Meurisse (Henri Emmanuel) , chirurgien. On
a de lui un bon traité de la saignée. Mort en 1694*
Saint-Quentin,
367. MizikRES (Philippe de)» chevalier. Apre» avoir été chancelier du royaume de Chypre et secrétaire du pape Grégoire XI, il s'attacha à Charles V , qui le fit ministre d'état, et lui témoigna. une £^ection particulière. Il est auteur de plusieurs ouvrages composéspour l'instruction de Charles YI. Il est un de ceux à qui .l'on attribue le Songe du verger , dont le texte original est latin. Mort en i4o5. Mézières^sur-^ise^
368. MiLON , dit le Grand , a donné son nom à La Ferlé-sur-Qurcq. Le surnom qui hii fut donné est une belle preuve de sa puissance et du rôle important qu'il a joué parmi ses contemporains. Il vivait vers io6o.
La Ferté-Milon,.
369. MiREMONT (Guillaupie de)» d'une famille originaire d'Auvergne , et qui possédait la terre de Berrîeux depuis i44o> ^^^î* ^^jà renommé pour sa valeur en 1673 , puisqu'à cette époque une partie delà noblesse du Yermandois, qui le regardait comme son chef, servit sous ses ordres au siège de la Rochelle , 0(1 il se couvrit de gloire. Il fut fait , au mois de janvier suivant, che-
valier de l'ordre du Roi : les lettres expédiées à ce sujet portent que ce fut à cause de ses vertus , vaillance et mérite. En 1676 , il. facilitait le passage des Reitres dans le Laonnois » en les y escortant avec deux mille arquebusiers : on n'est point surpris , d'après cela , de le trouver à leur tête en 1577. Il était, en 1678, colonel des légionnaires du bailliage de Laon. Le i5 janvier iSgo » un parti ligueur sorti de Laon et de Liesse , et composé de cavalerie et d'infanterie , faisait le dégât dans les villages deBerrieux, Aizelles et Saint-Thomas. Miremont monte à cheval , mande les gentilshommes du voisinage , fait prendre les armes aux paysans , et avec cette troupe formée à la hâte , il atteint l'ennemi auprès de Berrieux y met en déroute sa cavalerie , et réduit l'infanterie à se jeter dans un bois après lui avoir tué beaucoup de monde.' Sa mort dut suivre de près' ce dernier fait d'armes , puisqu'il n'est plus question de lui dans les mémoires du pays. Le comte de Miremont , qui fut député de la noblesse duVermandois, aux etatsgénéraux de 1 789 , descendaitde Guillaume. Berrieux,
370. Miremont (Anne d'AubourgldeLa Bove , comtesse de) 9 dame de l'ordre impérial de la Croix étoilée. On a , de cette femme aimable et spirituelle» quelcpies ouvrages-» dont le principal a. pour titre Traité de l'éducation des femmes et Cours com^plet d'instruction. Née en 1735; morte en 1811. Œuilly.
371. MoMHOL, fut un des plus fameux guerriers de son siècle. Le poète Fortunat , loue sa magnificence , sadrpiture et son zèle pour la justice. Ces louanges.
diclées par la flatterie » sont peu d'accord avec le témoignage de l'histoire. Où étaient la justice et la droiture d*un homme qui trahit le roi Gontrap , pour s^attacher au roi Ghildebert ? Il vivait dans le dixième siècle.
572. MoNTAiGu (Gui de), de cette ancienne maison de Montaigu qui se fondit dans celle de Rouci , fut d'abord doyen de Téglise de Laon : il fut ensuite éfu évéque de Ghâlons-sur-Marne à la fin de 11 42* Mais la querelle qui divisait alors Louis-le-Jeune et le comte de Champagne » suspendit sa prise de possession pendant deux années ; Tobstacle vint de la part du roi , ainsi que nous l'apprennent deux lettres du célèbre abbé de Clairvaux , où il adresse à Louisrle^eune desplaiates fort yives à ce sujet. Au reste , d'illustres suffrages déposent du mérite éminent de Gui. L'évêque Barthelemi se félicitait de le voir ft la tête de son chapitre ; et Suger et Bernard qui l'ont loué pendant sa vie , ont donné des regrets k sa mort. Ce n'est point un sire de Couci , comme le veut une tradition populaire , ç*^ Gui de Montaigu qui , étant doyen de Laon, donna, en 11 38, à l'abbaye de Saint-Martin de cette yille, la terre et la forêt deSamousày. Mort en 1 il^S, Montaigu.
375. Montaigu ( Pierre - Aiscelin de ) , cardinal , évéque de Laon , ministre d'état sous Charles Y , et membre du conseil de tutelle de Charles YL II venait d'opiner pour que le jeune roi fut déclaré capable de gouverner par lui-même , lorsqu'il mourut trop brusquement, pour l'honneur des princes intéressés à la prolongation d'une minorité. Mort en i388i Laon*
HISTORIQUE. 3a5
374* MoNTAiou (Jean de), vidame de Laon, seigneur dé Clacy et grand maître de Thôtel du Roi , fut d'abord secrétaire du roi Charles Y » qui l*aii!bait beaucoup. Sons le règne suivant » il eût pendant quinze à seisseanSy la principale administration des affaires; et., deux partis divisant alors la France , il ne put échapper ^ la haine de celui dont il refusa* d'être l'instrument. Le roi dé Navarre et le duc do Bourgogne lui firent trancher la tête en octobre 14094 Cla<yy*
SyS- MoifTiGNT (Galon de), était doué d'une force remarquable > et avait acquis du renom par de beaux &its d'armes; mais il était pauvre : vir corpore validuss et ad bella doctissimus, sed pauper. A l'ouverture de la campagne de 1214» il avait engagé toute sa terre» pour se procurer un cheval de bataille Ce , fut lui dont ( à son grand ^onnement , tant il était modeste ! ) le Roi fit choix , entre tous les chevaliers , pour porter l'oriflamme à la journée de Bouvines. On sait que Philippe^ Auguste y courut risque de la vie; et il n'y a pas d'historien qui ne se soit plu à retracer la brillante conduite de Montigny , qui haussait et baissait l'étendard royale pour faire connaître le péril du prince , en mêiùe temps qu'il écartait les ennemis à grands coups d'épée. Tant de valeur ne resta point sans récompense. Philippe fit don au brave des braves, de la terre de Garneville , par des lettres de janrier 1 2 1 5. Montigny-Carotte ,
ou en-Arrotmise.
376. MoNTLUc (Marie-Catherine deMontesquiou-), abbesse d'Origny , était fille du fameux Balagny et de la célèbre Renée d'Amboise. Devenue abbesse à treize
ans , elle eut pendant sa longue administration le chagrin, de voir détruire son monastère par l'ennemi > et la gloire dé le releyer de ses ruines. Ses vertus , son esprit et son caractère marquent sa place à côté d'Anstrude. Née en 1 5g i ; morte en 1 666. Origny-SterBenoîte,
377. MoNTMiGNON ( Jcan-Baptisto ) , chanoine de Paris et vicaire-général du diocèse , a rédigé le Journal ecclésiastique depuis 1789 jusqu'en 1793 , et -est aoteur de plusieurs ouvrages , dont deux ont pour objet de faciliter l'étude dés langues. Mort en 1834»
Luey-le-Bocage,
378. Motjsso (Jean-Pierre Chartré de) , fut élu, en 1778, supérieur-général de la congrégation de Saint- Maur. Les circonstances oii on lui en confia le gouvernement , étaient difficiles. II régnait , dans quelques provinces, un esprit d'indocilité d'autant Jplus audacieux y qu'il se sentait de l'appui. La politique d'alors était de fomenter la discorde dans les ordres monastir ques, pour avoir un prétexte de les dissoudre. Deux bénédictins normans firent , à leur général , d'un ton assez haut , des demandes auxquelles , par cette raison» il n'eut aucun égard. Leurs intrigues suscitèrent un parti nombreux qui sollicita un chapitre général. Mousso fit tête à l'orage. Vaincus par la force de ses raisons , mais fidèles à leur tactique insidieuse , les ministres l'assurèrent que le chapitre n'aurait pas lieu , et le jour même qu'il rapportait cette nouvelle à Saint-Germaindes-Prés , on lui notifia l'arrêt du conseil qui en ordonnait la convocation. Le résultat d'une assemblée que la cabale avait obtenue , était facile à prévoir. Un suc-
cesseur y fut donné à Mousso. On a dit qu'en se montrant inflexible » ii avait été mal -adroit. C'était dire qu'il devait oublier ses devoirs pour ne consulter que ses intérêts ; c'était le blâmer de n'avoir pas sacrifié la règle à de lâches ménagemens. Ceux qui déplorent ce qui s'est passé depuis, n'ont pas du moins à lui reprocher une faiblesse. Mousso est un de ceux à qui leur patrie doit le double éloge de lui avoir fait honneur , et d'avoir bien mérité d'elle pendant son généralat. Elle doit pour beaucoup à sa bienveillance , que la congrégation de Saint-Maur se soit alors chargée du collège de Laon. Né en 1725: mort en 1787. Laon.
379. MoY (Gilles y seigneur de). Ce guerrier , d'une illustre maison , joignait à une grande valeur une force extraordinaire. On en cite pour preuve la manière dont il combattit» en 1375, un corps anglais qui vint attaquer Ribemont où il cotnmandait. Armé d'une massue garnie de plomb , il s'en servait , dans la mêlée , pour briser les casques des ennemis , qui tous furent tués ou faits prisonniers. Moy^
' 38o. MoY ( Jacques de ) , 4^ la même famille y combattit avec succès les Anglais dans le Beauvaisis , et leur reprenait ^ en i449> "^^ châteaux de Milly et de Gerberoy. Il relevait l'éclat de son nom, par le haut rang où le porta sou mérite. Il fut grand chambellan de France , et pourvu du gouvernement.de St-Quentin, qui devint à peu près héréditaire dans sa descendance.
Moy, 38i. Moy (Colardde), fils du précédent, était chargé.
3fi8 GALERIE
en 1467 9 d'une ambassade importante vers le duc de Bourgogne. En i477» il surprend Tournay; il bat, le 28 juin 9 Adolphe , duc de Gueldres, qui perd la vie dans l'action; et deux jours après, gagne une nouvelle bataille sur les Flamands. Qui le croirait ? on ne l'en soupçonne pas moins d'intelligence avec l'ennemi : il est arrêté et privé de ses honneurs militaires. Mais son innocence est bientôt reconnue. En i486 , il fit échouer deux tentatives faites sur Saint-Quentin ^ l'une par un des généraux de Maximilien ; l'autre par Maximilien lui-même* Mof.
382. MoY (Charles de), frère puîné de Golard, seigneur de la Meilleraye^ mérita , par ses services et ses talens , d'être pourvu du gouvernement du pays de Caux , et d'être élevé à la dignité de vice^miral de France. Il vivait en iâ36. Moy*
38^. Nanteuil-Ghatillon (Milon de ) , éyêque de Beauvais. Jaloux de prouver que le sang des Ghâtillon coulait dans ses veines, Milon alla combattre les infidèles et fut fait prisonnier sous les murs de Damiette. Il suivit ensuite Louis YIII à la croisade contre les Al^ bigeois. Il est plus célèbre encore par son démêlé avec S. Louis , où l'on est moins étonné de la chaleur du prélat , que de la fermeté du jeune mornarque. Mort en 1234. Nanteuil-la-Fosu.