Otto (Louis-Guillaume) , comte de Mosloy
ministre d'état » et Tun des plus habiles diplomates des ^ derniers temps. Connu avantageusement par de» t^lens éprouvés sous Tanclen régime , il vît s'ouvrir devant lui une plus vaste carrière dans le nouvel ordre, de choses. Il fut chargé d'ambassades importantes » notamment auprès des cours de Munich » de Vienne et de Londres; et si les négociations délicates dont il eut la conduite j ne réussirent pas toujours^ il sut du moins se concilier partout l'estime des gouvernemens étrangers. Quand ses travaux cessèrent , il choisit sa retraite dans le département de rAisnc^ Il termina» en 1817 » une vie marquée par de grands services rendus à l'état.
' Villers-CoUerêls^
597. OuBN ( S. ) , propriétaire des terrés dé Braine et de Sancy » fut évéque de Rouen et chancelier de France sous les règnes de Dagobert , qui l'employa \ des négociations importantes , et de Glovis II , (ils et l'un des deux successeurs de Dagobert. Il a écrit la vie de S. Eloi y son ami. Mort âgé de quatre-vingt-quatre ans 9 en 683. Sancy^
398. VkUTkLioa (Âncher ) , chanoine de Laon , o£r il avait été élevé sous les yeux de son oncle Urbain IV*. fut décoré par lui de la pourpre. Il vivait dans le treizième siècle. Laon.
39g. Papillon (Jean) le jeune, graveur sur bois. Fils d'un graveur , il est le plus célèbre des artistes dé ce nom. C'est à lui qu'on a l'obligation d'avoir fait rerivre la gravure en bois. Il est aussi l'inventeur de
Tinstrument de gravure appelé Trusquin, et des papiers de tenture. Né en 1661; mort en 1744« St-Quentin.
400. Papillon (Jean-Nicolas), frère du précédent. Sans atteindre au talent de son frère , il a suivi la même carrière avec honneur. Né en i663 ; mort en 1714*
Saint'Quentin.
4oi. Pardule» évêque de Laon. Ce savant et vertueux prélat fut employé dans les affaires de l'état , et jouit d'un grand crédit sous Gharles-le-Ghauve, On a de lui un écrit qui prouve qu'il était versé dans la cri tique littéraire. Mort en 858. Le Laonnois,
402. Parboisse (Jean) , docteur en médecine et chevalier de la Légion d'honneur. Attaché long-temps aux armées , il a exercé ses talens dans toutes les contrées où la France a porté ses armes victorieuses. II était premier médecin du ci-devant roi de Naples et d'Espagne. II avait déposé le fruit de ses observations et de son expérience dans un ouvrage en huit volumes , intitulé modestement Opuscules de médecine et de chirurgie. Il n'a pu donner au public que le dernier volume: il perdit le manuscrit des sept autres à la bataille de Yittoria. Il mourut dans sa soixante-deuxième année, en i8â5. Soissons*
403. Paulet (Jacques-Gaspard- Abraham) y général de brigade , commandant de la Légion d'honneur. Il honora sa trop courte carrière par une suite de belle» actions , pour Tune desquelles il fut fait adjudant-général sur le champ de bataille. II a laissé une mémoire
honorée dans la marche d' Ancône où il commanda ; sa famille conserve religieusement les témoignages de reconnaissance que son excellente conduite lui mérita de la part dé Pie VIL Né en 1769; mort en 180D.
Saint-Quentin.
4o4« Pbsselier (Joseph) , auteur de comédies agréables , de fables ingénieuses , de livres sur Féducation et d'ouvrages estimés sur les finances. Né en 17^2; mort en 1763. Château-Tliierrl^
4o5. Petit ( Jacques ) , d'abord conseiller , et ensuite procureur du Roi au bailliage du comté de Soissons , était doué d'une éloquence douce et insinuante : on l'appelait langue darée; et il justifia ce surnom enprouvaut que l'orateur peut, aussi bien que le guerrier , être le sauveur de sa patrie. Charles-Quint , maître de Soissons , dans la campagne de 1 544 » n'avait nulle raison de ménager une ville , dont il s'était fait ouvrir les portes , sans qu'il y eut de capitulation ', et où il ne pouvait se maintenir. Déjà ses troupes saccageaient le plat pays. Le château de Ghevrenx » qu'il avaitabandonné pour se loger h l'abbaye de Saint-Jean , avail été livré aux flammes. Les maisons des habitans , qui avaient fui , étaient mises au pillages. L'avidité dn soldat ne respectait pas même les vases saci^s. L'inquiétude et la douleur étaient extrêmes dans Soissons. Une députation alla se jeter aux pieds de l'empereur ; et le procureur du Roi porta la parole. Il le fit avec tant d'art : il peignit d'une manière si touchante les maux présens et les calamités qu'on redoutait : il flatta si habilement l'amour-propré du monarque , qu'il en obtint.
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l'assurance de faire respecter ia vie et les biens des habîtans ; et poar qd'on ne doutai point da la sincérité de cette promesse^ Gfaai4e8-4}uint fit pendre un soldat qui futtrouTé saisi d^un ciboire. Ce dernier fiât est représenté sqr un des vitraux de la cathédrale. Petit est auteur de Ia procesêion de Soismms».»; poar la d&i" vrance de nos seigneurs Us enfans de Primée^ etc. , im* primée en i58o.
4o6. Petit (François)» docteur en médecine» et descendant de Jacques » était âgé de soixante-^ouze ans et avait acquis dans le pays une grande célébrité, lorsqu'il fut appelé à Paris, en 17S0» pour remplacer Senac , comme premier médecin du duc d'Orléans* Il fut un des plus zélés propagateurs de l'inoculation de la petite vérole ; et ce (ut lui qui , le premier » employa la ciguë comme remède. Les lettres de noblesse qui lui furent accordées en 1 780 , portent qu'elles sont la récompense des services qu'il a rendus » tant kYéïsiit dans les deux épidémies de Guise et deMeaux, qu'à la famille royale pour laquelle il fut souvent appelé en consultation. Né en 1688; mort en 1766. Soissans,
. 4o7« Petit ( Antoine-François ) « fils du précédent , et docteur en médecine ^ comme son père » était de l'Académie des sciences , et l'un des plus célèbres praticiens de son temps. On lui doit plusieurs ouTragés sur son art. Le pluç. -considérable à pour titr^ AnaUh mie chirurgicale. Né en 1 7 1 8 ; mort en 1 794* Soissonè.