‹ Manuel historique du département de l'AisneChapitre 40 sur 54 · Philippe de Ghaourse » évéque d'Évreox. Il y · texte numérisé non relu

Philippe de Ghaourse » évéque d'Évreox. Il y

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a plusieurs beaux témoignages du mérite éminent de cet évéque » et de la haute estime qu'il lui avait acquise. S. Louis le iK)mma FunJes trois exécuteurs de sou testa^ ment. Lorsque» par ses lettres de 1970^ il pourvoyait eu gouvernement du Royaume en son absencib ^ il le substi* tuait à Matthieu , abbé de Saint-Denis , en cas de mort

de celui-^ ; et Pbilippe-le^Hardi l'adjoignait au comte

d'Alençon » son frère , pour exercer la régence dans ^ le cas où il viendrait à mourir avant la majorité de aon fils aine. Mort en is8i. Chaaw^êô.

409. PiEBBE d'Anizy» d'abord chakioine de Paris, ensuite (résorier de Sens , et enfin archevêque de cette dernière vilTe » était» au dire des historiens » un honime d*une naissance médiocre , de mœurs exemplaires , et d'un savoir qui l'avait rendu célèbre. Il fut placé sur le siège métropolitain de Sens , par les suffirages unanime^ des électeurs. U mourut en 15174* Aniay*

4 10. Pierre de Laon » chevalier , fut chambellan de S. Louis y et Philippe-le-Hardi lui confia l'éducation .de ses enfans. 11 mourut vers 1373. Laon*

41 1. Pierre » surnommé le Chantre , parce qu'il fut pourvu de cette dignité dans l'église de Paris , était regardé comme un des meilleurs théologiens de son temps. Il dut à cette réputation d'être élu à l'évôchédeToumay qu'il refusa. On trouve la liste de ses ouvrages dans la chronique de l'abbaye de Longpont , où il mourut en odeur de sainteté , en iigy. "^ Longpont.

4 13. PiERREPONT (Ilugues de) , évoque et prince de

Lîége» Ce prélat , de l'ancienne et îHastre maison de Pierrepont , qui se fondit dans celle de Rouci , eut à lutter contre des circonstances difficiles. Une grande victoire qu'il remporta , en 1 9 1 3 » sur le duc de Brabant, fit briller son tatent pour la guerre. Mort en l'aag.

PierrepotU* 4^3. PiGNEAu de Behaine*(P!erre-Joseph-Georges), .évêque d'Adran» vicaire apostolique , et premier ministre du royaume de Gochinchine , a honoré le clergé français et là France elle-même , par un mérite auqael il ne manqua qu'un théâtre plus rapproché de nous. Gomme, il y eut en lui deux hommes , on remarque agssi dans sa carrière , deux époques que distingue la diversité de ses travaux. L'apôtre se montre seul dans la première. Un désir ardent de faire des conquêtes à la vraie religion , lui ayant fait quitter secrètement sa famille et sa patrie , il passe dans Tlnde. Sa vocation l'appelait en Gochinchine : mais les troubles qui désolaient ce royaume , le retiennent à Kan-Kao , où y sur une accus^iou fausse , le gouveineur le punit de son zèle par le supplice de la cangue. Plusieurs années s'écoulent ensuite , pendant lesquelles il dirige , comme vicaire apostolique , les missions de Ganathe» deMacqo et du Gamboge. Il peut enfin exécuter son projet favori; il pénètre dans la Gochinchine. Là commence la seconde époque de sa carrière qui appartient principalement à l'histoire. La scène change : sans cesser d'être apôtre , l'évêquc d'Adran devient homme d'état. Des considérations humaines motivent-ellcs cette alliance de deux qualités qui semblent s'exclure ? Non. Il n'y avait pour lui d'autre moyen de répandre les lumières

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de la foi dans une vaste contrée» que de se dévouer h la cause d'un prince infortuné qui implorait ses conseils: H obéit donc au décret de la providence qui a réglé que le ministre de Tévangile serait aussi celui d'un roi.

Le Prince asiatique » malheureux avant dé parvenir au' rang suprême , avait trouvé un asyle chez Tévêque d'Adran. Monté sur le trône, il l'appela pour se gouverner par ses conseils. Une révolte éclate trois ans après; 6lle était l'ouvrage des mêmes factieux qui avaient déjà dispersé la famille royale ; le prince est obligé de fuir : et son ministre doit aussi s'éloigner. La Hollande et le Portugal offraieiit des secours intéressés au roi fugitif: Pigneau lui persuade de préférer la protection de la France, et se charge de la lui obtenir. Il part avec les pouvoirs les plus étendus ; et le Roi lui confie son fils figé de six ans. Arrivé en France, en avril 1787, Pigneau eut à combattre quelques préventions do ministère. L'honneur et l'intérêt de la France plaidaient pour lui : il triompha de tous les obstacles; et le 2 8 novembre 1787, un traité fut conclu, par lequel des secours étaient promis au roi de Gochinchine , et un établissement avantageux était assuré à la France , avec la pleine liberté du commerce, à l'exclusion des autres nations. Pigneau fut nommé en même temps ministre plénipotentiaire de la cour de France à celle de la Gochinchine ; exemple peut-être unique dans les fastes.de la diplomatie, d'un même homme chargé des pleins pouvoirs de deux puissances qui traitaient l'une avec l'autre.

Qui le croirait ? le gouverneur français de Pondicherry refusa les secours qu'il avait ordre de fournir; et le traité

Ho GALERIE

resta sans effet. Hais Pîgneau ne se découragea point : il s'adressa aux Dégocians do Pondicherrjr. A sa voix les bourses s'ouvrirent; el deux petits bfilimens portèrent à laCocbinchine un renfort > à la vérité peu nombreux , mais h la tête duquel étaient des ofEciers pleins de valeur et de talent : lui-même ne tarda pas à le suivre avec son royal élève; et les ajSaires du Roi se rétablin^t. Lors du passage de Macartney » en 1793 , ce prince avait une armée de cent quarante mille hommes , et la meilleure partie du royaume était rentrée sous son obéissance. L'évêque d'Adran ne se bornait pas à diriger Fadmlnistration : il défendit contré les rebelles , en avril 1794» la ville de Nat-Kang; et les contraignit à se retirer. On conçoit h quel point le crédit d'un prêtre européen excita la jalousie des courtisans. Ik le peignaient comme un homme dangereux par le succès de ses prédications ; et lui-^néme aspirait ïi n'être plus détourné des travaux de Fapostolat. Mais le Roi connaissait trcp bien le prix d'un tel qiinistre » pour consentir h s*en défaire. Le dernier boulevart des rebdiles , dont Pigneau avait fait résoudre le siège , venait de tomber» quand une n^ladie causée par Texcès de la fatigue l'emporta. Après que les cérémonies de Téglise eurent été remplies par les missionnaires , le Roi lui fit (aire des obsèques magnifiques , et il adressa à sa famille une lettre où étaient exprimés ses regrets d'avoir perdu PaccomplL Je ne crains pas de le dire : Pigneau fut un grand homme. Sa mort fut un malheur pour la France , dont il protégea toujours le commerce. Les Anglais eux-niêmes n'ont pu refuser leur admiration à un aussi beau caractère. Qui pourrait le louer mieux

que n*a fait Barrow? Pigneau^ né en 1741 » mourut en 1799- Origny-en-Thiérache.

41 4» PiNTEREL (Pierre), procureur du Roi au pré-sldial de Château -Thierri , a traduit les œuvres de Sénëque. Mais l'ouvrage qui lui fait le plus d'honnçur est La Fontaine , son parent , dont il guida les premiers pas dans la carrière poétique. Sa traduction ^ dont La Fontaine fut Téditeur» parut en 1681 , après sa mort arrivée depuis 1677. Château-Tkierru

41 5. Pipelet (Claude) , chirurgien , fut directeur de l'académie de chirurgie de Paris , et il lui fournit d'excellents mémoires , entre lesquels il faut distinguer ceux Sur la ligature de l'épîploon et Sur les plaies du bas ventre. Né en 1718; mort en 1792.

Couci'le-Châtdau.

4ij6. Pipelet (François), chirurgien, frère du précédent , s'acquit , comme herniaire , une réputation étendue. Il fut , comme son frère ,. directeur de l'Académie de chirurgie , et , comme lui , il l'enrichit de beaucoup de mémoires » parmi lesquels on cite plus particulièrement celui Sur les signes illusoires des hct^ nies épiploïquesj et les Nouvelles observations sur lés hernies de la vessie. Il s'était retiré dans sa ville natale sur ses vieux ][ours; et il en était maire, quand il termina sa longue et honorable carrière. Né en 1723; mort en 1809. Couei4e-Ckâteau*

417. PoTTOFBDx ( Pierre-Polycarpe) , avocat , a joué, comme procureur-général-syndic du Département , un

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rôle qui ne permet pas de lui refuser ici la place qu'il pccupe déjà dans des biographies. Il edt pu être député à la Convention : il aima mieux régner dans sa province ( le mot n*est pas trop fort ) , que d'être un personnage secondaire dans une région plus élevée. Tout ce qui se.fît dans le Département , par une mesure révolutionnaire t sous le régime de la terreur , fut ou passa pour être son ouvrage : néanmoins lorsqu'il s'y exerçait un pillage sans bornes et sans pudeur , il ne s'^enrichit pas y et on ne l'accusa point d'avoir fait couler le sang. L'homme , dont le seul nom frappait d'épouvante, trembla lui-même à son tour. Il subit deux accusations; l'une de terrorisme « l'autre de complicité avec son compatriote Babeuf. Ce double péril; auquel il échappa, mûrit sa tête , et donna de l'éclat à son -talent pour la parole. Rendu à la vie privée» il eut des succès au ba^ reau; et .trouva des cliens jusque dans les familles qui l'avaient regardé comme leur persécuteur. Il mourut à l'âge de cinquante-huit ans , en 1821. St-Quentin*

4i8. Poulain (N ), maire de Guise. La. place

> qu'il occupe ici est la juste récompense du zèle et du courage dpnt il fit preuve pendant le siège de ï65o. Ils lui valurent des lettres de noblesse , ainsi qu'à soii lieutenant Desforges et à l^échevin Détachasse. Guise.

4ig. Poussin ( Jean ), gentilhomme Soissonnais, acquit de la réputation et perdit sa fortune dans les guerres qui se firent sous les règnes de Charles IX , Henri III et Henri IV. Il cultiva le germe de génie chez Nîcolas Poussin , son fils : c'est pour cela que h peintre

des gens (C esprit est dit originaire de Soissons. Un souvenir honorable était du au guerrier qui donna à la France tm de ses plus grands artistes. Soissons.

.4^0. Presles (Raoul de) , secrétaire des rois Philippe IV et Philippe V , et avocat-général au parlement de Paris. Il dut la faveur des rois à Téclat de ses talens : il.fi'en montra digne par la constance avec laquelle il supporta une violente persécution , et par le noble UMge qu^il fit des dons de la fortune. Animés d'une généreuse émulation , Raoul de Presles et Gui de Laon, «on ami , fondèrent les collèges de Laon et de Presles , pour procurer , à la jeunesse pauvre des diocèses de Soissons et de Laon , les moyens de suivre les cours de Tuniversité de Paris. Né vers 1268; mort vers i53i.

Laon.

4âi. Prince ou Principe (S. ) » évêque de Soissons. Si dans Perdre politique , ce fils d'un comte de Laon est éclipsé par S^ Rémi , son frère cadet , à d'autres égards il marche à peu près son égal. On voit , par les lettres de Sidoine Apollinaire « leur contemporain , que tous deux étaient considérés comme les ornemens de l'église de France. Mort vers 5oo. Laon.

4^2. Proisy (Jean, seigneur de), gouverne/ur de Guise. Ce brave gentilhomme d'une famille distinguée par son ancienneté, ses alliances «t ses emplois , s'illustra, en i4â 3 , en défendant Guise, pendant près d'un an» contre le trop fameux Jean de Luxembourg , et en obtenant la capitulation la plus avantageuse. Il en fat récompensé par la charge de gouverneur et grand

bailli de Tournay. II périt glorieuseiœnt à la bataille âe Verneuil en .i425* ProUtf.

4s3. Proist ( Louis» seigneur de) » de la même famille que le précédent » fut fait gouverneur de Moriagne , en récompense des services qu'il avait rendus k Charles VIII et à Louis XIL II eut à défendre cette ville » en i5â 1 , contre le duc de Bourgogne et l'armée impériale , et il ne la rendit qu'au bout de trois mois aux conditions les plus honorables. Il fallut même qu'on ordre du Roi le fit consentir à capituler. II paya- sa gloire d^ la perte de ses biens de Flandre et du Hai* nauty qui furent confisqués par le duc de Bourgogne.

Proiêy*

424* Pboisy D*EppEs^César, comte de ) , delà même famille que les précédens , cultiva les lettres, et a laissé des preuves nombreuses d'un talent facile que les années devaient mûrir. * On a de lui un roman , plusieurs articles de journaux , des poésies fugitives insérée^ dans divers recueils , une comédie intitulée Le Mari prêta se marier , le Dictionnaire des girouettes, qui a eu trois éditions, et deux poèmes publiés; l'un en i8ii, l'autre en i8i4* Il célèbre, dans le premier 9 la conquête de Moscou. Le second a pour titre f^ergy, ou l'interrègne depuis 1792 jusqu'en. i8i4- Ce jeune bomme, sur qui. reposait le dernier espoir d'une des plus anciennes familles du Département ^ venait d'accepter une place de magistrature dans les Antilles, lorsqu'il mourut, en.i8i6,àMarie-Galande, âgé d'environ trente-deux ans. Kppes,

> ^^5. PuTsicuB ( Jacques de Ghastenet , seigneur de) , ficomte de Buzancy , et , en cette qualité , premier quart-comte de Soissons, lieutenant-général des armée» et maître d'hôtel ordinaire du Roi » en récompense de aes services , se rendit recommandable dans les guerres de son temps , où il fit quarante-trois campagnes , se trouva à cent vingt sièges , et combattit à plus de trente batailles ou actions. Il eut, en 1648^ le commandement en chef de Tarmée, en Tabsence du maréchal de Rantzau. Il dédia au Roi» en 1657 ' ^^ Traité de l*art fnilttaire. On a de lui des mémoires que Duchesne a publiés en 1690. Il mourut à Soissons, à quatre-vingts deux ans» depuis 1678. Soissons*

426. PcYsÉGUR (Jacques-François de Ghastenet , marquis de) , vicomte de Buzancy, maréchal de France, fils du précédent. Plus guerrier que courtisan , plus soignent de sa réputation que de sa fortune , cet habile capitaine dut le bâton de maréchal au cri public qui força la main au ministre. Il nous a laissé l'art de la guerre, dit Voltaire , comme Boileau a donné l'art poéti^ue. Né en i655; mort en I743. Buzancy.

497- PuYSÉGUR (Jacques-François-Maxime de Ghastenet, marquis de) 9 vicomte d^ Buzancy , fils du précédent , se distingua à la journée de Fontenoy, et parvint , jeune encore, au grade de lieutenant-général. Il est auteur de plusieurs ouvrages , dont deux surtout causèrent une vive sensation. L'un est la Discussion intéreuanie sur la prétention du Clergé d'être le premier

iyrdre d'un état; il se trouve à la bibliothèque deLaon, accompagné de mémoires et notes manuscrites de Tauteur. L'autre à pour titre Du droit du Souverain sur les biens du clergé et des moines. Né en 1 7 1 6 ; mort en 1782. Buzancy,

4s8. PuYs£GUR(Ârmand-Marc-Jacques deChastenet, marquis de), fils du précédent , continua dignement une famille, où quatre générations successives surent à la fois écrire et combattre. Destiné par sa naissance à l'état militaire, il choisit une arme où Tavancement ne s'accorde 'qu'au mérite personnel. Parmi les services qui mirenl ses talens en évidence , il suffira de citer sa conduite au siège de Gibraltar, où il remplit la fonction dé major de tranchée. Il était général d'artillerie , et commandant do l'école de La Fère , quand les évènemens de 1 792 le déterminèrent à donner sa démission. Vrai chevalier français , il en eut toute la loyauté. On rapporte de lui des traits du désintéressement le plus délicat. Les hommes d'une imagination vive sont portés naturellement vers tout ce qui tient du merveilleux. Le marquis de Puységur fut un des principaux sectateurs du magnétisme animal. Il en a exposé et défendu la doctrine dans plusieurs ouvrages. Les savans qui jugent que ce fut de sa part une longue erreur, doivent du moins la pardonner à sa bonne foi. W était si persuadé de ce qu'il enseignait , qu'un somnambule fut le premier médecin auquel il recourut dans sa dernière maladie. Dne littérature agréable ne lui fut pas étrangère. Sa comédie intitulée Le Juge bienfaisant y a été jouée avec succès. Après avoir été pendant quelques années maire de Sois-

ions y il se retira dans le domaine de ses pères » et il y. mourut y âgé de soixante-quatorze ans, en iSsS.

Buzancy.

4s9« QùiERZY (Gérard de)» châtelain de Tabbaye de Notre-Dame de Laon. Après avoir donné, dans la première croisade , de belles preuves de valeur et d'habileté , notamment à la bataille de Gorgon et au siège d'Antioche , cet illustre cheyalier ne revit le lieu de sa naissance, que pour y périr par un crime fameUx dans les annales de Laon. Mort en 1110. Laon.

43o. QuiERZY (Nivelon de) , évéque de Soissons, et archevêque deThessalonique , petit- fils du précédent, est célèbre par la part qu'il eut à de grands évènemehs, n était de la cinquième croisade ; et la troupe qu'il commandait au siège de Gonstantinople , monta la première à Tassant. Il fut du nombre des douze électeurs qui élevèrent Baudouin de Flandre sur le trône impérial : c'est lui qui les présidait. C'est encore lui qgi avait assemblé Parmée de secours qu^il conduisait en Grèce, quand la mort le surprit à Bari. Mort en 1207. Quierzy.

45 1. QuiNETTB (Nicolas-Marie), personnage considérable par les emplois auxquels il parvint. Il fut ministre de l'intérieur sous le directoire; préfet de la Somme sous le .consulat; conseiller d'état , directeur-génial des Communes sous Tempire , et l'un des cinq membres

,du GouTernement provisoire dans les cent jours. Il était un des conventionnels que Dumourieg fit arrêter , qui subirent une dure captivité en Autriche , et qui furent échangés contre madame la Dauphine. Né en 1762; mort en 1821. Soissons.

43a. QuiNQUBT (N ) , a donné son nom aux lam^

pes à doubles courant d'air , dont l'invention , Fune des plus ingénieuses du siècle dernier , a entièrementchangé la manière d'éclairer les appartemens et surtout les salles où se réunissent un grand nombre de personnes. Il vivait dans le dix-huitième sièple. Soissons.

433. Rac4N£ ( Jean ) , le poète le plus parfail qui ait paru depuis Virgile. La nature , déjà si libérale envers lui comme génie , l'avait encore doué d'une ligure aussi belle que ses vers. Faisons remarquer ici » en l'honneur du département de l'Aisne » qu'il a produit deux des huit grands poètes dont la France s'honore. Né en 1639; mort en 1699. / La Ferté-MUoi^

434* Ragiiie ( Bonaventure ) » chanoine d'Auxerre. Il possédait parfaitement le grec et l'hébreu , et il avait fait des études profondes de tout ce qui tient à l'érudition sacrée. Son principal ouvrage est un Abrégé de l'histoire ecclésiastique, qui a eu le plus grand succès» surtout auprès des anti-constitutionnaire$. Né en 1708; mort en 1755. Chaunj.

435'« Radon (S. ) , frère de S. Ouen, fut surintendant des finances sous le règnenle Dagobert I.**. G*est une chose assez remarquable » qu'un ministre des finances ni été jugé digne des honneurs de l'apothéose : les iunérailles de Golbert futent troublées par les insultes du 'peuple. Un autre frère de Radon ayant fondé un mosiattià^ sur les bords de la Marne , il crut ne pas devoir se montrer moins généreux envers l'église : il en fit aussi construire un dans l'hétitage paternel : ce sont les termes d'Âimoin » par lesquels apparemm^ent il a désigné la terre de Sancy. Cette maison religieuse fiit tiffpelée Badolium du nom de son fondateur. Radon paral^«voir survécu à Dagobert qui mourut en 638.

Sancy*

'456. Raoul de Laon , archidiacre , écolâtre , et chancelier de l*église de c^te ville. Ce célèbre docteur second son frère Anselme et lui succéda dans la direction de Técole de Laon. Il a laissé , poui* preuves de la variété dé ses connaissances , un traité d'arithmétique et un ouvrage sur le semi-ton. Mort en 1 135. Laon.

437* Raoul , dit le Turc , sire de La Ferté-'Milon r passa de son temps pour un excellent capitaine. Ses formes athlétiques , les traits de sa figure , la vigueur de ses membres inspiraient la terreur , et annonçaient un 4iA?os des temps fabuleux. Il vivait encore en ti83«

La Ferté-MUon.

458. Ratbert ou Radbert (Ihschase) , abbé de CoiMe , fut regardé comme un des plus savans hommes de son siècle. Rien ne fit plus de bruit que ^n traité

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du Sacrement de Tautel : la doctrine de la présence réelle y qu'il y développa , parut une nouveauté à plusieurs docteurs , du nombre desquels s'est rangé le fameux Jean Scot. Cette accusation , reproduite par les Calvinistes , a été réfutée par Arnaud et Nicole. Ratbert n'ayant pu faire rentrer dans le devoir des moines turbulens qui semaient la division dans Corbié « se démit de son titre d'abbé » et mourut simple religieux. Un anonyme a écrit sa vie que Mabillon a publiée ; et ses œuvres ont été recueillies par Sirmond. Mort en 865.

SoUsons* 459. Recourt (Jean de) , seigneur du Sart , servit avec gloire pendant cinquante ans, sous HenrL«IV , Louis XIII et Louis XIV. Il était employé , en 1625 , comme lieutenant-général des troupçs françaises au service de la république de Venise. En 1 636 , il défendit dvec; succès le passage de la Serre contre les Espagnols» qui s'en vengèrent par le ravage de ses propriétés. En 'i65o, il leur fit encore, beaucoup de mal pendant le siège de Guise ; et ils brûlèrent son château du Sart. Il servait y en i65i » comme maréchal-de-camp et commissaire-général de l'armée de Catalogne. Une chai^ de maître d'hôtel du Roi , le collier de son ordre et le grade d'pf&cier-général , furent le prix de ses belles actions. Mort en i664- Le Sort*

44o- R£6NAULT (Mclchior), conseiller au présidial de Soissons. Son histoire de Soissons , qui parut en i633 ; est la première qui ait été donnée au public.

Soissons.

44 < • RsHi ( S. ) , archevêque de Reims. Ce grand

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homme concourut puissamment à la fondation de la monarchie française; et ia vraie religion lui doit d'être assise sur le plus ancien trône du monde chrétien. J« i^ai déjà dit ailleurs : moins juste que l'église qui honore d\in culte particulier les vertusTde l'apôtre des Francs, l'histoire oublie trop de &ire sentir l'influence politique de son génie. Comblé des dons de Clôvis , il les employa à créer l'évêché de Laon. Jouissant du crédit le plus, étendu sous un prince qui lui avait de grandes obligations » on ne le vit^jamais jouer de rôle à la Cour. Mort en 533. Laon.

442* Rbvel (N ), peintre d'histoire. Sa villa

natale possédait de lui des tableaux estimés , qui représentaient le martyre des SS. Grépin et Grépinien. Il les. avait pe^lt8 à son retour de Rome vers 1678.

CkâteaU'ThierrL

44?» RiBEHONT (Anselme» comte de), fut l'un des héros et des historiens de la première croisade : et son nom s'associe naturellement à ceux, de Y^lehardouin. et de Joinville, à qui peut-être il servit de modèle. Déjà renommé par sa valeur, quand il prit la croix, il< se fit remarquer parmi tous les croisés , par sa sagesse dans les conseils et sa capacité sur le champ de bataille. Il était un des plus habiles ingénieurs de son temps. Il fut tqé en Asie, en dirigeant le siège d'une forteresse*. Mort en 1099. Rtbemonu

« 444* RiBEMoifT (Eustache^ comte de ) , delà mêmefamille que le précédent , fit des prodiges de valeur à. Poitiers ^ sous les murs de Saint-Omer , et partout où

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il eut à combattre. L'histoire > qui le représente comme alliant Tintrépidité , la force et la galanterie , semble avoir voulu offrir aux romanciers, dans sa personne» le modèle de leurs paladins imaginaires. Il fut déclaré le premier des preux par im juge compétent et non suspect , par le roi d^A.ngleterre , Edouard III , contre qui il venait de combattre corps à corps. Ce prince lui mettant sur la tête son propre chapeau tout couvert de perles fines» lui adressa ces paroles : «Monfseigneur Eus* » tache , je vous donne ce chapelet , comme le mieux » combattant de la journée de ceux de dedans et de de* » hors ; et vous prie que vous le portiez cette année » pour l'cmour de moi. Je sais que vous êtes gni et 9 amoureux , et que volontiers vous vous trouvei entre » dames et demoiselles. Si dites partout là où vous irez, » que je le vous ai donné. » Mort en 1 35g. Ribemoni.

445* RiBEMONT (Jean, d>t Galhantj comte de). On pouvait porter dignement le beau nom de Ribemont, sans atteindre h la célébrité d'Ëustache : c*est ce qu'à fait Galbant. Il avait un commandement sur la frontik* re , lorsqu'il fut blessé à mort dans une action où il défit l'ennemi. Mort en i36o. BiiemanU

446* RiGAUD (Gilles) , abbé de Saint-D^is et cardi* nal. Son mérite et la faveur du roi Jean relevèrent aa cardinalat. Ce fut lui que ce prince chargea , avec Févêque de Laon, Hugues d'Arcy, depuis archevêque de Reims, de traiter de la paix avec l'Angleterre en i35o: la n^ociation n'aboutit qu'à une trêve. Mort en i35i.

Roueù

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