RovGi (Renaud:, premier comte de) , beau
mre de Louis-d*Outrcmer. Puissant, belliqueux, mêlé dans tous les évènemens militaires et politiques de son temps , vassal toujours fidèle , allié souvent utile de son roi , compté enfin parmi les plus grands seigneurs de France / le fondateur de la maison de Rouci , la porte tout de suite à son plus haut point d'élévation«^ Mort en 973. Rouci,
467. Rougi (Ebles II, comte dé). Deux faits feront juger de sa» puissance. A la prière ^des papes Alexandre II et Grégoire YII , il marcha contre les Sarrasins d'Espagne , à la tête d'armées que n'auraient pu mettre sur pied des rois ses contemporains; et il fut un de ces vassaux orgueilleux qui défendirent , contre Louis-le-
56o GALERIE
Gros y la cause de râristocralie féodale. C'était un homnfé d'un génie audacieux et entreprenant/, en , comme dit Sugier 9 fatnosisHnius et twnuUuasat* Mort vers iio4« Rauci.
468. Rouer (Alain dç) , de la même famille que le précédent , était un des plus valeureux chevaliers du temps de Philippe -Auguste. Richard cœur de Lion citait, comme un de ses exploits glorieux , de Tavoir renversé et fait prisonnier en iigS. C'est de la main d'Alain que Pierre II , roi d'Arragon , périt /en isi3, 3 la bataille de Muret. Bauci
469. Rouci (Robert II» comte de). Digne d'un, meilleur sort, Robert est célèbre par d'éclatantes adversités. Guerrier malheureux , il n'essuya que des revers , en combattant les ennemis de la France. Ils le vainquirent » prirent et pillèrent sori château , le retinrem long-temps prisonnier , et ne le relâchèrent qil'à des conditions ruineuses. Père infortuné , il vit sa fiUe unique livrée par son beau-frère à un indigne ravisseur ; et ce déplaisir domestique le conduisit au tombeau. Mort en i563. RoueL
470. Rougi ( Simon , comte de ) et de Braine » maréchal de France 9 était frère du précédent». Aussi sage dans les conseils que brave dans les combats, Simon fut compté parmi les principaux personnages de l'état; et, à ce titre, donné en otage aux Anglais, en conséquecee du traité de Bretigny. Il eut la confiance de Charles Y qui l'avait nommé, en 1674 > membre d'un conseil de
régence pendant la minorité de son fils. Il fut un des plénipotentiaires envoyés à Boulogne , en 1 58 1 , pour traiter de la paix. Mort en logô. Rouet,
47 1. Rouci (Jean de ) , évéque de Laon , fils du précédent; Héritier de la sagesse de son père , il y joignait toutes les vertus épiscopales. Il avait été Admis fort jeune dans le conseil d'état. Il aiçiait et protégeait les arts : les tombes magnifiques dont il a orné les sépultures de son père et de ses frères , en font foi. Il fut une des illustres victimes qui furent immolées dans les prisons par la faction bourguignonne. On Ta surnommé le bon' évêque. Mort en i4i8. BoucL
472» Rouci-SissoNNE (Charles de) , évêque de Soissons, de la même famille que le précédent. On pourrait lui donner le surnom qu*à mérité son parent. Il laissa une mémoire chère à ses diocésains et surtout aux habitans de Soissons , qu'il avait consolés et secourus dans la peste de ]58o. Né en i5i5; mort en i585. Slssonne.
470. Rouci-SissoNNE (Nicolas et Claude de) , frères jumeaux. C'est la nature elle-même qui les a marqués du sceau de la célébrité , en leur donnant la plus parfaite ressemblance physique et morale , en les animant d'un même esprit , en les douant des mêmes inclinations 9 en les soumettant aux mêmes accidens , en un mot , en en formant deux êtres tellement sympathiques » qu'ils semblaient n'être qu'un corps et qu'une ame. Tous deux furent attaqués en même temps , l'un
h Sîssonnc , l'autre à Origny, de la maladie dont Nico-
36ll GALERIE
las mourut , parce qu'il ne fut pas traité par le même médecin que son frère. Nés en i548; morts» l'un en 1578, l'autre en 159 u . Sissonne»
474* Rousseau (Joseph) , acteur de l'opéra. Il n'est pas indigne de remarque que la coi^trée oii naquit Le < gros , a produit aussi son'plus brillant successeur. La Toix de Rousseau était pui;is et mélodieuse ; il mettait dans son chant de la grâce et dej'élégance; et ses qualités personnelles lui gagnaient tous les cœurs. Il mourut en 1800, à peine âgé deirente^aeufans. Soissons»
475. RoussELET , prévôt de la cité de Laon. A l'exemple de Thoumelaire , son prédécesseur , dont le sort ne l'eiTraya point, il combattit aussi les ennemis de l'état > à la tête de ses^concitoyens ; et tombé , comme lui» dans les mains des Bourguignons / il paya également de sa vie son courage et sa fidélité. Mort en 14^1 « Laon»
476. RoussET de Mîssy ( Jean) , d*iabord conseiller extraordinaire et historiographe du prince d'Orange , et ensuite conseiller de la chancellerie impériale de Russie , des académies de Pétersbourg et de Berlin. On ne considère pas sans étonnemefit le nombre et la variété des ouvrages de ce fameux réfugié. Outre le Mer- <;ure historique et politique qu'il a publié en Hollande pendant vingt-quatre ans , et les éditions qu'il a données 'de différens ouvrages enrichis de ses notes , il est sorti de sa plume infatigable des livres sur la politique , des recueils de diplomatie , la traduction d'un poème italien , des histoires , des observations aussi
neuves que cnrieuses sur les vers de mer qui percent les vabseaux ,.etc. Tous ses écrits eurent de la vogue; quelques-uns plusieurs éditions. Né en 1686; mort en 1763^ Loofii
477* Ri7£L (Jean) , chanoine de Paris et médecin de 'Francis I.*"'» est auteur d'un traité De naturâ stir^ pùim, qui, dès qu'il parut , à été imprimé à Paris , à Bâle et à Venise » et qui est le premier livre de botanique qu'on ait publié en France. Ruel y a fait connaître tout ce que les anciens ont écrit sur cette matière, en indiquant le nom vulgaire français qui correspond aunom grec ou latin; ce qui lui assure le titre glorieux de créateur de la langue botanique française. On lui d(Mt de plus les versions latines du traité de matière médicale de Dioscoride , et d'un recueil des traités que nous ont laissés les Grecs sur l'art vétérinaire. Ces traductions l'ont fait surnommer, par Budée et par Uuet, l'aigle des interprètes. IVé en 1479; n^ort^en iSSg.
Soissons,
478. RoYE (Albert de) , évéque de Laon, eut une grande part aux affaires sous Philippe de Valois , qui Tavait admis dans son conseil privé. Mort en 1 356.
.Laon*
479* RoYE (Gui de), archevêque de Reims, de la même famille que le précédent , se rendit recommandàble'par son amour pour les lettres. C'est lui qui fonda le collège de Reims à Paris. On lui attribue un ouvrage latin intitulé Doctrinale sapientlœ , lequel n'a pas été imprimé, et dont on ne connait aucune copie. Ce livre a été traduit en français et en anglais. La tra-
duction française porte le titre suivant : Le livre de Sapii^ice , traduit du latin , par un religieuw de Cluni, pour les simples prêtres qui n'entendent le latin, ni les écritures. Cesprêlres4à sans doute étaient bien simples. La version du moine de Cluni , a eu , dans le quinzième siècle , plusieurs éditions que leur rareté fait rechercher. Gui de Roye ipournt en 1409*
Muret.
480. Sains (Guillaume de), Tun des croisés qui conquirent Constanlinople , et Tun des maréchaux de Tempire latin de ce nom. Il s^illustra par la yaleur et le succès avec lesquels il soutint le siège de Civita en ISJ07. Sains,
48 1. Sa At-Etienne (Etienne de Ghocquard de), officierdela compagnie des chevau-légers de Monsieur, frère du Roi. Brave guerrier , qui s*est trouvé à quinze batailles ou combats et à vingt et un sièges ; qui a été blessé dans sept actions , et s'est distingué par de beaux faits d'armes , dont le détail se trouve dans le dictionnaire de la noblesse. Il vivait dans le dix: - septième siècle. Pouilly*
482. Saint-Hilairë (Louis Vincent-Joseph Le Blond, t^omte de ) , général de division , grand cordon, de la Légion d'honneur et l'un des meilleurs olliciers-géné-
raux que la révolution ait produits , était capitaine de hussards , quand elle survint. Il avait reçu cette instruction solide qui prépare les succès de Thomme de guerre ; et il était orné de ces talens agréables qui (ont briller l'homme du monde. Il ne tarda point à s'élever aux premiers grades de l'armée. Je laisse aux biographies nouvelles le soin de le suivre pas à pas dans sa brillante carrière : je ne puis en donner ici qu'une légère idée. Dans la campagne de 1 796 , il dégage à Salo le général Dallemagne ; il disperse trois fois le corps du prince de Reuss : il est blessé au combat de Saint-Georges devant Mantoue , et promu au généralat de division. A Austerlitz, quoique blessé au commence • ment de l'action , il reste toute la journée sur le champ de bataille : il contribue beaucoup au succès ; et le grand cordon de la Légion d'honneur est le prix de son héroïsme. Le laurier d'Jena est arrosé de son sang; et en attendant qu'il puisse rentrer en campagne, il va faire apprécier, dans le commandement de Berlin, la nobles^ se de son caractère et la pureté de son administration. A Eylau , la gauche des Russes , chassée, d'un plateau jpar sa division, tente en vain trois fois de le reprendre. C'est encore sa division qui a la principale part aux combats d'Heiisberg : c'est elle qui , après un siège de plusieurs jours^ se fait ouvrir les portes de Pillau; et elle est l'une des deux auxquelles Davoust doit le triomphe d'Eckmuhl. Essiing est le terme fatal de tant de glorieux travaux. Saint-Hilaire y fut tué à côté du maréchal de Mon-^ tebello , dont il ne pouvait tarder à partager les honneurs. La mort de ces deux illustres guerriers inspira de semblables regfets. Leurs corps furent également trans-
366 GALEHIB
portés à Paris ; et une seule et même pompe orna leurs funérailles dans la chapelle de l'hôtel des invalides.
RibmnanU
483. Saint- JvsT (Louis-Léon de) ^.député de l'Aisne à la Convention et membre du trop fameux Comité de salut public , était fils d'un chevalier de S. Louis. Son nom est écrit en caractère de sang dans les annales de la révolution. On ne sait guère qu,'il est auteur d'un poème en vingt chants , qui a pour titre Organt , et qu'il n'avait que vingt-deux ans , lorsqu'il le publia en 1789. Ce qu'on sait trop bien , c'est que l'organisation du gouvernement révohitionnaire lui appartient; et que l'élevant au-dessus des plus fougueux conventionnels, elle le plaça immédiatement après Robespierre. Il s'était frayé les voies à la députation , par un ouvrage publié en 1791, lequel a pour titre : Esprit delà révolution et de la constitution de France : ouvrage où le futur décemvir » tranchant du Montesquieu , juge en dernier ressort l'œuvre de l'assemblée constituante; et 011 il est curieux de le voir déguiser ses vues ambitieuses > sous les apparences de l'amour du bien public » et même d'un certain respecl pour la religion. Il n'avait que vingt-sept ans , lors<(irà son tour il fut englouti dans le gouffre où il avait poussé tant de victimes. Né à Decize-en-Nivernais en 17G7 , décapité en 1794.
JSUrancourt.
484* SAiNT£-»MAaTH£ (Abcl-Louis de)^ ne fut pas le moindre ornement d'une famille illustre dans les let* très. Il mit la dernière main au G allia christiana; et rassembla d'immenses matériaux , dont fit usage l'auteur de YOritm ehristianm. On a aussi de lui des poé-
fties latines; et le bel escalier de St-Hagloire , tonstruit sur ses desseins , est une autre preuve de la variété de seç talens. Devenu général de l'Oratoire contre le gré de rarcfaevéque de Paris , il fui persécuté comme }anséniste; et il attendit que la persécution cessât , pour se démettre .de sa place. Il se retira alors à Saint-Pautaux-Bois 9 où il avait subi un premier exil , et il y termina une carrière honorée par ses travaux et ses vertus. Né en 1631 ; mort en 1697. St-PatU-aucs-Bois.
485. Sainte-Maure (Guillaume de) , resté veuf avec un enfant , entra dans l'Eglise , devint trésorier de la cathédrale de Laon et coûtre de la collégiale de Saint- Quentin ^ et refusa l'évêché de Noyon. Honoré de la dignité de chancelier sous Philippe de Valois , il fut employé par ce prince dans les plus importantes missions diplomatiques. Il remplissait , en iSsg , une ambassade près du roi d'Arragon; ^et l'année suivante , il était chargé de négocier un traité avec le roi d'Angleterre. Il laissa des preuves de son attachement aux deux églises de Laon et de Saint-Quentin , en y fondant un anniversaire et une chapelle. Mort ea i334* Laan^
486. Saint-Simon (Jean de Rouvroy , seîjgneur de) , l'un des barons qui assistèrent Philippe-Auguste dansla conquête de la Normandie , et qui , en i so4 , jurèrent en son nom la capitulation de Rouen. Ce fut lui qui fit prisonnier le comte de Boulogne à la bataille de Bouvines. Il est cité pour avoir, pris le premier le suv-
. nom de Saint-Simpn. Saint-Simon,.
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487* Saint-Simon ( Alphonse de Rouvroy, seigneur de). Un seul trait suffît pour faire apprécier ses grandes qualités. Il fut jugé digne , sous le règne du roi de Navarre, Philippe-le-Sage , de gouverner ce royaume en qualité de vice-roi , pour l'absence du souverain; €ette nomination date de i34o. Saint-Simon.
488. Saimt-Simon (Gilles de), fit lever aux Anglais, en 1419» le siège deGisors, et se signala à la bataille de Patay, à la prise de Meaux, aux sièges de Pontoise, de Ilonfleur, etc. II mourut en i477- Saint-Simon.
489. Saint-Simon ( Claude de), premier duc de ce nom , chevalier des ordres du Roi , grand louvetier de France, premier gentilhomme delà Chambre, et lieutenant-général des armées. Il mérita par ses actions les faveurs dont le combla Louis XIII. Il commanda , en i632 , l'arrièrc-ban de la noblesse en Lorraine , et en i638 et 1659, la cavalerie légère de l'armée de Guyenne. Il fit comme lieutenant-général la campagne de i652. Sa faveur n'avait inspiré de jalousie à personne. Tombé dans la disgrâce , il remit toutes ses charges, vécut en sage dans la retraite jusqu'à quatre-vingt-cinq ans , et mourut en 1690. Saint-Simon.
490* Saint-Simon ( Louis , duc de ) , pair de France» fils du précédent , est célèbre par son crédit sous la régence et par ses mémoires écrits d'un stylo dilFus, mais souvent original. Plusieurs tableaux y sont peints de main de maître. Né en 1675; mort en 1755.
Saint'Simort.
491. Sàlab£rg£ ( Sainte )./fonda, en 645, la célèbre abbaye de Noire-Dame de Laon » et en fut la pren^ère abbesse. Elle avait renoncé à tous les avantages d'une haute naissance , pour se consacrer à Dieu avec toute sa famille. Ses lumières égalaient ses vertus. On n'a pa& de peine à croire que la mère de sainte Anstrude fut une femme d*un mérite supérieur. Laon.
493. ScHikRER ( Barthelemi-Louis-Joseph ) » que la révolution trouva aide - maréchal - général des logis , s'éleva bientôt au grade de général de division^ quoiqu'il eût été exilé en 1795, comme aristocrate. Ce fut lui qui fut chargé de reconquérir les quatre places que la France avait perdues sur la frontière du nord. La gloire qu'if acquit en cette occasion est rehaussée par le service qu'il rendit à l'humanité. Il fit révoquer l'ordre de ne faire aucun quartier ù toute garnison ennemie qui se serait défendue. Il obtint ensuite deux avantages considérables sur les bords de la Meuse et de la Roer. Nommé au commandement de l'armée d'Italie , il remporte à Loano une victoire éclatante avec des soldats dénués de tout. L'armée d'Italie ayant passé sous les ordres de Napoléon , Schérer fut appelé au ministère de la guerre; emploi difficile , s'il en fut, dans un temps 0(1 les déprédateurs étaient nombreux et puissans. Us eurent l'art de susciter contre lui l'opinion publique » en le rendant responsable des malversations qu'il -voulait empêcher. Il céda à l'orage, se reposant sur le temps du soin de venger sa réputatiom On l'envoya en Italie prendre le commandement d'une armée qui ne trou¥fiit pas de chef. Il y battit Krai à Pastringo : il eut
494* SiRtJziER (le baron Théodore-Jean- Joseph) p colonel d'artillerie légère, commandant de la Lé^oki d*honnear , chevalier de S. Louis et de la Couronne de fer , entra au service comme simple soldat , à l'âge de quatorze ans, et y fournit une carrière dont bien dès g6^ néraux envieraient la gloire. L'espace me manque ^pour citer tout ce qu'à fait de remarqutdile celui que les soldats se plaisaient à nommer le père aux boulets, et dont Napoléon à dit : It n'y a que mon vieux Séruzier qui n'ait jamais trouvé rien d'impossible aux ordres que je donne. Je me borne à efDeurér quelques iaitSi» it Uohenlinden , Moreau témoigna publiquement qu'K avait de grandes obligations au capitaine Séruzier; il demanda 'pour lui un sabre d'honneur. A: Ansterlitz, ce fut Séruzier qui trouva le moyen de rompre la glace du'lac , où quinze mille Russes furent engloutis. A Jena , il décida y par une manœuvre hardie, le sort de la bataille, qui valut à Davoust le titre de duc d'Aauerstatt; ( je souligne ce que proclama l'ordre du jour de l'armée.) A Eylau , un homme se fait remarquer de Napoléon par l'audace avec laquelle il emporte une position inH'* portante , eVpar l'intrépidité avec laquelle il s'y maintient; et cet homme , Napoléon apprend, sans en être surpris , que c'est son vieux Séruzier, On aime à se rappeler que ceBlucher , dont les Prussiens ont fait leur héros, tomba au pouvoir des Français dans le voisinage de Pruss*Holland : mais on sait peu à qui fut due une capture qui procura la liberté du maréchal Victor. Ce coup de main , disons mieux , ce coup de maître est un des exploits de l'habile Séruzier. Schill désolait par ses courses et ses brigandages une partie de l'AUema-
gtm, c'esf Séruzier qui conçoit, qui dirige , qui commande l'expédition , dont le résultat fut la mort de ce fiNneux partisan. Qu'a-t-ii médité long-temps sur les bords du Danube ? et quel est le but de cette reconnaissance secrète qu'il fait seul avec l'Empereur caché » comme lui , sous la capote d'un soldat allant au bois , la hàëhe à la main? Il lui montne comment on peut enlever , sans coup férir, le général Krasmer avec trbb mille hommes ; et le lendemain il exécute la chose , comme il l'a dite. Il fait plus : il court du même pas surprendre le château de Brinsdorf , où il se rend maître d'une garnison de deux mille hommes et d'immenses magasins. Il se distingua ensuite à Wagram, par un beau fait d'armes ; et le vainqueur , en le créant baron^ lui dit : Ton artillerie ê*est immortalisée dans lès journées d'hier et d'aujourd'hui. Sa belle conduite à la journée de la Moskwa fut récompensée d*une dotation de quatre mille francs sur le canal de Saint- Quentin. Mais cette funeste campagne de Russie finit d'une manière bien triste pour un aussi brave guerrier. Il ft^ fait prisonnier dans la retraite : pouvait-il ne pas se rendre ? Il fut trouvé seul : tout son monde l'avait abandonné. Le grand duc Constantin , de qui il était connu > le consola par un accueil de la plus grande bienveillance. Séruzier ne revit sa patrie qu'après la restauration. On le fit directeur de l'artillerie à Toulon*» et bientôt après il se trouva chargé du commandement en chef ^ par la disparition des officiers qui le précédaient. Les Anglais crurent le moment favorable pour se faire de nouveau livrer cette ville. Un homme à qui il ne restait que des décorations et soixante-cinq
blessures , leur parut facile à acheter. Malgré des offres magnifiques 9 sa fidélité fut inébranlable. Tel sera tou^ jours le véritable preux. Veut-on bien connaître celui dont je viens d'esquisser quelques traits ? Je promets une lecture attachante à qui lira les Mémoires militaires du colonel Séruzier , rédigés par un de ses frères d'armes , et publiés en iSsS. Né en 1769 ; mort en
i8si5. Charmes»
495. SiGEBERT , l'un des quatre fils de Glotairê I.*', et le meilleur sans contredit des rois de la première race , eut en partage le royaume de Metz ou d'Austrasie. Brunehaut fut son épouse; et quelque soit l'ascendant qu'elle exerça sur son esprit , on ne voit pas qu'elle l'ait engagé dans aucune entreprise injuste. Ils n'étaient pas encore mariés , quaùd Sigebert déclara à (jontran cette guerre qu'on regarde comme la seule tache de son règne , parce qu'on n'en voit pas les motifs , et dont peut-être on jugerait autrement, si les causes en étaient connues. Il fut brave , aimable , généreux. Dans un temps où la corruption était extrême , sa cour fut décente ; ses mœurs furent irréprochables. Un •prince barbare , dans les mains de qui le sort des armes l'avait fait tomber , ne put se défendre de l'affection qu'il inspirait, et devint son ami. Il avait triomphé une seconde fois des agressions du perfide Chilpéric , et il le tenait resserré dans Tournay , de manière qu'il ne put échapper. Mais que n'ose le génie du mal aux prises avec la fortune ? Frédégonde dégagea son mari , ea faisant partir de Soissons deux scélérats qui poignardèrent répoux de sa rivale. Le corps de Sigebert fut rapporté
à SoissoBS * et inhumé dans l'église de Saint-Médard , où sa statue se voyait sur son tombéau« Né en 555 ; moften575. Sùissons.
496. SiONtiui(Pierredey seigneur de Marcy et au'- , tf6S lieux , maréchal-de-camp , gouverneur de Marie et d'Oisy» et gentilhomme de la chambre du duc d'Anjou, frère unique d'Henri III. Les distinctions qu'il obtint sont la preuve et furent le prix des importans senrice» qii*il rendit aux rois Henri III et Henri IV. Ils sont rapportés dans le dictionnaire de la noblesse. Mort en 1598. Marie,
497* i^iGNiBR ( Pierre- Alexandre de ) , seigneur de Rogny 9 Marcy et autres lieux , maréchal-de-camp et gouverneur c(e Marie , fils du précédent. Parmi les faits honorables qui renipUssent sa vie militaire , on aime surtotit à rencontrer celui-ci. Les Espagnols » après avoir pris La Capelle, Hirson et Vervins , attaquèrent Mario le 5i août 1660 : ils comptaient l'enlever par un coup demain. Signier» quoique dénué d'artillerie» tint assea; Ipog-temps» pour que le maréchal de Prasiin put couvrir Laon : action d'autant plus belle» que les lois dq la guerre autorisaient alors à faire pendre un pilicier qni osait défendre , sans canon » une mauvaise place contre une armée royale. L'arçhiduc Lcopold ne donna que des éloges au dévouement du brave gouverneur , qui reçut aussi une lettre de satisQ\clion signée du roi et delà reine régents. Mort en i658. Marie,
4qB. SoiBsons ( Yves le Vieux , comte de ) » surpas-
sa il tous les barons de son temps en prudence et en générosité , au dire des contemporains. Donné par RaouI-ie-Vaillant, comte de Vermandois , pour tuteur aux enfans de celui-ci , il défendit leurs domaines contre tous ceux qui tentèrent de les usurper. L'empereur Frédéric I.*' l'avouait pour un de ses meilleurs amis. Mort en 1178. Sotuam,
499. SoissoNS ( Raoul le Bon , comte de ) , fils du précédent. Contemporain de Thibaut de Champagne et du châtelain de Couci , Raoul de Soissons alla , comme eux , signaler sa valeur contre les infidèles ; et il partage avec eux la gloire d'être un des créateurs de la poésie française. Mort en 1237. Soissons.
500. Soissons ( Jean le Bon , comte de ), fils du précédent. A l'exception du talent de la poésie et de la facilité à s'énoncer» Jean , qui était bègue , eut toutes les excellentes et aimables qualités de son père. Combien nous plaity dans Joinville, ce bon seigneur de Soissons , que l'enjouement n'abandonne jamais dans les actions tes plus chaudes , et dont la sagesse seconda S. Louis dans l'administration de la justice! Mort en 1970.
Soissons»
5oi. Soissons (Thiéri ou Raoul de) » sire de Cœuvres^ frère du précédent. L'héritage poétique de Raoul le Bon fut recueilli par son second fils^ que les uns nomment Thiéri et les autres Raoul : c'était , au dire de Gilbert de Mons » un chevalier plein de valeur et de grande réputation , strcnuus et famosus. La première fois qu'il se croisa , il épousa » dans la Palestine,
Alix, veuve de Hugues I.*', roi de Chypre, et fille de Henri, roi de Jérusalem; et il obtint la garde du royaume de Jérusalem. Il suivit S. Louis en Egypte, combattit sous ses yeux à La Massoure > et partagea sa captivité. On pense qu'il y mourut. On trouve de ses chansons dans un manuscrit de la bibliothèque du Roi. Il vivait dans le treizième siècle. Soissons.
5oâ. SoissoNs ( Renaud de) , maréchal du royaume de Chypre. Illustre par sa naissance , ses actions et ses emplois , il l'est encore comme tige des fameux Soisspns d'Outremer. Il vivait dans les douzième et treizième siècles. . Soissons,
503. SoissoNS-MoREUiL ( Bernard de ) , seigneur de Cœuvres , s'éleva par ses services à la dignité de maréchal de France , sous le règne de Philippe de Valois. Il mourut vers i35o. Cœuvres,
504. SoissoNS (Jean de Bourbon, comte de). Ce jeune prince , qui s'était signalé à la défense de Metz et au siège d^Ulpiano, partagea la triste destinée du duc d'Enghien , son frère , en rivalisant de valeur avec lui à la funeste journée de Saint-Quentin. Né en ]528; mort en 1657. Soissons,
âo5. SoissoNS (Louis de Bourbon^ comte de). Célèbre , comme capitaine , par plusieurs succès , il l'est «urtout par la bataille de La Mariée , où il eut le double malheur de la gagner contre les Français et d'y perdre la vie. Né en i6o4; mort eu 1641. Soissons.
38o GALERIE
506. SoRE At DU Rosier (Hugues) , ministre protestant » fameux par son éloquence , par la singularité de ses. écrits » et par la versatilité de ses opinions religieiises. H vivait dans le seicième siède. Ro^oj.
507. Scssàimfiàv {Hubert )» enseigna les hiimnnités à Turin ei à Paris. Il avait été envoyé dans la premier de ces deux villes » lorsqVen i536 les Français se furent emparés du Piémont» U est auteur de quelques imités de grammaire et de poésies latines qui eurent du succès. La prise de Péronne est le sujet d'un de ses poèmes. Il se qualifiait docteur en droit et en médecine. Né en i5i4« Sois$ons.
508. Sdzt {Etienne de ) , cardinal et chancelier de 'France sous Philippe-le-Sel. Il eut une grande part aux
affaires du Royaume et un grand crédit à la cour -pontificale. Suivant un moderne , il laissa la réputation d'un homme qui , toute sa vie , s'était dévoué aux grands et à servir leurs passions. Mort en i3i i. Suzj.
509 . Suz V ( François-Charles de Rohty , vicomte de) , fils d*un officier-général , devint lui-même lieutenantgénéral , major de la maison du Roi et commandant de l'ordre de S. Louis. Il avait mérité ses honneurs militaires par d'utiles services. Il eut deux chevaux tués sous lui à la bataille de Fontenoy , lors de laquelle il était maréchal-de-camp. Né en 169s; mort en 177^^.
HISTOUIQUE. 38l
^ 5io. TAcnuioif (Piètre) , babikt peintre soir verre.. C'est lut cpri aTait peint tea vitraux de TarquelKise de SoittCMDs , oii étaient représeatés plusÂettrs «u)ets tirés des .métamorphoses d'Onde« Ces peintures » traitées avec beattoonp de talent , et dont le coloris était d'une grande viYaciti, ontdi^aru en ifti4* Tâcheron y tra- Tailbiil en 1&99» Sai&ans.
Su. TfiLLiER ( Ainand-Gonsiant) , a été successivement avocat au parlement de Paris » avocat du Roi au présidial de Melun,, député à TAssemblée constituante . président du tribunal civil de Melun , et membre de la Convention. Il fut honoré dans rassemblée constituante du titre de secrétaire : c^était le juste prix de ses travaux dans les comités , au nom desquels il fit quelques rapports. II avait rempli atec sagesse dans la Convention quelques missions importantes , lorsqu^il fut envoyé dans un département ^ pour appaiser des troubles causés par la disette des subsistances. Forcé de condescendre à des mesures , où il croyait avoir sacrifié son honneur àHatérêt del'état, il termina volontairemoini sa vie i et pas^.uoe ¥oix ne s'éleva , parmi ses coUègiies 9 pour donner quelques regvots à cette fin déplorable^ U avait publié, en 179^1 un recueil de réfiexîons morales , $ou^ le iitre de Quelques pcn^ée^ enctrattes ie divers moratistM ^ pour servir à l'homme de ta natwre: devenu hùfwn& soeial. Né en 1 7a 5 ; mort en 17^.. Laoh.
^12. Tbudegaud , receveur de Tabbaye de Saint- Vincent de Laon , et auparavant prévôt d'Ënguerrand I.^' de Gouci. La célébrité de la sédition» dont Laon fut le théâtre en 1112^ a fait vivre le nom de Teudegaud qui en fut le chef. L'évêque Gaudri eut Fimprudence de se faire un ennemi personnel de cet homme féroce, intrépide , capable de tout machiner, de tout oser , de tout braver , et à qui l'expérience des affaires avait acquis un grand ascendant sur la multitude; Teudegaud le fit immoler à son ressentiment» Il fut puni de mort en 1 1 14* Le Laonnois.
5 1 3. Th£is ( Marie-Alexandre de ) , ancien maître des eaux et forêts de Nantes , est auteur de deux comédies intitulée^ l'une Le Faucon, l'autre La Comédie bourgeoise , et d'un livre qui a pour titre Encyclopédie morale, Quelqu'estimables que soient ces ouvrages, il se glorifierait encore plus de son fils et de sa fille, dont il a lui-même cultivé les talons. Quel est le père qui ne serait pas fier du nom que tous deux sç sont fait dans la république des lettres; et du haut rang auquel sa fille s'est élevée par l'union des grâces à un mérite supérieur? Né en 1738; mort en 1796. Sinceny.
5 14 Thierri (S.) I évêque d'Orléans» Elu et sacré en 1016, non sans opposition et mêmb au péril de sa vie , il abdiqua au bout de cinq ans , se fit religieux , et mourut en 1022 , honœré du titre de saint. Sa vie a été écrite. Son père et' son grand-père se nommaient comme lui ; et l'on prétend , mais à tort , que la ville de Ghâteau-Thierri reçut le nom de son grand-père.
Château-ThitrrL
5i5. Thiebri (Jean ). Une fortune pi*odigieuse qu'il fit dans le commerce, sans bruit et non sans talent , le rendit fameux après sa mort. Fils d'un cordonnier , il mourut à Venise en 1676 » âgé de quatre-vingtseize ans , et laissant un héritage de dix-huit millions. Les prétèndans ne manquèrent pas : mais aucun ne parvint à établir sa parenté » et plusieurs se ruinèrent en yames procédures. La connaissance de cette grande ailaire avait été attribuée eft France à une commission du conseil , qui ne fut supprimée qu'en 1 791* Les dixhuit millions restèrent à la république de Venise , et lui profitèrent peu. Château-ThierrL
' 5i6. TflOLHÈ (Jean-Baptiste) , général de brigade et officier de la Légion d'honneur % entra au service comme soldat en 1780; et était , en avril 1789 , quartier*maltre4résorier d'un régiment. Brave guerrier et habile administrateur , il dut son avancement à des services qu'il serait trop long d'énumérer : je me borne à quelques faits. Après la prise de Wissembourg » il rallia dans Strasbourg une partie de l'armée fugitive. Nommé chef de l'état major de l'armée de la Moselle » il la trouva, le 16 thermidor an 2 , non organisée, non habillée , non armée ; et le 23 , elle était dans Trêves après avoir battu l'ennemi. Le zèle admirable dont il fit preuve dans cette occasion , le fit nommer, lé 27 , au grade de général de brigade. Lors du passage du Rhin qui eut lieu en messidor an 5 , il conduisait le corps de bataille du général Férino , et il le seconda , avec sa brigade , au passage du Lech et à la bataille de Friedberg. Il venait de commandeo
pendant Cinq campagnes d'été et d'biver» 9An$ prendre un moment de repos , quand il fut mis à la retraite paf le directoire exécutif. Né ea 175$; mort en 180$,
ChailUvoi^ ' 5i7* Thoumelaibe » prévôt de la cité de Lflioo* Don*^ nons un souvenir honorable à ce magistrat» qui » dans les troubles clvlls> signala» les armes à la main • soii attachement à Tautorlté légitime; et qui» trahi par la fortune au milieu de ses succès , fut assassiné par les Bourguignons en i4ti* Laoni^
. âi8. THuiLiâB( Vincent) ^hénédictin» savant helléniste et traducteur estimé. On prise surtout sa traduc" tlon française de Polyhe, commentée par Fol^rd.. j^é en »685; mort en 1726» C<mci^l&*ChMean*
5 1 ^. THUiLijut ( Antoine^Vincent ) , bénédleUir • fr^re du précédent. Sa version latine tte l'histoire e^ésias-* tique 4e Fleuri » dont il a rectifié les merises > n contribué à répandra dans Tétranger » un des ouvrages qui font honneur à la France. Mort dans le dix4mi<tième siècle. Coud-UhChâ^wu*
620. TiNORY ( Pierre-Praqçois) ^ professeur de chi • mie à Facadémie de Genève , membre de plusieurs sociétés savantes et Tun des fondateurs de la société des arts de Genève » n^est point né en cette ville eomme le dit une biographie. Il a laissé des preuves nombreuses de son savoir y comme chimiste et oemoie nsinéralo* giste. U remporta le prix proposé pour la constructioA d'appareils propres h préservçr les doreuses des atleiii-
tes du mercure ; et son analyse des plaoies crucifères fiit couronnée par racadémie de Dijon* Son principal ouvrage est un traité sur la composition et Temploi doa fends. Ce Ilrre est regardé comme classique. Né en 1745; mort en i6ti. SoidS^n^*
. 5s 1» TouBNAi (Gervais de ) , chanoine de Soi^son»^ traducteur des principaux orateurs grecs » de l'Enéïde de Virgile et de Libanius , vivait dans le seizième siècle. Soissons.
Sst. TouBNANT ( Jean*Glaude«-Gabpiol ) , iogénieui? du Roi pour les instrumens ii Tusage des sciences » et opticien honoraire de l'académie de Berlin» Il eut le mérite rare de joindre l'invention il la pratique. Parmi les différentes machines qu'il a imaginées » on a dis-* tingùé surtout celle pour polir le$ verres d'optique , qni » en 1 791 ; lui valut une récompense nationale ^ d'après le jugement de l'académie des sciences. Il a laissé inédit un Trctiti d'optiqfAfi^raPiqtie, que la bibUo^ thèque de Laon possède* Mort en 1 807 , è l'âge do quatre-vingt-quatre ans. liooti^
5s5. Tristan ( Pierre ) » seigneur da Passy. L'histoire le distingue dans cette ibule de chevidier^ qui firent ' à Souvines des prodigca do valeur» Ce fut Ini qui , lors* que Philippe-Auguste > étendu par terre, courait risque de la vie, sauta \ bas de son cheval «et y fit remonter ce prince , en opposant au^ eo^nemis des eiTorts béroï^ ques. Il fut grand obambeUan de Franco ; et mourut vera ia44- P^séty-en-Faloifi^
386 GALEfilB
524* Tristan (Gcntian)^ seigneur d'Ambleny , et grand échanson de France » de la même famille que le précédent , passait pour le meilleur homme de mer de son temps. On le voit obtenir» en i3i4 » un don considérable pour récompense de ses services» Il fut élevé h la dignité d*amirdl de France en i324- H niourut vers i3s8. ArabUny»
525. Urbain IV (Jacques -Pantaléon , surnommé de Court-Palais , pape sous le nom d'). Elefié , dès sa tendre enfance , dans Téglise de Laon » dont il devint archidiacre^ lui-même regardait cette ville conune sa seconde patrie» Etant patriarche de Jérusalem , il avait pris place parmi les géographes , par son théâtre de la Terre sainte. Parvenu au souverain pontificat , il eut et il donna la plus haute idée de sa puissance. L'on vit alors l'ancien enfant de chœur de Laon acquérir pour le saint Siège le droit des Pisans sur la Corse , et disposer du royaume des deux Siciles , comme d'une propriété de l'église de Rome. Mort en 1 264. Laon*
526. Drr£ (Joseph-François-Jean-Baptiste, comte d') , maréchal -de- camp. Ofiicier-général dès le commencement de la révolution , il fut un de ceux à qui la France dut l'organisation de cette vaillante armée , qui , dès son début , fit trembler l'Europe. C'est le cas de né pas laisser ignorer qu'un régiment à cheval » qu'il levait en ^792, se forma en grande partie dans le dépirtement de P Aisne, et que du nombre des sujets
qu'il sut y "attirer , sortirent des officiers de mérite et même' des généraux d'une haute distinction. Des infirmités graves avaient réduit le général d'Urre à Tinaotion depuis long-temps , lorsqu'il mourut à Tâge de soixante-quinae ans , en 1818. Ftlain*
597. Urtubie (Louis -Jean -Charles d') , général d'artillerie , était entré au service , à l'âge de quinze ans 9 dans une arme où les grades sont la récompense du talent uni à la valeur. Il avait fait, avant la révolution , cinq campagnes , s'était trouvé à une bataille, avait été employé à trois sièges , et avait été blessé à 0d}}n de Mahon. La ville de La Fère , où il était né , et dont il était maire quand il mourut , ne peut oublier un swvice éminent qu'il lui rendit en 1793. Deux mille de ces fédérés, que Paris avait vomis dans les province après les massacres de septembre , sortant en tumulte de leurs casernes , menaçaient de tout détruire. D'Urtubie se précipite seul au milieu d'eux; il repousse avec l'accent de la vérité les calomnies dont on avait noirci les citoyens; et' son éloquence désarme la fureur de ces hômnjes de sang. Né en 1760; mort en 1809. La Fère.
5a8. Urtubie (Théodore-Bemard-Simon^ dit le chevalier d' ) , général d'artillerie , frère du précédent , servit l'état dans la même carrière , autant de sa plume que de son épée. Le Manud de V artillerie qu'on lui doit , est le premier ouvrage de ce genre qui ait paru : il réunit sur-le-champ tous les suffrages , et devint le livre indispensable de tout ofiicier d'artillerie. Si V Aider mémoire de Gassendi , a depuis été préféré , c'est par
une pakon qui n'ôie rien au mérite du Manuel. A mesure qo^un art âe perfeotionne , le^ derniers écrits qui en traitent , âmv^ent néceMairement l'én^ofter' $iir le«
. prèmierB » par cela aeul qn'iU e» préssolenl l^éCat aetuel. La primauté n'en reste pas moins^ à cefart qtà D*i
' été devancé par personne , et dant le livre a servi de modèle à de plus réeess.
Bevrem qui les premîen marchest dans Ut éaniére i^
Quand Page et les infirmités obligèrent le chevalier d^Urtubie à prendre sa retraite , il continua de aerviv l'état comme adminislrateiir de la caisse d'amortiseement , jusqu'il sa mort arrivée e|^ 1807» La. Fève
52g. VaiIiLT (Jean de) , président au parl^flent de Parts y 8*y était d'abord acqnis , comme avcwat ^ nue telle réputation , que les principaux personnages le peustonnaient en qualité de conseil. Le dauphin Louis , doc de Guyenne V Favait même choisi pour soa ^katccKer. II déplut aux factieux» qui lut ôtèrent cette place, lui firent perdre ses pensions , et le privèrent d(» sa liberté. Une de ces révolutions » qui se succédaient' souvent sous le malheureux règne de Charles VI, la lui fit recouvrer , mats ne répara point ses pertes. La prési- <fence d*une chambre du Parlement étant venue à vaquer en i4i^^ il 7 fut nomttié par te Roi ; et cette nomination fut confirmée, dans le Parlement» par tmacrotin auquel concoururent le Dacqyhin et plusieurs princes de aang« 11 y a tout lien de croire qu'A partagea le sort da chancelier de Marie, son ami, dans le massacre dir 18 juin \l\\%. Vmtfy*
âSo.VAELET (Jean on Louis), ^eur.de Gibercourtj, HUMre de Saint^iientia. SabeUe oondufte p^adaiit le siège; 4e i557» a mérité -à 3on nom Tiioiiiieur d*étrai eîté parde Thou el Daniel. Seînt'^^mmtin»,
âSi. Yassocns (Jean de ) , évéqne de Toaroay et chanoelœr de France. Célèbre jurisconsulte » qui t'élera par 50& mérite à la première dignité delà magistrature» après «voir passé par la charge d'avocat da fioî au par^ Jement de Paris. Mort en iSoa. . f^agsogncm
S59. VAtDBViL (Louia-AnDe, Drouynde)» seigneur de Bruys , aortait d'une famille dont le bureau des finances de Soissons avait vu trois chefs siéger succès- «iveiaeiit parmi se» membres^ Admis de très-bonne lieuredaos le parlement de Paris , il étonna ses cpUè-* ^Qs par rétendue de ses connaissances. La seconde chambré des requêtes » oii il avait pris place , sollicita pour lui 9 d'elle-même , la voix délil^éraiive qu^il obtint à vingt-deux ans. A une figure heureuse , Vaudeuil joignait des manières aimables , une élocution brillante » le go&t de la saine littérature» en un mot, tout ce qui prépare et justifie les succès. Le duc de Choiseul , dont il était aimé » avait jeté les yeux sur lui pour balancer rinfluence dangereuse du chancelier Maupou; et, dans cette vue , il l'avait fait nommer premier président du parleaient de Toulouse. L'intrigue aussitôt s'agita pour écarter un surveillant redouté; et sa démission> qu'elle sarprit , fut le signal de la chute du premier ministre et de la révolution parlementaire de. 1771. Après le rétablissement de l'ancienne mas;istrature«J^^é^ir de
Sgo GALERIE
guider son fils dans la carrièce oh il s'était montré arec tant d'éclat, fit aceeptev à Vaudeuil une place de conseiller d'état » et des fonctions dans un des bureaux du contentieux. Il vit avec douleur s'approcher une rérolution 9 dont apparemment il prévit les excès. Ceux qui la favorisaient tentèrent en vain -de le séduire. Plein d'idées sinistres » il s'appliquait à prémunir les ministres du Roi contre l'invasion des nouvelles doctrines politiques. Consumé de chagrin et succombant à une maladie de langueur , il s'éteignit à l'âge de soixantedeux ans , dans sa terre de Bruys. Il avait eu une grande part au travail des commissaires d[u parlement de Paris, sur les droits de l'ancienne pairie. Son portrait » placé dané une des salles de la chambre des pairs , semble dire qu'il devait y siéger lui-même» s'il lui eut été donné de voir la restauration. Mort en 1788. Soissons^
553. V£NpÔME (Charles de Bourbon , duc de )• Un historien trace ainsi son portrait. « Si l'histoire de » France offre des généraux plus brillans , plus habiles » même que Vendôme » elle ne présente pas de plus » grand citoyen. L'amour de l'état était sa passion do- » minante. Bien^ santé» vie» jalousie et autorité du » commandement » il était toujours prêt à tout sacri- » fier » quand il s'agissait de le défendre. » Tel fut l'aïeul d'Henri IV. Né en i495; mort en iSSj. LaFère.
534* Vendôme (César» duc de)» fils légitime de Henri IV. Il hérita de la valeur de son père. La victoire qu'il remporta sur mer» en iG5â» suffirait pour illustrer son nom. Né en 1694; mort en i665.
Couci-le- Cil âtcau.
HISTOBIQUE. . 591
535. V£RGY ( Gabrielle, de ) , ou plutôt Le Vergies. De qui n'est pas connue la tendre passion que.Gabrielle inspira au châtelain de Couci ? qui n'a été frémir au théâtre de l'horrible vengeance d'un mari jaloux , et s'attendrir sur la déplorable destinée d'une femme dont il n'était pas digne? Gabrielle mourut vers 1 igrS.
Le Fergies,
' 536, Vermandois (Herbert II» comte de). Ce feu -
dataire si puissant n'eut de génie que pour trahir son
prince et troubler l'état. Mort en g43. Saint-Quentin.
537. Vermandois (Hugues de ) » fils du précédent , est fameux par ses démdiésau sujet.de l'archevêché de Reims y qu'il occupa plusieurs fois, et dont il fut privé définitivement en 962. Il était chancelier de France en 943. Saint-Quentin.
538. Yerhandois ( Herbert de ) , comte de Troyes , frère du précédent. Vrai héros de roman » le fils de l'assassin de Gharles-le-Simple » se fit aimer de là veuve de ce roi , l'enleva sous les yeux de Louis-d'Outremer, devint son époux , et la rendit plusieurs fois mère h plus de quarante-cinq ans. Cette aventure était , de la part de la maison de Verman4ôis , un nouvel attentat à la majesté royale : elle eut l'heureux effet de la réconcilier avec la maison régnante. Mort en 993.
Saint-Quentin.
539. Vermandois (Hugues-le-Grand , comte de)» second fils du roi )Ienri I.^', se rendit célèbre par ses faits d'armes dans la première croisade , où il acquit le surnom de Grand. Il mourut , en 1101 , des suites
Sgs • CALE aie
de plusieurs blessures qu'il arait reçues daué uàè bataille. Saint^Qutntin»
540. Vbrxa!I1>ois ( Raoul , dit leF aillant , comte de)» fils du précédent. Ses aetioiis justifient le auraom dont on Fa honoré. Il jouit de la plus haute considératioa auprès des deux rois Louis le-Gros et Louis-le- Jeune, ses proches parens. Lo premier le fit grand sénéchal de France; le second l'adjoignit à Tabbé Suger dans la régence du royaume. Mort en 1 1 5 1« SàitU'Qiuniinn
541* Vbmandois (Simon de)» évéque de Noyon, firère du précédent. Il gouveftiâ son diocèse pendaai ▼ingt-septansj avec une douceur » taae justice et on désintéressement qui lui ont mépité les éloges des con* temporains. Il mourut en 1148 » en Asie> où un zèle pieux l'avait porté à accompagner Louis-le-Jeune.
Saint^Quentin,
542. Vermandois (Bealrîx de) , fille du.comte Herbert I.*' , était femme de Robert , duc , et depuis roi de France > qui périt en 9a 5, et à qui elle survécut.
Saint-Quentin,
545. Vebmandois ( Eléonore de ) , comtesse de Valois » fille de Raoul-le-^VailIant. Cette dame avait beaucoup d'esprit et des connaissances rares pour son temp.^ et pour son sexe. Elle parlait sa langue avec élégance , et l'art des vers fut un de ses nobles délassemens. On lui fait partager, avec Jeanne !.•*•, comtesse de Provence, le mérite d'avoir tiré nptre poésie du cahos. Mais sous ce rapport l'avantage est pour Eléonore, qui
HISTORIQUE. 3g5
a précédé Jeanne d'un siècle ot demi. Morte en ^ai4> Saint-Quentin.
544* V£R¥iN8 (Thomas II de Gouci, sire de). II dut h une haute réputation de sagesse et de vertu , la charge de grand sénéchal de Flandre. Il rendit des services éminens à Charles d'Anjou , roi de Naples, et fut un des guerriers qui contribuèrent le plus à la conquête de la Sicile. Mort en 1276. f^ervin».
545. Vervins ( Jacques de Gouci , sire de ) , s'était fait lumneur par la défense de Landrecies , dont , à la vérité, la principale gloire est due au capitaine Lalande. Mais il eut le malheur d'avoir k soutenir le siège de Boulogne contre les Anglais , et le tort de capituler contre l'avis de la garnison et des habitans. Il ne fut point recherché 9 tant que vécut François I.*^ , auprès de qui le maréchal de Biez « son beau-père , était en faveur. Accusé de trahison sous le règne suivant , il fut condamné à perdre la tête ; et il aima mieux , dit de Thou , s'accuser de lâcheté en mourant , que de confesser le crime dont il était déclaré coupable. Le jugement avait été rendu par des commissaires. Sa fa ^ mille profita de cette circonstance ^ pour faire réhabiliter sa mémoire par le parlement de Paris en 1675. Mais qu'est^eque L'arrêt le plus solennel , quand l'inexorable histoire ne le confirme pas ? Mort en i549*
Vervins.
546. Vicaire ( Antoine ) , professeur émérite d'éloquence et ancien recteur de l'université de Paris »
a laissé une preuve de son érudition et do son goût ,
dans un ouvrage qui a pour titre Plan de CEnéïde de Virgile. 11 a aussi laissé inédit un travail $ur Quintilien, à la bonté duquel rend hommage le savant Dus* sault y dans la préface de son édition du Philologue latin. Né en 1710; mort en 1795« Fontain&'lès-Clercs.
547* ViEFViLLE des Essarts (Jean-Louis, baron de)» exerçait 9 à Guise , les fonctions de procureur du Roi aux eaux et forêts , et de subdélégué de Tlntendance , lorsr qu'il fut député à FAssemblée constituante. Il y prit part aux travaux du comité féodal , et il traita différentes matières avec savoir et talent. On a de lui des opinions sur la gabelle , sur Taffranchissement progressif des Nègres » et l'adoucissement actuel de leur sort ; sur le pouvoir judiciaire , sur la propriété des biens du clergé , sur l'organisation de la marine , etc. Après l'événement de Varennes , il fut le premier qui » dans un écrit distribué à tous se» collègues » réclama le respect des principes constitutionnels , la liberté de la famille royale , et le maintien des droits du monarque. Rentre-t-il ensuite dans la vie privée ? la sagesse et le courage ne l'y abondonnent pas. Du fond de sa province f il élève la vaix en faveur de l'infortuné Louis XVI; et dans une pétitition adressée » dès le 10 décembre 1793 9 au président de la Convention , il établit l'incompétence du jugement qui se prépare : il prédit quelle tache éternelle doit en rejaillir sur ceux qui oseront le rendre. Il n'y eut plus de sûreté pour lui, quand le règtie de la terreur arriva. Il fut arrêté , incarcéré , traduit même au tribunal révolutionnaire. A la vérité c'était un autre individu qu'on appelait au supplice.
HISTORIQUE. SgS
Mais qu'importait alors une méprise ? Tous les captifs n'éiaient^ls pas coupables ? et TaiTreux tribunal lâchaitil jamais sa proie? Cette fois pourtant (et le trait est peut-être unique) l'éYidence du quiproquo suspendit l'inévitable arrêt. Vieffrille fut replongé dans sa prison; et il y attendait chaque jour que la fatale charrette vint Vj reprendre , quand le g thermidor fit tomber ses fers. Il fut depuis conservateur des forêts nationales ; et il présida pendant douze années le conseil général du Département. Né en 1744^ niort en 1820. Malzy.
548* YiERZT ( Josselin de ) » évêque de Soissons. Aussi distingué dans l'état que dans l'église , il partagea, avecSuger, son ami, la confiance de Louis-le-Jeune et le gouvernement du Royaume. La ville de Soissons lui a l'obligation particulière d'avoir concouru, en ii3i , à l'établissement de sa commune. Mort en 1 152. Vierzy.
549* ViLLARs ( Juliette-Hyppolite d'Estrées t épouse de Georges de Brancas , duc de ) , et sœur cadette de Gabrielle , a trouvé place à côté d'elle dans l'histoire. La nature , si libérale envers son aînée , l'avait assez bien pourvue ejlle-même , pour que le cœur du tendre et volage Henri se laissât prendre aussi à ses charmes. Elle finit par tomber dans la disgrâce de ce prince , et fut exilée en i6o3 , parce que, liguant sa jalousie avec celle de la Reine , elle avait entrepris de le détacher de la marquise de Verneuil. Cœuvres^
â5o. Vivent (S.), le plus ancien des Laonnoisdont le nom se soit conservé , et l'un des quatre archevêques
5g6 GALERIE
que Laon a donnés à la métropole de Reims , se faisait distinguer , dans Rome , par sa piété et sa science, quand le siège de Reims vint à vaquer. Il y fut nommé par le pape S. 'Syrice. Il gouverna sagement , pendant cinq années , le plus grand diocèse de la Gaule , et mérita par ses vertus d'être inscrit sur la liste des bi^iheureux. Mort en Sgo. Laon,
55 1. Vrevin (Louis), lieutenant-général au bailliage de Ghauny , historien de cette ville , commentateur de sa coutume , et auteur d'observations sur le code Henri. Le vœu de ses concitoyens l'avait invité solennellement à ne pas abandonner l'office qu'il avait hérité de son père. Un brevet de conseiller d'état fut la récompense de la manière distinguée dont il l'exerça. 11 vivait dans le dix-septième siècle. Chauny*
552. Yrevin (Félix de) , de la même famille que le précédent » était chanoine de là cathédrale de Laon , vicaire-général , officiai et grand archidiacre du diocèse, et membre de l'assemblée provinciale du Soissonnais. J'ai dit ailleurs que , peu d'années avant la révolution , il se fit à Laon trois choses d'une grande utilité locale ; la translation du collège dans Pabbaye de Saint-Jean , l'adoucissement des côtes par lesquelles on monte à la ville , et la construction d'un corps de casernes. Ces trois choses » c'est l'abbé de Yrevin qui en conçut l'idée: c'est lui qui inspira aux habitans l'espoir de les obtenir: c'est lui qui eut l'art d'y intéresser les personnages puissans » au crédit desquels on en dut la réussite. Il se plut aussi à partager les travaux de l'assemblée d'élec-
lion de Laon qui fit quelque bien. Je dois le dire , au risque de me répéter : l'homme qui rendit de tels services , est digne d'un souvenir honorable , au moins autant sans doute que l'ingénieux auteur de quelque livre amusant ? L'abbé de Yrevin joignait les vertus de son état au zèle du citoyen ; et il fut le père plutôt que l'atné d'une famille nombreuse et peu favorisée de la fortune. Né en 1 746 ; mort en 1814. Les Autels*
553. Watable ( François ) , curé de Brumetz , a été , en France , le principal restaurateur de la langue hébraïque : il la professait au collège de France. Il est conqu par sa fameuse bible et par ses notes sur TEcriture sainte^ Mort en i547* Brumetz.
554* WiARD (François) fut un des six fondateurs de la congrégation et du séminaire de Saint-Nicolasdu-Chardonnet y eï il en devint le second supérieur. I! avait débuté par réunir à Marie quelques ecclésiastiques du diocèse de Laon , à qui il avait inspiré le goût de la vie commune. Il mourut à l'âge de soixantecinq ans , en 1661. Laon.
555. WiTAssE (Charles) , professeur royal en théologie , auteur de plusieurs ouvrages théologiques , s'était acquis une telle réputation , que le parlement de Paris l'invita h faire V Examen de l'édition des conciles du P. Hardouin. La maison des prêtres de Saint- François de Sales lui devait son établissement. Né en 1660; mort en 1716. Chauny*
SqS ualerie
556. Yves y dit le Scholastique. Le surnom , par lequel on le distingue , est un hommage rendu par ses contemporains à la profondeur de son savoir. II cultiva aussi la poésie et composa des hymnes en l'honneur de plusieurs Saints. Mort en iiio. Saint-Quentin.
557. ZiNGONi (Jean-Baptiste), compositeur distingué et maître de chapelle du prince d'Orange , dernier stathouder, était élève du conservatoire de Naples, oii il reçut les leçons du célèbre Léo. C'est Zingoni , encore enfant , qui , avec un autre élève du même âge , chanta le premier le Stabat de Pergolèse , au lit de mort de ce grand artiste. Il eut , déjà fort vieux , l'occasion de faire admirer son talent dans le pays où il avait choisi sa retraite , et qu'il habita les trente dernières années de sa vie. Il composa la messe qui fut chantée , dans la cathédrale de Laon , en 1789 , pour la dédicace d'un nouvel autel. Ce fut alors que la magnifique voix de Legros s'y fit entendre pour la dernière fois. Zingoni mourut en 1811 , à l'âge de quatre-vingt-onze ans.
* Colligts^