de Laon , Couci et Noyon , à Roger de Longueval.
Translation à Yillers - Gotterêts des religieuses de l'abbaye de Saint-^Remi de Senlis.
Les religieux de Nogent étaient chaînés de distribuer aux pauvres de petites miches ou pains » te jour du Vendredi saint ; et là police était faite alors par la jeunesse de Gouci , ayant à sa tète son prince électif : elle était régalée à discrétion le jour du Mardi gras. Elle fut accueillie ce jour-là» non avec le banquet d'usage» * mais par des huées et des injures qu'elle ne supporta
pas avec patience. Les moines rendirent plainte. L'instruction se fit à Soissons ; elle compromit te fils du Lieutenant-général du bailliage deGoucr, et deux autres jeunes gens. Un jugement souverain des requêtes de l'Hôtel » rendu par contumace » les bannit pour trois ans du ressort 4u bailliage de Couci» avec injonction de garder leur ban » sous peine de la kart. Cette victoire des religieux les délivra des visites de la jeunesse.
UISTaRIQUE. 119
Deux armées ennemies entrent en ThiérAobe, i^une sous les ordres du prince Thomas de Savoie , l'autre commandée par Jean de Werth et Picolomini. La GapeQe, investie le s juillet , capitule le 6. Yervins n'oppose le 7 aucune défense. Le château de Surfontaine est pris et brûlé le 9. Dans Guise attaqué le 13 ^ Guébriant fait une résistance qui détermine le prince Thomas à lever le siège. Le 1 5 » le brave Jean de Récourt s'oppose au passage de la Serre tenlé par les Espagnols» qui s'en vengent par le ravage de ses propriétés et rincendie du Sart et d'^Anguilcourt. L'ennemi est plus heureux à Bohain » à Etreux , et ensuite au Catelet » qui se rend en peu de jours , sur la fin de juillet. Hirson assiégé le s 5 par le comte d'Isembourg , ne capitule que le 1 5 août. Ribemont» La Ferté-sur-Péron , Villers-le- Sec 9 Clairfontaine sont mis au pillage. L'abbaye de Montreuil est ruinée , et les religieuses sont réduites à errer d'asyle en asyle. Enfin une armée tevée à la hâté met un terme aux progrès des Espagnols et aux inquiétudes de la capitale. Richelieu fait condamner h mort , par contmnace , les deux commandans do La Capello et du Catelet.
La peste enlève h St-Quentin plus de trois mille habitans.
Ouverture dé la navigation de TOurcq. De premiers bateaux airrivent à Paris, le i5 juillet.
La guerre , qui se fait cette année sur la frontière du nord , est purement défensive de la part des Espagnols. Une armée française s'était assemblée dans le Laonnois sur tes bords de l'Aisne ; et pour la mettre en état d'agir, de fortes contributions avaient été levées surBeaurieux» Craonnelle, Ghaudardes et autres lieux circonvoisins*
Turenne ouyre la campagne le i.*"' juin par le siège d'Hirson^ qui est pris le ifi. Bohain» Ribemont, Etreux et le château de La Lobiette sont ensuite reconquis. La Capelle , attaquée le i.*' septembre , ne se rend que le 20 : on y avait perdu Bussy-Lametb» dont les services distingués allaient être récompensés du bâton de loiaréchai de Frjance. Un seul échec fut mêlé à ces sUccès ; une partie de la garnison de Landrecies tomba d^ns une embuscade près de Guise , et fut mise en déroute*
i638. Le Catelety la seule place qui restât aux Espagnols de Tinyasion de i636» est emporté d'assaut le i4 septem" bre , après vingt-cinq jours de siège;
1642. La perte de la bataille d'Honnecourt essuyée le 26 mai y jette Tépouvante dans le Yermandoiset la Thiérache y que l'ennemi vient ravager. Le comte d'Harcourt rassure le pays par une diversion qu'il fait dans le Hainaut , avec des troupes i^assemblées à Hirson. Les religieuses d'Origny avaient fui à Saint-Quentin, et pendant leur absence » un ifiçendie consuma le monastère, où s'était réfugiée la population des campagnes voisines.
1644* ^^ détachement de l'armée du comte d^ Buquoy fait une incursion en Thiérache , et pille le village de Landifay, le i3 avril.
La reine mère ; Anne d'Autriche , prend au mois^ d'octobre possession du comté de Marie à litre de douaire ou d'apanage. Elle jouit aussi de La Fère au même titre. ' •
164s. Donation de Château-Thierri à un sieur de Barados : elle fut révoquée presque aussitôt. Erection de la terre de Genlis eu marquisat.
t()46. Un Impôt sur les bourgeois, sous le nom de taxe des
HiSTORKjUE. lai
aisés , ocGasiolme des émeutes et iait couler le sang dans plusieurs ?illes , du nombre desquelles est Saint- Quentin.
Chfiteau-Thierriest offert àTurenne^ pour prix de w&k services : il le refuse généreusement » dans la crainte que l'indemnité due au duc de Bouillon , son frère» pour la cession de Sedan , n'en fut diminuée.
Les religieuses de Fenraques se fixent à Saint-Quentin.
Fluyeurs incursions de l'ennemi sur la frontière du Yermandois sont réprimées , d'abord par les seuls babitans de Saint ->Quentin , et ensuite par les mêmes habitans réunis à la garnison.
2 juin. Le bourg de Crécy est pillé par l'ennemi. Les troubles de la fronde éclatent. Le Wdame d'Amiens » à la tête d'un régiment suisse; obtient' le passage par Âubenton , sous la condition qu'il n'y sera fait aucun tort; et au mépris de cette convention » la ville est saccagée.
Erection du marquisat de Cœuvres en duché-pairie , sous lenomd'Estrées. Les lettres ne furent enregistrées qu'en i665.
Château-Thierri est concédé au duc deBouill(m,par un traité qui n'est arrêté définitivement que le 9o mars i65i.
£n mai 9 l'archiduc Léopold, avec quarante mille hommes , s'arrête sous Laon » attaque et empcnrte le faubourg de Yaux^ mais n'ose entreprendre le siège de la ville. Cr^y et les villages voisins sont pillés deux jEois par des troupes étrangères au service de France.
Le pays est à la fois le théâtre de la guerre civile et delà guerre étrangère. Le i4 luai 7 Le Gatelet tombe au
122 GHIONOLOGIË
pouvoir des Espagnols. Aubenton est pris et pillé par eux le. 2 juin; et après avoir fait subir le même sort à Ribemonty ils font le 16 Tinvestissement de Guise. Ce siège est , après la bataille de Rethel , Tévènemeûf le plus remarquable de la campagne. La ville ayant été emportée le 27» les habitans se retirent avec la garnison dans le château. Mais les vivres manquaient auxassiégeans; et la perte d'un grand convoi , qui leur fut enlevé lef 29 auprès de La Capelle , les force à lever le iîége le 9 juillet. Une médaille fut frappée en mémoire de ce succès; et pour honorer le courage des habitans » le maire et deux officiers municipaux forent anoblis. L'ennemi , en se retirant , met te feu au château de Vadencourt , pour se venger du mal que lui avait fait pendant le siégé le marquis de la Plénoye , seigneur de ce lieu et commandant du régiment de Guise. Il fit aussi des d^âts considérables au château du Sart , en haine de la conduite brillante qu'avait tenue Jean de Récourt. II brûla ensuite Etrée^u-Pont^Sorbais» Lusoir; et le 17 juillet , il mit le siège devant La Capelle , qui ne se rendit que le .3 août. Ce même jour 3 , il attaqua Hirson , dont la défense se prolongea jusqu'au 29. Vervins lui ouvre ses portes le 6. Le 1 3 , le principal corps d'armée des Espagnols se présente devant Marie , et le gouverneur » Pierre - Alexandre de Signier , ose , sans artillerie , y tenir assez , pour que le maréchal de Piraslin puisse couvrir Laon. Quelques jours après , Deliège , attaqué dans le château de La Cloperie , par le général' Sfondrate y réussit à le repousser avec une poignée d'hommes. Dans le même mois d'août , Turenne, qui combattait alors contre la France , partait
"de Rethel , pour aller délivrer les princes prisonniers à Vincennes. II atait pris Neufchâtd; il j avait passé TAisne; et il était déjà dans La Ferté-Milon , lorsque la translation des princes à Marcoussis fit manquer son projet* L'archiduc Léopold s'étant avancé dans la vite de le seconder , campa le sS à Bazoches , d'où ses détat^hemens portaient de tout côté le fer ^ t le feu. Ce fut apparemment dans cette circonstance que fut détruit le pont de Pontavert. L'ennemi brûla les tours de l'église du Mont-Notre-Dame; et les habitans » qui s'y étaient réfugiés , y trouvèrent une mort craelle. Brainefut pris «t pillé dans les derniers jours d'août. U en fut de même de Tabbaye de Vaucler« La ville de Soissonsfut menacée le 00 ;et toute la campagne environnante eut beaucoup à souffrir jusqu'au 18 septembre. Un prieur de Coincy , nommé Bataille , osa défendre sa maison contre un parti de mille à douze cents hommes » et le fit avec succès. Le 9 septembre^ six mille Espagnols vinrent occuper Montcornet : ils y restèrent jusqu'à la fin de ce mois; et ils employèrent ce *temps à désoler le pays par leurs courses.
La terre de Nogent-1' Artaud est érigée en duché-pairie de La Neuville. Mais les lettres n'ayant pas été vérifiées par le pariement , l'érection resta sans effet.
Le 91 février, quatre mille Espagnols viennent occuper Rosoy , et y restent jusqu'au 1 2 avril, au grand dommage dti pa]^ environnant. Dans le même mois de févTMir, lecinnmandant d'Hirson se rend maître par surprise du château voisin de La Lobiette. Le i.** mai» le généralRose déloge de. Saint-Michel le capitaine Pétré qui l'occupait pour les princes» et met ce bourg à contribution. Peu
«24 GHROIVOtOGIE
après Vervins est rendu en deux jours an mai^ins de Ciasteinau. Gondé ayant levé en septembre Fétendart de la révolté, Tavannes, son ami , s'établit à Marie avec des troupes dont il tolère la licènço» pour mieux s'assurer d'elles , et qui commirent dans le pays tous les. excèsimaginables. Il n'en fut délivré qu'au boutée soixanté-six )Ours, par l'arrivée de Castelnau avec des forces supérieures. Le 21 octobre , le duc de Wirtembei^g attaque Vervins» avec huit mille cinq oent^ hommes et du canon. La ville est si bien défendue par ses seu}s hâbitans, que l'ennemi s'éloigne au bout de deux jours. Mazarin était alors fugitif» proscrit et mêpie excommunié. Manicam^i» qui commandait- à La Fère» ne permit point qu'onyfulminât l'anàthème; etl'évêque de Laonse disposait à aller en personne lever son opposition , quand le cardinal rentra plus puissant que jamais.
Lettres patentes .du lo mars , portant que désormais la seigneurie de Gandelu relèvera directement de la grosse tour du Louvre.
Arrêt du parlement ^ du 8 mai , qui fait défenses au prévôt de Soissons de prendre le titre de maire et d'en faire aucune fonction.
x65s. . Les démêlés intérieurs secondant les armes de l'étranger , tout le pays continue d'être en proie à des cdamités don! le tableau est encore à faire. Couci , qut ' tenait pour ta fronde , est attaqué à la fin d'avril nar te maréchal d'Estrées. Le 1 9 mai > la garnison évacue la vHle et se renferme dans le château » dont l'arrivée d'un gros corps de trouves lorraines fait lever lé si^^ ; il fiiUut même leur abandonner aussi la ville le 28. Dan& le même mois elles prennent et pillent Gh&teau^Thierri.
HISTORIQUE. laS
.jL^observation d'un traité fait le 6 juin , avec le duc de Lorraine , Charles IV , ramène ses treupes dans le Laonnots. Elles 8*établissent pendant la moisson àPontaverlet dans le^yillages voisins , et y commettent les plus grands désordres : leurs courses, s'étendent jus-* qu'aux &ubourgs de Laon« Le 4jmllet, les royalistes et les frondeurs en viennent aux mains dans la ville de Marie , et l'avantage demeure aux frondeurs dans un combat qui coàte la vie à beaucoup de monde» et à la suite duqud les royalistes chercheni leur salut dans la fuite. Dans la nuit du 17 au iS^cinq cents Espagnols font une vaine tentative pour s'emparer de Pierrepont , qu'ils reviennent attaquer le fi5, avec plus de succès. Le 22, un corps plus considérable se rend maître du fort d'Assis et met le feu au village. Le «4 » Crécy éprouve un pareil sort. Dans le même temps l'abbaye deVaucIer, qui avait été déjà pillée en juin par les Lorrains » l'est de nouveau, durant six jours » par les Espagnols. Cependant quinze mille Espagnols , marchant contre Laon , s^arrêtaient à Ghambry : on les déterminajlesSjuillet» à s'éloigqer moyennant une grosse somme. Le 10 août , l'àbbaye de Thenailles est incendiée et les religieux mis en fuite. Dans le même mois , une armée espagnole» après s^tre arrêtée à Ribemont pour le malheur de ses babitans.» va mettre le siège devant Chauny, qbi capitule « après six jours de tranchée ouverte. Cette perte est compensée par la reprise de Couci» qui se rend le i4 septembre , et dont ensuite on détruisit les principales fortificatimis. En octobre , l'armée ennemie, à qui Turenne venait d'échapper par une belle retraite , vient camper entre Soisson^, La Ferté-Milon et Château-
is6 CHRONOLOGIE
Thierri. Une grande étendue de pays fut ruinée par le ravage qu'elle fit jusque dans les vignobles du Laonnois. Elle fit contribuer Braine» brûla le château de Gramaille, mit au pillage Fère-en-Tardenois ; mais elle échoua devant La Ferté-Milon , dont elle entreprit le siégé. Yervinspris en quatre jours, sur Ja fin du même mois f trouve le moyen de ce soustraire > le â novembre » à la domination des étrangers.
Dn sieur Arnoul, cessionnaire de Foligny » ayant étendu de trois lieues la navigation de TOurcq > en la faisant remonter de La Ferté-Milon jusqu'à Crosne , obtient y à titre d'indemnité , une prolongation de dix années de jouissance.
, Les religieuses de l'abbaye de Montreuil se fixent , avec leur Véronique^ dans un des faubourgs de Laon.
Le contrat d'échange par lequel le duché de Château^ Thierri était cédé au duc de Bouillon » reçoit sonexécu-. tion; et Ghâteau-Thierri est érigé en pairie par des lettres patentes qu'il fallut renouveler en i665.
i655. Le 19 janvier, prise de Vervins par Gondé. Turenne reprend cette ville le 28 , tandis que Gondé, qui venait de s'emparer de Rethel , laissait piller Rosoy par ses soldats , et mettait à contribution le bourg et l'abbaye de Saint-Michel. Le 27 juillet , ce prince attaque, avec trente miHe combattans , le château de Ribemont , oiî cinquante hommes osent tenir quarante-huit heures, afin de donner à Turenne le temps de couvrir Saint-Quentin. Le château et la ville furent livrés aux flammes. Etait-ce la fureur, plutôt que l'admiration , qu'une telle action devait exciter chez un héros ? Dans le même mois de jvûUet, les habitans de Saint* Quentin donnent une belle
UISTORIQUE. IS7
preuve de courage» en allant dégager, près d'Orlgny, le comte de Grandpré» qui, avec quatre cent cinquante chevaux seulement» avait six mille hommes sur les bras. Engagement du comté de Marie au cardinal Mazarin , dans la fiamillede qui il resta cent douze ans.
i55. En juin , pendant le siège de Landrecies , Gondé » campéà Vadencourt pour intercepterles convois , désole tout le pays par ses détachemens » et s'avançant jusqu'à^ Renansart» oblige le Roi à quitter La Fère , où il ne se croyait pas en sûreté. En juillet» on commence le siège deLaCapelle » et on Tabandonne» pour aller attaquer les places de Gondé et de Saint-Guilain. Le sig août» Le Gatelet est pris d'assaut» et la garnison passée au fil de Fépée.
)56. Les courses de la garnison de Rocroi désolent le Laonnois, où il n'y avait pas de troupes pour tenir la campagne; il fallut que la ville de Laon et tout le plat pays se soumissent à lui payer contribution » après y avoir été autorisés par le Roi. Le 87 septembre » prise de La Gapelle » après neuf jours de siège. Une médaille fut frappée pour célébrer cet événement. Un parti ennemi est défait près de DIzy» par le tfomte de Grandpré. Un autre est taillé en pièces près de Laon» par la garnison de La Gapelle.
La garnison de Rocroi continue ses incursions partout où Ton n'a pas traité avec elle. Elles ne lui réussissent pas toujours. Un parti de trois cents chevaux reçu avec vigueur par les habltans de Filain et ensuite par ceux de Craonne » perd son chef et une soixantaine d'hommes. Gondé fait de vains préparatifs pour surprendre La Gapelle. L'ennemi échoue contre le fort d'Assis » qu'il
IsS CHROHOLOGIE
attaque le sg joiHet. Les fiNtificationsdcLâCapelle sont rasées.
%66u Louis XIV révoque par des lettres de notemBre , qui ne foreiit rériMes qne le s jnin i665, les concessions de la navigation de l'Onrcq qo'Amonl avait obtenues / parce qu'il la laissait périr. Elle est concédée sans terme au duc d'Oriéans. L'avsuit-^mier prince de cette maison la perfectionna en 1 784 » en fidsant creuser , sur plusieurs points , un nouveau lit à la rivière. C'est vers ce temps que le chapitre de Bazoches , réduit à deux ou trois chanoines , est supprimé. .
1662. En juillet , lettres patentes qui autorisent le duc de Guise à rendre l'Oise navigable depuis Noyon jusqu'à LaFère , et de La Fère à Chauny et Sampigny.
1664* Edit qui défend d'exercer la religion calviniste à Landouzy , Gercy , Lemée et Fontaine^Iès-Vervins. Dès l'année précédente il y avait eu des infractions del'édit de Nantes dans les provinces méridionales.
i665. Concession d'un privil^e exclusif à une compagnie pour la fabrication des glaces projetée à Paris et à Saint-Gobain.
Lettres patentes du*i 7 juillet, sur un arrêt duconseiU lesquelles doniient à Soissons un maire électif , et attribuent aux maire et échevins la police de la ville , telle que le prévôt l'avait exercée. L'exécution en fut retardée jusqu'en 1668 , par quelques contestations entre le Corps de ville et le Présidial.
1667. Le Yermandois est donné en apanage à Louis 4e Bourbon , fds naturel de Louis XIV et de la duchesse de La Vallière.
Ribemont est pillé par la garnison de Cambrai.
I. La peste venue d'Angleterre est apportée h Soissons par un régiment qui arrivait de Flandre. Elle gagne Laop » oji elle fait de grands ravages.
^» Une febrique de serge était alors en grande activité à Neuilly-Saint-Front et comptait jusqu'à 60 métiers battans. Elle reçoit le iS août des réglemens semblables à ceux des manufactures d'Orléans et de Troves.