Nicolas , moine de Soissons , et agiographe
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dont le style est d'une élégance, peu commune pour le temps , assistait au concile de Beauvais en 1 1 14.
Soiêêons, . 385. NiGOiiAs» abbé de Saini-Jean de Laon» était ecclésiastique et seigneur ; et il se dépouilla volontairement de ce qu'il y avait de tyrannique dans les prérogatives féodales. En 1196 , il affranchit plusieurs nllages » qu'il réunit dans une même confédération sous le titre de commune de Grandelain. Son action ne me parait pas moins méritoire , quoiqu'il en eut reçu l'exem-» pie de Baudouin, son prédécesseur, qui» pendant sa courte résidence à Laon \ d'où il passa à l'abbaye de Signy , avait signé la charte de Grécy en 1 1 90. Je trouve ici l'occasion de faire remarquer uneffet de l'institution des Communes, dont aucun de nos historiens ne me semble avoir été frappé. Les serfs, devenus citoyens, se pénétrèrent aussitôt de la dignité de leur nouvel état ; et sur un champ de bataille, ils rivalisaient de bravoure avec ces chevaliers qui les dédaignaient. Quand la journée de Bouvines mit en péril le sâlut de la France et la vie de Philippe -Auguste , il y avait à peine dix-huit ans qtie la commune de Grandelain était érigée ; et elle est une de celles dont on* cite les hommes pour leur conduite valeureuse. L'histoire rend le même témoignage à la mUice de Bruyère». Nlcola» mourut en . , 98. Uofi.
386. Nicolas de Hannape , dominicain et agiographe, est auteur du Bihlia pauperum, attribué mal-&-propos à 8. Bonayenture. Son mérite le fit parvenir aux dignités de l'église. Il fut le dernier patriarche latin de
Jérusalem. Mort en 1891. Mannape.
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387. NiEL (Adrien) , est l'un des deux fondateurs de l'institut des Frères des écoles chrétiennes ; et peut-iêlre ce titre lui appartient-il mieux qu'à l'abbé De La Salle plus connu que lui et à qui nous l'assoyions. Ce fut Niel qui dirigea les deux premières écoles de Reims; qui alla en établir une à Guise; qui recruta les premiers sujets de la congrégation des Frères des écoles; et qui en introduisit les premières colonies dans les villes de Rethel , de Guise, de Laon , etc. Les Frères jouissaient, autrefois , dans le silence de l'humilité chrétienne , de l'estime due h l'utilité de leur institut ; et ils- ne trouvaient pas mauvais qu'on les appelât Ignorantins, Ils ne soupçonnaient guère ce qui arrive soits nos yeux. De l'enseignement simultané à l'enseignement mutuel, il n'y avait qu'un pas. Les Anglais le firent , et nous les imitâmes. Mais ne voilà-t-il pas que la mutualité rencontre des adversaires puissans ; et que leur crédit fait |.irévaloir presque partout l'ancienne méthode. Ainsi par un de ces caprices de la fortune qui ne sont pas rares , nos bons ignorantins ont trouvé, dans l'invention même qui devait décréditer leur enseignement simultanéj la cause inattendue d'un succès éclatant. Niel, né vers 1624» tnourut en 1687. * Laon.
388. NoiRFOssE (Claude-Thomas Dutour de)»nia^ réchal-de-camp et chevalier de S. Louis, avait servi pendant dix années dans l'Inde, avec distinction, y avait fait les fonctions de major-général de l'armée française^ et quoique couvert de blessures , avait parcouru toute l'Asie par ordre de ses chefs. A son retour en France* il fournit au gouvernement des mémoires utiles sur les
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pays qu'il venait de quitter. Il devint prévôt-général de la maréchaussée du Soissonnais, général de brigade et inspecteur de la gendarmerie. Né en 1732 , mort en 181g. , Soissons.
389. NouELLE ou NoYELLE ( Jcau de ) ^ abbé de Saint- Vincent de Laon » est auteur d'un recueil diplomatique^ et d'une histoire universelle sous le titre de Miroir historiaL Mort en 1 396. Guise,
390. «NoviANT (Jean Le Mercier , sire de) , aujourd'hui Nouvion-le-^omte , grand maître de France , dut son élévation à Charles V; ce qui autorise à croire qu'elle était méritée, il fut ensuite l'un des principaux minisT très d'état sous Charles VI, et son contemporain , Juvénal des Ursins doi^ne pour cause de sa disgrâce , qu'un ministre incorruptible ne pouvait convenir aux oncles du Roi. Cependant les historiens modernes ont porté de lui un jugement défavorable» il vivait dans le quatorzième siècle. Nouvion-le- Comte,
391. NoviANT (Etienne de) , fut le premier procureur-général, de la Chambre des comptes. lien exerçait les fonctions, dès 14^8, comme substitut du procureurgénéral du Parlement ; et l'oilice de procureur du Roi ou procureur-général , fut érigé en sa faveur par édit du 23 décembre i454» Nouvion-le-Comte.